BAILLARGEON, Normand

Normand Baillargeon a enseigné les fondements de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal pendant 25 ans. Il est l’auteur, le traducteur ou l’éditeur d’une cinquantaine d’ouvrages, parmi lesquels ses Propos sur l’éducation qui sont parus chez M Éditeur. Il a en outre dirigé chez le même éditeur les ouvrages collectifs Mutations de l’univers médiatique, L’assaut contre les retraites, La santé malade de l’austérité et l’anthologie Anarchisme et éducation (tome 1 – 1793-1918).

L’arche de Socrate. Petit bestiaire philosophique

De l’âne de Buridan au zèbre de Drestke, en passant par le cochon de John Stuart Mill et la chauve-souris de Thomas Nagel, les animaux surgissent depuis toujours dans la pensée et les écrits des philosophes et des économistes comme dans ceux des écrivaines, des fabulistes et des poètes.

Normand Baillargeon, auteur du Petit cours d’autodéfense intellectuelle, entreprend ici un premier repérage de la présence animale dans l’univers philosophique. On y découvre comment, tout au long de l’histoire des idées, des animaux ont servi de support ou d’inspiration à bon nombre de questions philosophiques sur la nature humaine, les droits des animaux, le déterminisme ou encore la mécanique quantique. Il fait état des discussions sur l’immémoriale question du statut ontologique de l’animal et de la place qu’il occupe dans sa relation avec l’être humain, depuis ce naturalisme reconnaissant que l’humain est un animal, jusqu’au végétarisme interdisantde consommer des animaux. Ces graves et profondes questions n’ont cessé d’être débattues dans l’histoire des idées.

Normand Baillargeon a assemblé une petite « méningerie » avec l’espoir qu’en la parcourant, il serait possible de distinguer, de manière accessible et ludique, quelques enjeux et problèmes philosophiques importants. Il espère avoir atteint ce modeste objectif sans qu’aucun animal n’ait été maltraité dans l’écriture de ce livre et que chacun de ceux qui sont évoqués ici ait reçu tout le respect qui lui est dû.

  • Parution : mai 2018
  • Prix : 19,95 $
  • Pages : 208
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-86-9
La santé malade de l’austérité

Sauver le système public… et des vies !

L’état dans lequel se trouve notre système de santé, sa survie même, figure depuis des années au sommet des préoccupations des Québécoises. Et pour cause ! Ce système public universel est l’un de nos plus précieux acquis collectifs, et chacune peut constater à quel point il est mis à mal, deviner à qui profite et à qui profitera son démantèlement et pressentir de quelle façon les citoyenNEs en souffriront.

Par-delà le tumulte de l’actualité, ce livre donne la parole à des intervenantEs que l’on entend plus rarement sur ces questions d’une importance capitale. Ces personnes engagées dans la défense du caractère public du système de santé nous invitent d’abord à prendre cet indispensable recul historique qui permet, en nous rappelant comment et pourquoi notre système de santé a été mis sur pieds, de mieux comprendre ce qui se joue aujourd’hui autour de sa survie.

Elles nous invitent ensuite à comprendre et à mesurer l’importance ainsi que le danger que présente le changement de paradigme en cours qui pousse vers la privatisation des soins de santé. Elles nous invitent encore et surtout à comprendre que des solutions existent qui permettent de résister à ce changement de paradigme et de préserver notre système de santé.

Leur mise en œuvre passe immanquablement par la mobilisation et le combat politique : c’est à cela que ce livre vous convie.

Avec les contributions de Nancy Bédard, Jacques Benoit, René Charest, Carolle Dubé, Jeanne Émard, Jean-Claude Germain, Marie-Claude Goulet, Guillaume Hébert, Lise Larocque et Isabelle Leblanc, ce livre est publié sous la direction de Normand Baillargeon.

  • Parution : novembre 2017
  • Prix : 16,95 $ | PDF : 12,99 $
  • 152 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-80-7
Anarchisme et éducation

Anthologie – Tome 1 – 1793-1918

De manière remarquablement constante, la question de l’éducation a été une préoccupation majeure du mouvement anarchiste tout au long de son histoire. Malheureusement, cet héritage demeure en général méconnu, si ce n’est ignoré. Une des ambitions de cette anthologie, qui réunit des textes importants de penseurs et de praticiens anarchistes d’horizons divers, est précisément de nous permettre de redécouvrir la riche tradition dans le domaine de l’éducation de ce courant politico-philosophique.

Qu’est-ce que l’éducation ? Sur quels plans et pour quelles raisons l’éducation, telle que généralement pratiquée, est-elle déficiente ? Comment devrait-on s’y prendre pour former des êtres libres ? À ces questions et à de nombreuses autres semblables, des théoriciens ont tenté de répondre, tandis que des praticiens anarchistes se sont efforcés de mettre en œuvre leur idéal d’une éducation réellement émancipatrice.

La présente anthologie, qui comprend deux tomes, réunit les principaux écrits consacrés à l’éducation de ces théoriciens et praticiens anarchistes, des écrits trop peu connus et souvent difficilement accessibles. On retrouve dans ce premier tome, qui couvre les années 1793 à 1918, des textes de Michel Bakounine, Sébastien Faure, Francesco Ferrer, William Godwin, Pierre Kropotkine, Fernand Pelloutier, Pierre-Joseph Proudhon, Paul Robin et Max Stirner.

Ils mettent en lumière une riche et toujours inspirante tradition de pensée, de militantisme et de réalisations concrètes.

  • Parution : octobre 2016
  • Prix : 34,95 $ | 30 € | PDF : 26,99 $
  • 368 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-56-2
Propos sur l'éducation, couverture
Propos sur l’éducation

Essais, portraits, chroniques, aveux, convictions, espérances…

La philosophie de l’éducation occupe une place trop restreinte dans les départements de l’éducation et de la formation des maîtres.
La pensée critique doit être au cœur du projet éducatif.

Les résultats de la recherche scientifique mettent à mal non seulement les « légendes pédagogiques », mais aussi toute réforme de l’éducation qui n’est pas fondées sur ses résultats probants.

Pendant plus d’un quart de siècle, l’essayiste et philosophe de l’éducation, Normand Baillargeon, a été professeur en sciences de l’éducation à l’UQAM. Dans ce livre, il défend, entre autres, les convictions suivantes : 1° la recherche solide et pertinente doit sérieusement être examinée ; 2° la formation des maîtres est l’une des clés de toute réussite en éducation. La nôtre est souvent pathétique ; 3° toute réforme à grande échelle devrait non seulement être fondée sur des données probantes, mais aussi être testée à petite échelle avant d’être implantée.

  • Parution : avril 2016
  • Prix : 24,95 $ ; 24 € | PDF 18,99 $
  • Pages : 264
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • ISBN : 978-2-924327-42-5
L'assaut contre les retraités - couverture
L’assaut contre les retraites

Discours catastrophistes, réformes réactionnaires et droit à une retraite décente

L’âge officiel de la retraite au Canada passera graduellement de 65 à 67 ans. Annoncée en 2012 par le gouvernement fédéral, cette décision fera surtout mal aux personnes qui n’ont rien d’autre que les régimes de rentes gouvernementaux. Elle s’en prend aux gens qui, souvent, ont exercé des métiers difficiles ou ingrats ou qui ont dû travailler sans bénéficier d’avantages sociaux, souvent dans des emplois précaires ou « autonomes ». Elle n’est pourtant qu’un nouvel épisode de l’assaut contre les régimes de retraite lancé depuis plusieurs années et qui s’est accéléré dernièrement au Québec avec l’adoption de la loi du gouvernement libéral réformant les régimes de retraite des employées des municipalités.

Sous prétexte d’assainissement des finances publiques et de « choc démographique », les gouvernements allongent la durée des cotisations, exigent que l’on travaille plus longtemps pour percevoir des pensions réduites et proposent que les individus soient responsables d’épargner suffisamment pour financer leur retraite.  Derrière l’invocation du « choc » démographique, des « lois » intangibles de l’économie ou même de l’« équité », il y a donc une volonté de faire éclater la solidarité intergénérationnelle pour instaurer une société conçue comme un ensemble d’individus économisant pour leur retraite et soumettant leur épargne aux aléas des marchés financiers.

Dans le cadre de la crise systémique du capitalisme, de la marchandisation de la vie et des remises en cause des protections sociales, les régimes de retraite ont certes subi, au Canada comme au Québec, plusieurs réformes réactionnaires consé­­cutives, mais elles ont aussi suscité des luttes, des rassemblements de protestation et même l’avancée de propositions alternatives riches de promesses.

Les auteures de ce livre dirigé par Normand Baillargeon – Corinne Béguerie, Jean Carette, la Coalition pour les régimes de retraite à prestations déterminées, Frédéric Hanin, Marie Leahey, Michel Lizée, Ianik Marcil, Jean-Jacques Pelletier et Ruth Rose –, qui ne se bornent pas à critiquer le projet néolibéral, dégagent les principes fondamentaux et les modalités de financement d’un système de retraite juste, démocratique et décent en présentant un certain nombre de solutions pour assurer le mieux-être collectif.

168 pages
Prix : 16,95 $ | 14,40 € | PDF 12,99 $ |
Formats : 14,6 x 21,95 cm
avril 2015
ISBN 978-2-924327-28-9

Mutations de l'univers médiatique - couverture
Mutations de l’univers médiatique

Médias traditionnels et nouveaux

Sous l’impact des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), mais aussi des restructurations qui, depuis une vingtaine d’années, bouleversent le monde des médias de masse, on assiste en ce moment à de profondes mutations des entreprises. Les jours des journaux traditionnels sont-ils comptés ? Quelles revues et quels magazines survivront à cette grande transformation ? Sous quelle forme ? Que seront la télévision et la radio dans dix ans ? Quel rôle, par exemple, à travers les blogues ou les forums de discussion, peuvent jouer les citoyennes dans la mise à jour, dans la diffusion et dans l’analyse de l’information ? Comment le journalisme-citoyen en plein développement influence-t-il celui des médias de masse ? Avec les NTIC et les formidables possibilités qu’elles ouvrent, assiste-t-on, comme on le suggère parfois, à l’émergence d’un salutaire contre-pouvoir citoyen au quatrième pouvoir ? À quelles conditions la contribution citoyenne peut-elle être positive ? Quels éventuels dangers, le cas échéant, fait-elle courir à la qualité de l’information rendue accessible ?

Il est difficile de répondre à ces questions et à d’innombrables autres que les mutations en cours soulèvent. Il est, de même, difficile de prévoir l’issue de cet épisode de destruction créatrice que nous traversons. Par ailleurs, il est certain que les enjeux soulevés sont d’une formidable importance, tout particulièrement sur le plan politique, puisqu’ils concernent le rôle des médias et l’accès à l’information dans le cadre de ce que le philosophe John Dewey nommait la conversation démocratique.

Pour réfléchir à ces questions et à ces enjeux, des personnalités – Stéphane Baillargeon, Florent Daudens, Philippe de Grosbois, Chantal Francoeur, Anne Goldenberg, Isabelle Gusse, Simon Jodoin ainsi que le groupe Guet des activités paralogiques, propagandistes et antidémocratiques – analysent certaines des muta­tions en cours et l’éminent journaliste Marc Laurendau réagit à leurs propos.

En donnant à entendre les points de vue de journalistes, d’universitaires et de militantEs, cet ouvrage met à jour une complexité parfois insoupçonnée des questions soulevées et convie l’ensemble de la société civile à une réflexion devenue aussi cruciale qu’incontournable.

Ouvrage dirigé par Normand Baillargeon.

Postface de Marc Laurendeau.

  • 152 pages
  • Prix : 15,95 $ | 14,40 € | PDF 11,99 $ |
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Avril 2014
  • ISBN 978-2-923986-97-5