L'âge économique, couverture

L’âge économique

L’économie occupe une place démesurée dans les sociétés d’aujourd’hui.

Tout ce qui existe est jaugé à l’aune des chiffres, de la rentabilité, de la rationalité économique. Valeur désormais suprême, le commerce intègre des domaines qui auparavant lui échappaient en grande partie: les arts, la vie intime, l’amitié, les émotions et les idées.

Plus l’État laisse au marché ses fonctions régaliennes, plus la redistribution de la richesse passe par des fondations privées dites charitables, ce qui donne d’importants avantages fiscaux, tout en favorisant une générosité narcissique.

De façon paradoxale, ce qui a causé la puissance de l’âge économique pourrait aussi provoquer sa perte. Le grand mal de notre époque est son incapacité de se reconnaître des limites : l’âge économique poursuit ses avancées comme une marche sans fin, sans tenir compte de la finitude de notre monde.

  • Parution : avril 2016
  • Prix : 19,95 $ | PDF 14,99 $
  • Pages : 192
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • ISBN : 978-2-924327-48-7

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Prologue
Renaud-Bray
Europe: Librairie du Québec

Propos sur l'éducation, couverture

Propos sur l’éducation

Essais, portraits, chroniques, aveux, convictions, espérances…

La philosophie de l’éducation occupe une place trop restreinte dans les départements de l’éducation et de la formation des maîtres.
La pensée critique doit être au cœur du projet éducatif.

Les résultats de la recherche scientifique mettent à mal non seulement les « légendes pédagogiques », mais aussi toute réforme de l’éducation qui n’est pas fondées sur ses résultats probants.

Pendant plus d’un quart de siècle, l’essayiste et philosophe de l’éducation, Normand Baillargeon, a été professeur en sciences de l’éducation à l’UQAM. Dans ce livre, il défend, entre autres, les convictions suivantes : 1° la recherche solide et pertinente doit sérieusement être examinée ; 2° la formation des maîtres est l’une des clés de toute réussite en éducation. La nôtre est souvent pathétique ; 3° toute réforme à grande échelle devrait non seulement être fondée sur des données probantes, mais aussi être testée à petite échelle avant d’être implantée.

  • Parution : avril 2016
  • Prix : 24,95 $ ; 24 € | PDF 18,99 $
  • Pages : 264
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • ISBN : 978-2-924327-42-5
La guerre culturelle des conservateurs québécois, couverture

La guerre culturelle des conservateurs québécois

Le conservatisme est désormais un courant extrêmement influent, sinon dominant dans les milieux culturel et intellectuel québécois. Il est composé, entre autres, de personnalités médiatiques cumulant les tribunes et de sommités universitaires jouant officiellement ou officieusement le rôle de conseiller politique. Les conservateurs – un véritable boys’ club – ont lancé une guerre des idées contre la gauche et les mouvements sociaux progressistes. Depuis au moins une vingtaine d’années, leurs voix s’élèvent dans les médias et les universités pour dénoncer les prétendus ravages des progressistes, qui sont présentés tour à tour comme «pluralistes», «multiculturalistes», «postmodernes», «libéraux- libertaires». Certains s’autoproclament «conservateurs de gauche», tandis que d’autres adoptent la posture sans faire sienne cette étiquette.

Pour les conservateurs, la gauche serait responsable des maux qui rongent la société : individualisme, consumérisme, hédonisme, cosmopolitisme, relativisme, nihilisme ; elle dévaloriserait systématiquement les institutions, dont la Nation et l’État, etc. Véritable débat politique – et même conflit social –, cette guerre culturelle entre forces conservatrices et progressistes a pour enjeu, entre autres, la légitimité des mobilisations sociales dont le Québec est le théâtre.

Structuré en trois parties, cet ouvrage collectif propose d’analyser le conservatisme québécois dans une perspective critique. La première partie présente l’histoire du conservatisme au Canada et au Québec, y compris dans une perspective féministe ; la seconde traite des débats au sujet de l’histoire et de son enseignement ; la dernière aborde le « conservatisme de gauche », particulièrement dans son rapport aux mouvements des femmes et étudiant.

  • Parution : mars 2016
  • Prix : 24,95 $ | PDF : 18,99 $
  • Pages : 224
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • ISBN : 978-2-924327-46-3
La dérégulation universitaire - couverture

La dérégulation universitaire

La construction étatisée des marchés des études supérieures dans le monde

Marchandisation, bureaucratisation, recul de l’autonomie universitaire, mise en con­cur­rence, explosion de la précarité…, la plupart des systèmes d’enseignement supérieur nationaux semblent pris dans une dynamique tendant à faire du savoir une marchandise, de la recherche une force productive, des étudiantEs des clientEs et de l’Université une entreprise.

Les États prétextent la réduction des déficits publics et la constitution de « pôles d’excellence » en recherche pour asphyxier les universités en procédant à des coupes importantes de leurs budgets.

Des universitaires de quatre continents portent un diagnostic sur les évolutions récentes de l’enseignement supérieur dans leurs pays respectifs. Comme tout voyage, ce parcours offre au lecteur et à la lectrice le moyen de se décentrer par rapport à un univers national que l’on croit bien connaître.

Le modèle universitaire néolibéral est souvent présenté comme une panacée censée résoudre les problèmes structuraux des universités engoncées dans une logique de service public égalitaire jugée désuète par les « modernisateurs ».

Le destin des universités du monde, même si elles jouissent d’une certaine autonomie, est donc inséparable de celui des sociétés. On peut aussi dire qu’avec sa massification, l’enseignement supérieur offre une bonne image de la structure et donc des inégalités et des hié­rarchies sociales propres à chaque pays.

C’est pourquoi le salut des universités, en particulier leur potentiel émancipateur et critique – lequel passe entre autres par le fait que chacun a le droit d’accéder librement au savoir et que la recherche ne soit pas asservie aux impératifs de la production marchande – ne dépend pas que de la seule mobilisation des universitaires, du personnel  œuvrant dans ces institutions ou des étudiantes, mais aussi de la vigueur du mouvement social et politique – de sa capacité à se réapproprier un destin collectif confisqué par l’oligarchie financière et une poignée d’expertes autoproclamées.

Romuald Bodin, Mikael Börjesson, Elieth P. Eyebiyi, Christian Galan, Pierre Gervais, Hans-Ulrich Jost, Annick Lem­périère, Shigeru Okayama, Atsumi Omae, Sophie Orange, Yoshihiko Shira­tori, Eli Thorkelson, Hélgio Trindade, Pierre Vermeren et Jean-Philippe Warren collaborent à cet ouvrage dirigé par Christophe Charle et Charles Soulié.

  • Parution : mars 2016
  • Prix : 34,95 $ | PDF 26,99 $
  • Pages : 352
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-924327-44-9

Coédition avec Syllepse (Paris)

Fernand Daoust, couverture

Fernand Daoust – 2. Bâtisseur de la FTQ, 1964-1993

Fernand Daoust a été à la direction de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) pendant vingt-quatre ans, d’abord comme secrétaire général, de 1969 à 1991, puis comme président, jusqu’en 1993. C’est pendant ces années que, de fédération syndicale provinciale au mandat plutôt limité, la FTQ est devenue une grande centrale, dont l’influence a été déterminante dans la construction du Québec moderne. Dans cette deuxième partie de sa biographie, il s’affirme comme l’un des chefs de file du courant nationaliste et progressiste à la FTQ.

Fernand Daoust projette une image singulière parmi les syndicalistes québécois. Grand, distingué, d’une élocution nette et d’un vocabulaire châtié, son maintien digne lui confère une allure un peu aristocratique. Pourtant, il n’est issu ni d’un milieu aisé ni d’une famille d’intellectuels. Élevé par une mère monoparentale, il a trimé dur pour payer ses études.

Dans cette deuxième partie de sa biographie, il s’affirme comme l’un des chefs de file du courant nationaliste et progressiste à la FTQ. À deux reprises, il tente de façon infructueuse d’accéder à la direction de la centrale. C’est lors d’un congrès, où l’un des principaux enjeux est l’adoption d’une politique linguistique, qu’il devient secrétaire général de la FTQ.

Pendant plus de vingt ans, il forme avec Louis Laberge, un tandem étonnant, mais solide. C’est sous leur direction que la FTQ acquiert une représentativité unique et une cohésion qui en font un acteur social majeur au Québec. Si Louis Laberge a été la figure publique emblématique de la centrale, Fernand Daoust a réalisé dans l’ombre un patient et efficace travail de bâtisseur. On lui doit l’organisation de ser­vices diversifiés très prisés des syndicats affiliés. Tout au long de son mandat, il a été le champion de la reconnaissance du français comme langue de travail et un artisan d’une FTQ progressiste et nationaliste.

  • Parution : février 2016
  • Prix : 29,95 $ | PDF 22,99 $
  • Pages : 392
  • Formats : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-923986-88-3

Islamaphobie et judéophobie

L’effet miroir

Introduction d’Alain Gresh

Les débats au Québec sur la Charte des valeurs, les « accommodements raison­nables » et le port du foulard (abusivement nommé « voile ») ont montré des relents d’islamophobie. Ailleurs, l’islamophobie fait des ravages et pave la voie à une extrême droite en plein essor. Omniprésente dans le discours public et les politiques de l’État, l’islamophobie est exacerbée par les crimes réels commis au nom de l’islam par une nébuleuse de groupuscules et d’individus « radicalisés ». L’islamophobie constitue-t-elle une mauvaise réponse à une bonne question ou n’est-elle pas, comme sa sœur jumelle, la judéophobie, la résurgence d’un virus social dont la nocivité est notoire et qui opère désormais à l’échelle mondiale ?

Il y a des similitudes étonnantes qui mettent le discours islamophobe contem­porain en résonance avec l’antisémitisme, c’est-à-dire la judéophobie. Les judéophobes les plus acharnés ne nient-ils pas jusqu’à l’existence même de l’anti­sémitisme qui ne serait à leurs yeux qu’une fabrication culpabilisante à propos de persécutions tout à la fois imaginaires et méritées ? Illustration parmi tant d’autres de la parenté de l’islamophobie avec la judéophobie, la question juive d’hier et celle de l’islam d’aujourd’hui relèvent du « délire idéologique » raciste. On ne saurait donc appréhender la réalité de l’islamophobie actuelle sans passer par l’écheveau de l’antisémitisme.

Il ne s’agit pas ici de poser une équation entre la situation des musulmans d’aujour­d’hui et celle des juifs d’hier, mais entre deux aberrations racistes qui fonctionnent de façon similaire. Ce qui est au centre des pré­oc­cupations de l’auteur, c’est le caractère même des sociétés que le racisme gan­grène en menaçant la vie commune.

  • Parution : octobre 2015
  • Prix : 19,95 $ | PDF 14,99 $
  • Pages : 184
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • ISBN : 978-2-924327-40-1

Coédition avec Syllepse (Paris)

Capitalisme, néoliberalisme et mouvements sociaux en Russie - couverture

Capitalisme, néolibéralisme et mouvements sociaux en Russie

La transition au capitalisme d’une formation sociale fondée sur la propriété étatique des moyens de production et la planification centralisée de la production et de la distribution des ressources constituait une première dans l’histoire de l’humanité. Jamais encore on n’avait pu observer le développement ex nihilo de rapports marchands et capitalistes dans une société déjà fortement industrialisée et constituée exclusivement de salariéEs. La plupart des idéologues libéraux ont prétendu qu’il était possible, en appliquant les mesures appropriées, de transformer simultanément la Russie soviétique en pays capitaliste développé et son régime politique en démocratie libérale.

Or, la situation actuelle apparaît fort éloignée de ce qui avait été espéré. Les résultats sont aujourd’hui bien connus : le capitalisme qui résulte de la thérapie de choc des années 1990 se distingue par son caractère périphérique, sa très forte dépendance de l’exportation des ressources pétrolières et gazières et le déclin de son industrie. Quant à son régime politique, il est caractérisé par des dérives autoritaires.

Après les dures années de la thérapie de choc, le pays a renoué avec la croissance. Le niveau de vie de la majorité s’est apparemment amélioré. La Russie a réussi à maintenir son unité. Le régime s’est stabilisé, après les batailles politiques parfois violentes de la période Eltsine. Quels sont donc les fondements de la société russe post­soviétique ? La croissance et la stabilité reposent-elles sur des bases solides ? La population accepte-t-elle l’ordre établi ? Les organisations citoyennes et ouvrières réussissent-elles à faire l’apprentissage de la lutte dans une société capitaliste ? Quels sont les traits de son régime politique ? Quels rapports sociaux la définissent ? Comment se porte son économie, vingt ans après la thérapie de choc ?

La nécessité de présenter des points de vue critiques est à l’origine de ce projet. Ils sont avant tout l’œuvre d’universitaires russes engagées dans la lutte pour le changement social et politique qui analysent le régime politique, l’économie et les mouvements sociaux, notamment le mouvement ouvrier.

Alexandre Bouzgaline, Carine Clément, Rouslan Dzarassov, Boris Kagarlitsky, Andreï I. Kolganov, Vassili Koltachov, David Mandel et Anna Otchkina collaborent à cet ouvrage dirigé par Michel Roche, professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi.

  • Parution : octobre 2015
  • Prix : 24,95 $ | PDF 18,99 $
  • Pages : 264
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-924327-38-8

Coédition avec Syllepse (Paris).

Les boomers sont-ils coupables? - couverture

Les boomers sont-ils coupables ?

Doit-on vraiment souhaiter qu’ils crèvent ?

« Les baby-boomers ont tout accaparé : les emplois, les bons salaires, les meilleures conditions de travail, les somptueuses pensions payées par les plus jeunes ! Ils se sont offert de généreux programmes sociaux et n’ont laissé que des miettes et des dettes aux générations suivantes ! Maintenant qu’ils sont vieux, ils coûtent une fortune au système de santé. Et cela ne va qu’empirer. »

Depuis plusieurs années, des journalistes, des chroniqueurs, des économistes et des politiciens ont entrepris d’accuser sans relâche les boomers de l’état « désastreux » des finances publiques du Québec. Qu’est-ce qui se cache derrière ces blâmes récurrents ? Serait-ce une riposte – plus ou moins organisée – des puissants contre les exigences de ceux et celles qui réclament un meilleur partage des revenus et des richesses ? On peut légitimement se poser la question. En tout cas, il ne faut pas se leurrer, ces attaques n’ont rien d’anodin. Plus qu’une simple stratégie de riposte, elles ressemblent à une offensive destinée, par le biais de coupes dans les soins de santé, dans l’éducation et dans les régimes de pension des baby-boomers, à obtenir une réduction de l’impôt des mieux nantis et des charges sociales des entreprises.

Cet ouvrage propose de démontrer qu’il y a, à tout le moins, beaucoup d’exagérations, sinon d’inexactitudes, dans le message généralement propagé à leur endroit.

  • Parution : septembre 2015
  • Prix : 13,95 $ | PDF : 10,99 $
  • Pages : 144
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • ISBN : 978-2-924327-36-4
Nature et forme de l'État, couverture

Nature et forme de l’État capitaliste

Analyses marxistes contemporaines

L’État capitaliste n’apparaît pas pour ce qu’il est. Sa nature est voilée. Il apparaît comme « à côté et au-dessus de la société civile » (Marx). Sa nature de classe est voilée parce que son apparente neutralité repose sur le fétichisme de la marchandise. Ce même fétichisme agit sur les salariéEs qui ne perçoivent pas leur exploitation. Les mécanismes d’extraction de la plus-value sont donc camouflés.

Marx et Engels partent de la définition abstraite de l’État, le « capitaliste collectif en idée », pour appréhender le régime politique, lequel représente la forme concrète d’existence de l’État ou sa matérialisation. Le régime politique est distinct de l’État, mais est en même temps sa forme d’existence concrète. Il est une manifestation de l’État, mais n’est pas l’État. Le régime politique est à l’État, ce que le prix est à la valeur.

Le régime politique est le résultat de luttes entre les classes et les fractions de classes, tandis que l’État capitaliste résulte des rapports sociaux de la production capitaliste (mode de production) ou encore « dérive » du capital pour les États capitalistes du centre et de l’économie capitaliste mondiale pour les États dits de la périphérie. C’est ce qui permet de comprendre les multiples formes d’existence de l’État capitaliste, c’est-à-dire la multiplicité des régimes politiques : monarchie constitutionnelle, république, régime prési­den­tiel, dictature militaire, dictature fasciste, etc.

L’État est le garant du maintien du mode de production capitaliste et de la pénétration de marchandise dans l’ensemble de la société. Il est également le garant de la reproduction sociale. Ses interventions se situent par rapport à ces nécessités. C’est pourquoi il ne saurait se confondre, sauf rarissimes exceptions, avec le capital individuel. S’il est relativement autonome par rapport aux capitalistes et aux différentes classes sociales, il ne l’est pas par rapport au capital dans sa totalité, c’est-à-dire par rapport au mode de production capitaliste.

Les auteurs de cet ouvrage reprennent à bras-le-corps la question de l’État, la confrontent aux différentes traditions marxistes et discutent de l’approche dite de la « dérivation », une avancée importante dans l’analyse de l’État.

  • Parution : septembre 2015
  • Prix : 15,95 $ | PDF 11,99 $
  • Pages : 144
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • ISBN : 978-2-924327-34-0

Coédition avec Syllepse (Paris)

Art rebelle et contre-culture, couverture

Art rebelle et contre-culture

Création collective underground au Québec

Au cours des années 1960 et 1970, les artistes néo-avant-gardistes politisés ont remis en question les conventions artistiques et l’institution traditionnelle en élargissant le champ de l’art et en ouvrant la porte à un art nouveau qui est tourné vers des publics que  l’on voulait participatifs. Le monde de l’art délaisse les galeries et les musées pour envahir avec ferveur les espaces publics. Dans ces lieux, on explore de nouvelles formes d’expression artistique.

Cette époque pleine d’espérance aurait vu l’art et la vie se conjuguer – elle alimente encore aujourd’hui les esprits rebelles, artistiques et politiques. Loin de s’inscrire dans la défense de cette thèse, ce livre a pour objectif de démythifier ces pratiques artistiques, dont les environnements et les événements participatifs ont été médiatisés en dehors de l’espace institutionnel traditionnel. Pourtant, la néo-avant-garde artistique politisée – ou underground – n’a pas réussi son pari de rester en marge de l’establishment et d’œuvrer à l’extérieur du système ou du champ institutionnel de l’art. Ce livre pose donc la question de l’institutionnalisation de l’art dit subversif au Québec au cours des années 1960 et 1970.

Les œuvres participatives de l’underground et ses créations collectives devancent puis renforcent les tendances historiques en matière d’étatisation de la culture dans le cadre de la mise en place d’un nouveau paradigme des politiques culturelles, celle de ladite démocratie culturelle. La plupart du temps, ces œuvres sont réalisées avec l’assentiment et l’appui de l’État et des institutions culturelles et artistiques, au moment de l’élargissement d’un champ culturel dont la vision de l’art relève aussi de l’idéologie de la démocratie culturelle.

L’art néo-avant-gardiste politisé des années 1960 et 1970 est donc partie intégrante du champ officiel de l’art, dont les limites ont toutefois été bouleversées, mais sans éclater.

  • Parution : septembre 2015
  • Prix : 24,95 $ ; 24 € | PDF 18,99 $
  • Pages : 232
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • ISBN : 978-2-924327-16-6