GILL, Louis

Économiste, syndicaliste et essayiste, Louis Gill est l’auteur d’ouvrages sur l’économie, le marxisme, le syndicalisme, la politique, l’histoire et l’art.

Autopsie d'un mythe - couverture
Autopsie d’un mythe

Réflexions sur la pensée politique de Jean-Marc Piotte

« Je suis donc un marxiste “révisionniste”. […] Je ne veux pas condamner le marché. Ce serait trop facile. […] À moins de se réfugier dans un refus de principe la voie à suivre est réformiste. […] La démocratie directe est le meilleur instrument de lutte, mais elle doit servir à renforcer la démocratie représentative. » Jean-Marc-Piotte, Démocratie des urnes et démocratie de la rue.

Membre fondateur de la revue politique et culturelle Parti pris (1963-1968), qui se réclamait de l’indépendance du Québec, du socialisme et de la laïcité, Jean-Marc Piotte a, dans les années 1970, émis nombre d’opinions sur le syndicalisme (s’appropriant même la paternité du « syndicalisme de combat »), le socialisme et le marxisme (essais sur Gramsci et Lénine). Depuis cette époque, il est auréolé d’une image de « pape de la gauche », voire de « père du marxisme au Québec ».

Parce qu’il estime que cette image est un mythe, Louis Gill entreprend d’en faire l’autopsie. Il procède à une analyse minutieuse de l’évolution de la pensée politique de Piotte à partir de ses principaux écrits sur le syndicalisme, le partenariat social, le socialisme, l’indépendance du Québec, la laïcité et l’identité. Il signale qu’au fil des ans, Piotte a successivement tourné le dos au socialisme et à l’indépendance du Québec et que, désormais, il se satisfait d’un utopique capitalisme civilisé ou à visage humain dans le cadre de l’antidémocratique fédéralisme canadien.

L’auteur porte également un jugement sévère sur l’adhésion au marxisme dont Piotte a continué à se réclamer au cours des décennies, alors qu’un fossé sans cesse croissant, soutient-il, s’est creusé entre ce qu’il professe et le matérialisme historique. Comment Piotte peut-il lui-même continuer à se présenter comme marxiste, même en qualifiant ce « marxisme » de révisionniste, comme il prend désormais la précaution de le faire ? « Sans doute mesure-t-il lui-même l’ampleur du choc qui serait porté à son image par l’effondrement de ce mythe », conclut Louis Gill.

  • 144 pages
    Prix : 16,95 $ | PDF 12,99 $
    Formats : 14,6 x 21,95 cm
    mars 2015
    ISBN : 978-2-924327-20-3
Le capitalisme au Canada et la révolution Harper - couverture
Le capitalisme au Canada et la révolution Harper

Le Ca­nada subit une vé­ri­table « ré­vo­­lu­tion de droite » menée par le gouver­nement conservateur de Stephen Harper qui, contre l’État-providence, cherche à démanteler les programmes sociaux et à affaiblir la classe travailleuse.

Selon l’économiste Pierre Beaulne, au cours des trente ans de néolibéralisme, le capital canadien a connu une période faste en s’appropriant une portion accrue des richesses produites. Il s’est redéployé dans l’espace canadien et à l’étranger en se concentrant sur les industries de la finance ainsi que sur celles des ressources énergétiques et minières. Profitant de la mondialisation et tirant parti des paradis fiscaux, tout en contribuant à leur mise en place, ce capital a pris une expansion considérable sur la scène internationale.

Brossant un tableau des politiques économiques du gouvernement Harper à la suite de la crise financière mondiale de 2008, l’économiste Louis Gill montre comment cette crise a été « instrumentalisée » pour accélérer le virage à droite au Canada.

La période faste du capitalisme canadien s’explique entre autres par le recul du mouvement syndical mis à mal par des attaques répétées et souvent victorieuses de la classe dominante. Cette situation se développait depuis plus de deux décennies, mais elle s’est récemment accélérée avec les conservateurs au pouvoir. Ce que mettent en évidence le politologue Serge Denis et, en ce qui concerne l’assurance-chômage, l’économiste Sylvie Morel. 

Derrière la façade d’un pouvoir démocratique se dessine le tableau inquiétant d’un tout autre régime : un gouvernement autoritaire qui cultive le secret et qui est prêt à tout pour enrichir encore plus l’oligarchie canadienne.

Introduction de Pierre Beaudet.

  • 136 pages
  • Prix : 12,95 $ | 12 € | PDF 9,99 $ |
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Septembre 2014
  • ISBN 978-2-924327-06-7
Art politique révolution - couverture
Art, politique, révolution

Manifestes pour l’indépendance de l’art – Borduas, Pellan, Dada, Breton, Rivera, Trotsky

Quels sont les liens entre l’indépendance de l’art, la politique et la révolution ? Louis Gill les explore à partir des différents manifestes qui ont fait leur marque et influencé leur époque, dont Refus global (1948), écrit politique fondateur du Québec moderne, rédigé par Paul-Émile Borduas, et Prisme d’yeux (1948), signé par un groupe d’artistes animés par Alfred Pellan.

Les manifestes québécois pour un art indépendant ne tombaient pas du ciel pour seule cause de Grande Noirceur. Ils ont été précédés par ceux du dadaïsme (1916-1922) et du surréalisme (1924 et 1930), par Pour un art révolutionnaire indépendant (1938) et par Rupture inaugurale (1947), qui a influencé la facture définitive de Refus global. À travers ces manifestes, Louis Gill montre comment la recherche de la libération de l’esprit comme fin en soi a fait place à la conviction de la nécessité d’une révo­lution de la société, comme condition de la liberté de la création artistique et de l’activité intellectuelle en général. Des activités qui ne sauraient être soumises au pouvoir étatique, comme en témoignent ces négations de l’art qu’ont été le « réalisme socialiste » stalinien et l’« art héroïque » hitlérien. L’art engagé n’est un art authen­tique que s’il est indépendant et libre de toute tutelle.

« L’indépendance de l’art pour la révolution. La révolution pour la libération définitive de l’art ! » (Pour un art révolutionnaire indé­pendant), n’est-ce pas là une idée-force toujours d’actualité ?

  • 144 pages
  • Prix : 13,95 $ | 13 € | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Janvier 2012
  • ISBN 978-2-923986-21-0
La crise financière et monétaire mondiale - couverture
La crise financière et monétaire mondiale

Endettement, spéculation, austérité

En réaction à la crise financière, les gouvernements ont mis en œuvre des programmes de relance économique et des mesures de sauvetage d’établissements financiers et de grandes entreprises industrielles. Cela a gonflé leurs dépenses, alors que leurs recettes étaient diminuées par leurs politiques de réduction des impôts des plus riches et des entreprises. Un fort accroissement de l’endettement public en a résulté, ce qui a acculé des pays à une crise de la dette souveraine et menacé les banques créancières.

À peine sauvés de la faillite par les États, de grands établissements financiers ont spéculé contre certains d’entre eux, aggravant le poids du financement de leur dette et les menaçant de défaut de paiement. Des plans d’austérité draconiens ont été adoptés par de nombreux gouvernements pour « rassurer les marchés ». Les services publics de santé et d’éducation sont sous attaque. Les pensions de retraite sont dévalorisées. Le chômage atteint des sommets, le pouvoir d’achat est en baisse. La vaste majorité de la population se voit contrainte de payer la note d’une gestion financière spéculative profitant à une infime minorité. L’enjeu : quelle riposte envisager ?

Ce livre propose une analyse accessible et éclairante des rouages de l’économie financière.

2e édition actualisée, revue et augmentée

  • 172 pages
  • Prix : 12,95 $ | 12 € | PDF 9,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Septembre 2011 ; janvier 2012
  • ISBN 978-2-923986-24-1