CHIBBER, Vivek

Vivek Chibber est professeur de sociologie à la New York University. Il a, entre autres, publié Postcolonial Theory and the Specter of Capital (Verso, 2013) et codirigé The Debate on Postcolonial Theory and the Specter of Capital (Verso, 2016).

Quelle stratégie ? - couverture
Quelle stratégie ?

Résurgence des mouvements sociaux, combativité et politique

La crise économique mondiale provoque des résistances, des luttes, des grèves et même des soulèvements. De nouveaux mouvements comme ceux des Indignées et des Occupons ont fait leur apparition, mais il y a une désynchronisation des luttes sociales et politiques. De nouvelles formes d’organisation apparaissent, mais elles sont instables, voire éphémères. Plus encore, il n’y a jamais eu en même temps une crise aussi profonde et globale du système capitaliste et un mouvement ouvrier aussi faible.

Pourtant, les luttes contre les plans d’austérité se multiplient. Les journées de grèves générales se sont succédé en Grèce, au Portugal et en Espagne. Au Québec, en Grande-Bretagne, au Chili, en Italie et ailleurs, les manifestations étudiantes ont montré le fort degré d’explosivité des luttes sociales. L’indignation s’est répandue comme une traînée de poudre pour dénoncer l’oligarchie (le 1 %) et les inégalités sociales.

Au cœur des mouvements sociaux, il y a la lutte contre les privatisations et la marchandisation des services publics, de l’éducation, etc. Il y a aussi la résistance à la baisse du niveau de vie, aux délocalisations, à la précarité et au chômage. L’accumulation de ces expériences, le degré de combinaison entre la crise sociale, la crise poli­tique et le niveau d’auto-organisation peuvent constituer des points tournants. Néanmoins, les luttes, même les plus massives, ne débouchent pas actuellement sur des reculs des classes dominantes. Même si, en réaction aux attaques des classes dominantes et des gouvernements, le rythme des luttes connaît une croissance, on ne voit pas encore de dynamique politique suffisamment puissante pour inverser les décennies de contre-réformes libérales et créer les bases d’une contre-offensive générale en faveur des exploitées et des opprimées.

Or, la résurgence des mouvements sociaux remet à l’ordre du jour la question de la stratégie à développer par la gauche anticapitaliste. Quels sont ses défis à la fois politiques et intellectuels ? Ce livre propose un tour d’horizon, du syndicalisme au féminisme, en passant par les coalitions politiques de la gauche radicale.

Aristides Baltas, Johanna Brenner, Barbara Epstein, Sam Gindin, Nancy Holmstrom, Michael A. Lebowitz, Michalis Spourdalakis, Susan Spronk et Eli Zarestsky collaborent à cet ouvrage coordonné par Leo Panitch, Greg Albo et Vivek Chibber.

Préface à l’édition française par Richard Poulin, « Désynchronisation des luttes sociales et politiques ».

Traduit de l’anglais par T. Drapeau, T. Chiasson-LeBel et R. Poulin

  • 208 pages
  • Prix : 21,95 $ | 22 € | PDF 16,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Octobre 2013
  • ISBN 978-2-923986-84-5
La crise et la gauche - couverture
La crise et la gauche

Conséquences sociales et politiques de la crise financière mondiale

Quatre ans après l’effondrement financier de 2007-2008, la crise est devenue la règle pour des centaines de millions de personnes. Non seulement les emplois sont difficiles à trouver, ils ne parviennent même plus à fournir un revenu décent et un filet de sécurité aux salariées. Au chômage important s’ajoute le « précariat », lequel concerne un segment croissant de la population active qui est obligée d’accepter des emplois temporaires à bas salaires et sans avantages sociaux. Les conditions qui, auparavant, étaient associées au secteur informel des pays dits en développement sont en train de devenir universelles.

Pendant ce temps, on discute dans les médias de la reprise économique. Il est vrai que les banques ont beaucoup de liquidités, les profits dans le secteur manufacturier sont à la hausse et le marché boursier a rebondi. Toutefois, alors que les profits croissent à nouveau, les signes d’un nouveau cycle d’accumulation de capital sont difficiles à repérer. Il n’est pas donc pas surprenant, dans ces conditions, que chaque mauvaise petite nouvelle crée une panique temporaire dans les marchés.

Si les crises économiques créent des occasions favorables aux changements sociaux, jusqu’à présent, ce sont les classes dominantes qui en ont profité, non la gauche et les mouvements sociaux. Entre autres, parce que l’offensive contre les salariées ne vient pas seulement de la droite : au pouvoir, les partis sociaux-démocrates adoptent des politiques d’austérité et lorsqu’ils sont dans l’opposition, ils prennent leur distance avec les mobilisations contre les plans d’austérité.

Ce livre analyse ces problèmes, non seulement sur le plan régional – de l’Amérique latine au Moyen-Orient, de la Chine à l’Europe et à l’Amérique du Nord –, mais aussi sur celui des conséquences sur la ville ou dans l’industrie automobile, en mettant en évidence les nouvelles stratégies d’accumulation, lesquelles se nourrissent à la fois de la crise du secteur public et de celle du climat, ce qui pave la voie à une nouvelle ère d’austérité draconienne.

Nicole Aschoff, Adam Hanieh, David Harvey, Michel Husson, Ho-fung Hung, Claudio Katz, Larry Lohmann et David McNally collaborent à cet ouvrage coordonné par Leo Panitch, Greg Albo et  Vivek Chibber.

L’annuaire socialiste

Traduit de l’anglais par T. Drapeau, R. Bacha, P. Beaudet, T. Chiasson-Lebel.

  • 208 pages
  • Prix : 21,95 $ | 22 € | PDF 16,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-51-7