DEVEAULT, Audrey

Audrey Deveault détient une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches, empruntant aux études féministes et à la Critical Race Theory, portent notamment sur l’autrice Jamaica Kincaid, la blanchité et la notion de bonheur. Elle collabore régulièrement au magazine l’Artichaut.

LA MORT, questions de transmission

Tome 1 – perspectives culturelles

Les personnes décédées demeurent-elles aux côtés des vivant·es ? Si oui, comment ? Comment la voix des mort·es est-elle transmise par-delà leur trépas ? Comment attribuons-nous le droit et le devoir de parler au nom d’un·e défunt·e ou de se taire ? Pour espérer répondre à ces questions, il nous faut autant nous attarder sur la manière dont les nouvelles technologies influencent et modifient notre rapport à la mort que sur ce que peuvent nous enseigner les écrits du passé.

Entendons-nous les voix des mort·es ? Affrontons-nous une crise de la transmission ?

Depuis la fin du 19e siècle, philosophes, sociologues et politologues ne cessent de professer l’existence d’une telle crise qui aurait été engendrée par l’entrée dans la modernité. Le progrès de la technique aurait alors créé de nouvelles modalités de transmission imparfaites et fragmentées de l’expérience humaine. Qu’en est-il vraiment ?

Le tome I de La mort, questions de transmission s’interroge sur les modalités de transmission de la voix des mort·es au 21e siècle dans une perspective culturelle. Les personnes décédées demeurent-elles aux côtés des vivant·es ? Si oui, comment ? Comment la voix des mort·es est-elle transmise par-delà leur trépas ? Comment attribuons-nous le droit et le devoir de parler au nom d’un·e défunt·e ou de se taire ? Pour espérer répondre à ces questions, il faut autant s’attarder sur la manière dont les nouvelles technologies influencent et modifient le rapport à la mort que sur ce que peuvent enseigner les écrits du passé.

D’une légende des Îles-de-la-Madeleine, symptôme d’un passé refoulé, aux fantômes comme reliques de la surproduction culturelle et matérielle des sociétés, du vieillissement de personnes atteintes d’Alzheimer et de maladies apparentées au rap qui utilise la mort de façon ludique en passant par l’examen des rouages colonialistes et racistes des filles qui ont disparu et été assassinées, ce livre ouvre des horizons sur la mémoire, laquelle est au cœur de la transmission entre la vie et la mort.

Amine Baouche, Jennifer Bélanger, Karine Bellerive, Léandre Boucher Paré, Fanie Demeule, Kevin Lambert, Alex Ann Monzerol, Faye Mullen, Paola Ouedraogo et Camille Potvin collaborent à cet ouvrage codirigé par Audrey Deveault et Michaël Lessard.

  • Parution : octobre 2021
  • Prix : 19,95 $
  • Pages : 184
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-33-4
LA MORT, questions de transmission

Tome 2 – perspectives sociales

L’expérience de la mort se transforme en Occident. Au cours du 20e siècle, au Québec comme ailleurs, la façon dont la mort est vécue a changé : on ne meurt plus à la maison, mais à l’hôpital ; on est de moins en moins embaumé et enterré, mais surtout incinéré ; la mort s’avère de plus en plus un choix de la personne qui se meurt ; et les rites funéraires traditionnels perdent leur sens dans le contexte du déclin religieux. Comment ces changements affectent-ils la transmission des récits de soi entre les générations ?

À partir de ces constats, dans ce deuxième volet sur la mort et les questions de transmission, plusieurs pistes sont explorées : que confient les mourant·es à une intervenante en soins spirituels ? Le droit au secret existe-il toujour pour les mort·es ? Pourquoi a-t-on adopté des notions comme celles de mort cérébrale et de mort cardiaque pour identifier la frontière entre la vie et la mort pour permettre le don d’organes ? Dans le vaudou haïtien, puisque l’on craint les mort·es, il y a nécessité de communication entre les vivant·es et les décédé·es au moyen de cérémonies ritualisées. Peut-on demeurer en contact avec les personnes décédées avec qui nous partageons un espace virtuel sur les réseaux sociaux ? Comment l’aide médicale à mourir informe-t-elle sur nos conceptions de la dignité et d’une vie qui mérite d’être vécue ? Enfin, comment notre valeur d’égalité nous permet-elle de porter un regard nouveau sur l’histoire pour inclure une pluralité de voix de personnes décédées ?

Alors que la mort se rappelle à nous quotidiennement dans l’espace public, les morts, elles, surviennent derrière des portes closes, ce qui transforme les questions de transmission de l’expérience humaine, lesquelles sont profondément altérées sous l’influence des nouvelles technologies : elles modifient notre rapport à la mort.

Thomas Blouin, Anne-Marie David, Laura Gagnon, Alexis Hudon, Elisanne Pellerin, Sonia Trépanier, Amélie Villeneuve et Élise Warren colla­borent à cet ouvrage codirigé par Audrey Deveault et Michaël Lessard.

  • Parution : octobre 2021
  • Prix : 17,95 $
  • Pages : 138
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-34-1