Le "partenaire social" - couverture

Le « partenariat social »

Sommet socio-économique de 1996, syndicats et groupes populaires

Pendant le « printemps érable », le mouvement syndical n’a pas mobilisé de façon structurée pour appuyer cette lutte sociale d’envergure. Le combat pour une plus grande justice sociale et une meilleure redistribution de la richesse, qui était au cœur des luttes syndicales des années 1960 et 1970, semble désormais hors circuit, au profit d’un « partenariat social » qui donne bien peu de fruits.

Le Sommet socio-économique de 1996 avec son objectif du « définit zéro » a été un évènement charnière dans la mise en place des politiques néolibérales au Québec par le gouvernement du Parti québécois, dirigé alors par Lucien Bouchard, avec l’appui des syndicats qui avaient adopté le « partenariat social » comme orientation stratégique. Ce type de syndicalisme a étouffé toute lutte coordonnée, malgré des mandats de grève, contre les coupes sombres dans les services sociaux et publics, l’éducation et la santé. Le Sommet de 1996 a entraîné l’élimination de 50 000 postes dans la santé, l’éducation et la fonction publique ainsi qu’une réduction des dépenses gouvernementales sans égard aux besoins des citoyennes et à la pérennité des services publics et des programmes sociaux.

Est-ce que le mouve­ment syndi­cal et les groupes populaires n’ont pas avantage à rompre avec le « partenariat social » ? Si ce n’est pas la voie à suivre, alors quelles sont les autres avenues possibles ? C’est à cette réflexion que nous invite cet essai socio­historique stimulant.

  • 184 pages
  • Prix : 13,95 $ | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Mars 2013
  • ISBN 978-2-923986-69-2
Où vont les États-Unis ? - couverture

Où vont les États-Unis ?

Espoirs et clivages d’une société en crise et d’un Empire déclinant

Au lendemain de la victoire de Barak Obama, la société américaine est plus divisée que jamais. L’économie ne s’est pas remise de la crise de 2007-2008. Le chômage et le sous-emploi frappent des millions de personnes. Malgré la puissance des appareils policiers et du système carcéral, où plus de deux millions de personnes, en majorité des NoirEs, se trouvent confinées, l’insécurité sévit dans les villes. Un peu partout dans le monde, la puissance impériale est mise à mal. Sans compter le fait que la « guerre sans fin » déclenchée à la suite des attentats du 11 septembre 2001 s’enlise et grève le budget du pays déjà lourdement endetté.

Le rêve américain devient un horizon de plus en plus inacces­sible. Devant cela, une partie de la population se tourne vers les sectes religieuses et une culture populiste de droite. Le clivage politique est profond entre le Sud et le Nord, entre les Blancs et les non-Blancs, entre les hommes et les femmes, entre les générations. Est-ce la fin de l’American way of life ? Mais les États-Unis, c’est aussi la créativité, la résistance. Ce sont les réseaux mis en place pour contester le pouvoir de l’élite qui détient la richesse. Ils ont su mobiliser, bien qu’avec réticence, pour Obama, en qui, malgré leur déception, une majorité de gens des couches moyennes et populaires ainsi que des minorités ethniques ont encore confiance.

  • 168 pages
  • Prix : 13,95 $ | 13 € | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Mars 2013
  • ISBN 978-2-923986-67-8
Émancipation, guerre et révolution - couverture

Émancipation, guerre et révolution

Écrits sur l’histoire, la stratégie et l’organisation des Noirs aux États-Unis (1936-1967)

Suivi de Léon Trotsky et CLR James, Discussions sur la question nègre

À la fois théoricien marxiste, pionnier du mouvement panafricaniste, nationaliste noir, indépendantiste antillais, écrivain, critique littéraire et spécialiste de criquet, CLR James est l’un des grands penseurs du 20e siècle, mais son œuvre est injustement trop peu connue, surtout des francophones.

En 1935, James anime le mouvement contre l’invasion de l’Éthiopie par l’armée de Mussolini. Il est doublement concerné par cette guerre, en tant que Noir et en tant que socialiste internationaliste. Il dirige alors l’International African Friends of Ethiopia et mène une lutte passionnée dans la gauche britannique contre cette guerre. Deux ouvrages, publiés respectivement en 1937 et 1938, témoignent de sa recherche d’une orientation nouvelle entre marxisme et identité noire : World Revolution, une histoire de l’Internationale communiste (écrite d’un point de vue marxiste anti-stalinien) et, surtout, son chef-d’œuvre, Les jacobins noirs, qui retrace l’histoire de la première révolution victorieuse des esclaves, dirigée par Toussaint Louverture, contre le pouvoir colonial à Saint-Domingue (Haïti et République dominicaine).

Inaccessibles en français, les textes réunis dans Émancipation, guerre et révolution s’adressent à la question noire aux États-Unis. CLR James analyse des conditions de l’abolition de l’esclavage et le rôle des Noirs dans la radicalisation du mouvement abolitionniste. Il nous plonge dans une discussion politique sur le mouvement noir confronté à la Seconde Guerre mondiale. Il discute du projet de création d’un État noir dans le sud des États-Unis. Surtout, il explique pourquoi il est nécessaire que les opprimés s’auto-organisent, condition sine qua non à la jonction des luttes des Afro-Américains pour leurs droits avec celles du mouvement ouvrier.

Révolutionnaire, James dessine le contenu d’une politique d’émancipation qui articule les questions de race et de classe, de la libération nationale et du socialisme. CLR James nous offre une réflexion sur des questions qui agitent encore nos sociétés : le rôle du racisme certes, mais aussi les voies et les moyens de l’auto-organisation des opprimés dans leur quête d’émancipation.

Préface de Emanuel Delagdo Hoch, Patrick Le Trehondat, Richard Poulin et Patrick Silberstein.
Postface de Maboula Soumahoro.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Emanuel Delagdo Hoch, Patrick Le Trehondat et Patrick Silberstein.

  • 240 pages
  • Prix : 24,95 $ | PDF 18,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • février 2013
  • ISBN 978-2-923986-66-1

Coédition avec Syllepse (Paris).

Le printemps des carres rouges - couvertures

Le printemps des carrés rouges

Lutte étudiante, crise sociale, loi liberticide, démocratie de la rue

Déclenchée au début de février, la grève a mobilisé jusqu’à 300 000 étudiantEs sur les campus. Elle a été marquée par d’innombrables actions d’éclat et de solidarité, par l’érection de piquets de grève, des concerts de casseroles et par des centaines de manifestations dans différentes villes, dont certaines ont mobilisé 200 000 personnes et plus.

Tout a commencé par la décision du gouvernement du Québec de hausser de 75 % sur une période de cinq ans les droits de scolarité universitaires. Le mouvement s’est approfondi et a élargi ses appuis à la suite de la promulgation d’une loi liberticide et scélérate : la désobéissance civile est massive. De nouveaux secteurs de la population descendent dans la rue pour contester.

Comment comprendre la dynamique de ce mouvement et la crise sociale qui secoue le Québec ? Après avoir fait un retour sur la lutte étudiante de 2005 (et ses leçons), les auteurs examinent les causes immédiates et structurelles du conflit, ses enjeux en raison des politiques néolibérales (utilisateur-payeur, tarification des services). Ils posent également la question du rendez-vous raté des syndicats et de la nécessité de la grève sociale générale qui tarde à être organisée.

Ici comme ailleurs, sous différentes formes, les jeunes luttent contre les inégalités sociales, qui n’ont cessé de croître, et pour un monde meilleur. Un slogan résume bien leur vision de la lutte : « Non à la gratuité minière ! Oui à la gratuité scolaire ! »

  • 160 pages
  • Prix : 12,95 $ | 12 € | PDF 9,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Octobre 2012
  • ISBN 978-2-923986-57-9
Black and red - couverture

Black and Red

Les mouvements noirs et la gauche aux États-Unis, 1850-2010

L’histoire des luttes afro-américaines est mal connue. Quant à l’histoire de la gauche aux États-Unis, elle est tout simplement ignorée. C’est à ce double déficit que répond cet ouvrage en examinant les relations souvent conflic­tuelles entre les mouvements noirs de libération et la gauche.

De l’esclavage à la Guerre civile de 1861-1865, du mouvement pour les droits civiques et des Black Panthers à la contre-révolution sociale et « raciale » des trente der­nières années, Black and Red dresse un panorama des luttes afro-américaines qui n’ont pas cessé depuis plus d’un siècle de secouer la ­société états-unienne. Non seulement Malcolm X, Martin Luther King Jr., Marcus Garvey, Stokely Carmichael, W. E. B. Du Bois y côtoient l’abolitionniste John Brown, les mineurs de l’Alabama, les travailleurs noirs de Détroit, mais aussi le FBI, le Ku Klux Klan, les milices patronales et toutes les forces qui ont tenté d’écraser les mouvements ­sociaux.

Ni les socialistes ni les communistes n’ont adopté un programme politique sans équivoque de libération des Noirs. Certains socialistes étaient même ouvertement racistes. Toutefois, il y a eu des exceptions. Ainsi, avec l’International Workers of the World (IWW) l’aile gauche du Parti socialiste a organisé la classe ouvrière sans égard à la couleur. Cependant, le mouvement ouvrier réformiste refusait d’intégrer la lutte de libération des Noirs dans son programme et ses activités, d’où la critique du révolutionnaire Léon Trotsky qui, dans ses riches discussions avec C. L. R. James, l’auteur des Jacobins noirs, juge que la libération des Noirs est une condition impérieuse à l’émancipation de la classe ouvrière.

Par l’évocation de l’abolitionnisme, des luttes contre l’esclavage, du séparatisme noir, du mouvement pour le retour en Afrique, des mobilisations ouvrières noires, ainsi que des liens entre ces mouvements et la gauche, le rédacteur en chef de la International Socialist Review, Ahmed Shawki, nous convie à une contre-histoire des États-Unis ainsi qu’à une prise en compte de la complexité de l’articulation de la « race » avec la classe sociale. Il offre un panorama des principaux courants politiques et idéologiques constitutifs des luttes de libération des Noirs et montre que, tant par le passé qu’à l’avenir, le socialisme fait partie intégrante de cette lutte, sans quoi les mouvements noirs (et ouvriers) restent prisonniers du Parti démocrate, coresponsable avec les républicains du racisme, l’un des fondements du capitalisme états-unien.

  • 256 pages
  • Prix : 24,95 $ | PDF 18,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Octobre 2012
  • ISBN 978-2-923986-59-3

Coédition avec Syllepse (Paris).

Indianisme et paysannerie en Amérique latine - couverture

Indianisme et paysannerie en Amérique latine

Socialisme et libération nationale

La question indienne tout comme la question paysanne sont fondamentales pour tout processus de transformation sociale radicale et de libération de la domination étrangère, qu’elle soit directe ou indirecte, en Amérique latine. Les liens entre indianisme, paysannerie, libération nationale et socialisme sont donc de la plus haute importance pour tout projet d’émancipation.

Les essais d’interprétation de la réalité péruvienne de José Carlos Mariátegui demeurent des textes phares en Amérique du Sud. Dans trois de ses essais, les plus pertinents pour la situation d’aujourd’hui, la « question indienne » est étroitement reliée au « problème agraire ». Les thèses de Mariátegui s’inscrivent dans la perspective d’un marxisme innovateur, loin d’une simple transposition au Pérou du modèle européen. L’auteur et militant péruvien, dont la pensée a marqué durablement les générations successives dans tout le continent, examine la trajectoire particulière du capitalisme dans les pays semi-coloniaux d’Amérique latine, le rôle des classes sociales, lesquelles ont des caractéristiques singulières, la question autochtone et, plus largement, celle de l’identité, sans compter l’avenir du socialisme. Ses essais sont toujours d’actualité.

Le mathématicien et sociologue Álvaro García Linera, qui a été élu vice-président de la Bolivie lors des élections présidentielles de 2005 et 2009, est un théoricien du réveil identitaire indigène comme moteur des mouvements sociaux. Son texte traite de la réalité contemporaine des luttes autochtones. Il ne faut surtout pas minorer le fait que la question indienne est actuellement au cœur du combat écosocialiste, dont les Conférences des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre Mère de Cochabamba symbolisent toute l’acuité.

Les chercheurs étatsuniens Harry E. Vanden et Marc Becker retracent dans leur préface la vie et l’œuvre de Mariátegui, tandis que Pierre Beaudet examine l’histoire du dialogue souvent difficile, mais nécessaire et perpétuellement renouvelé du socialisme et de la libération nationale.

  • 176 pages
  • Prix : 17,95 $ | PDF 13,99 $
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-39-5

Coédition avec Syllepse (Paris)

Ne comptons que sur nos propres moyens - couverture

Ne comptons que sur nos propres moyens

Les fermetures d’usine sous domination étrangère et les mises à pied sont à l’origine de ce qu’on a appelé le manifeste de la CSN (1971). « Qu’est-ce que le capitalisme au Québec ? Qu’est-ce que l’impé­ria­lisme amé­­ri­cain ? Quelle est la rela­tion entre l’État fédéral ou pro­vincial et l’impé­ria­lisme américain et anglo-canadien ? Quelle est la relation entre l’im­plantation et l’extension des entre­prises mul­tinationales et le développement de la structure industrielle du Québec ?» Telles sont les questions (toujours actuelles) au cœur de Ne comptons que sur nos propres moyens. Selon le document, la grande illusion d’un Québec capitaliste indépendant consiste « à affirmer qu’il est possible de civiliser le capital étranger en imposant des limites à son action (mais quelles limites si on doit être obligé de maintenir un régime d’incitation à sa venue ?) ; qu’il est également possible de créer un capita­lisme d’État (Rexfor, SGF, etc.) qui serait capable de concurrencer les grandes entreprises multinationales américaines ou anglo-canadiennes. Mais où est l’intérêt des travailleurs ? [] Que ce soit du capitalisme privé ou du capitalisme d’État, le sort des travailleurs québécois n’en demeurera pas moins lié au régime capitaliste qui perpétuera l’exploitation de leur force de travail. »

Pour Jean-Guy Loranger, « la CSN a tout intérêt à renouer aujourd’hui avec sa critique du capitalisme, à développer sa compréhension des enjeux et, à nouveau, à compter que sur ses propres moyens, y compris et surtout au niveau de cette action politique (un parti des travailleurs et des travailleuses) si nécessaire pour transformer le système, car le Québec, comme il y a quarante ans, est toujours à vendre aux entreprises multinationales et son État servile encourage celles-ci, aussi bien dans le domaine minier, pétrolier et gazier que forestier, à s’emparer de nos ressources pour une bouchée de pain. » Pour Louis Roy, il « faut nous réapproprier les mots qui traduisent le mieux l’exploitation des travailleuses et des travailleurs ».

Avant-propos de Louis Roy
Préface de Jean-Guy Loranger

  • 144 pages
  • Prix : 14,95 $ | PDF 11,99 $
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-42-5
L'école au service de la classe dominante - couverture

L’école au service de la classe dominante

« C’est un mythe de croire que l’école est neutre, qu’elle ne transmet que des techniques et des connaissances objectives. C’est aussi un mythe de croire qu’à l’école tous les enfants ont des chances égales de devenir des citoyens épanouis, autonomes et responsables. L’école est à l’image même de la société capitaliste, qui ne pourrait se maintenir sans l’exploitation du travail de la majorité par une minorité qui s’approprie les moyens de production et contrôle ainsi le pouvoir politique. » C’est sur ces constats que s’ouvre le manifeste de la CEQ, L’école au service de la classe dominante, lequel explore les mécanismes de la reproduction sociale, à la base même de l’école dans la société capitaliste.

Le manifeste s’attache à montrer comment l’école transmet l’idéologie capitaliste, reproduit les inégalités sociales, sexuelles, eth­niques et économiques et réprime toute tentative de modifier les rapports sociaux en imposant la discipline, en maintenant l’ordre hiérarchique, en faisant la promotion de l’individualisme et du productivisme.

Pour Véronique Brouillette, « bien que le contexte du Québec ait beaucoup changé […] que les centrales syndicales utilisent un discours moins idéologiquement marqué […], nous pouvons encore affirmer, que “l’école n’est pas neutre”, que “notre société est bâtie sous le signe du profit” et que “l’école transmet l’idéologie dominante” ». Avec le triomphe du néolibéralisme, ces aspects ont été accentués.

Avant-propos de Lorraine Pagé
Préface de Véronique Brouillette

  • 112 pages
  • Prix : 12,95 $ | PDF 9,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-46-3
Hugo Chavez - couverture

Hugo Chávez et la révolution bolivarienne

Promesses et défis d’un processus de changement social

Au moment où le monde s’interroge sur l’avenir du Venezuela, cet essai propose une analyse méthodique de la révolution bolivarienne impulsée par Hugo Chávez depuis 1998. Loin des jugements à l’emporte-pièce, il s’attache à situer ce processus de changement social dans son contexte, en revenant sur l’histoire du Venezuela tout en appréciant sa dynamique interne, ses promesses comme ses défis, ses côtés lumineux comme sa part d’ombre.

Depuis son arrivée au pouvoir, Hugo Chávez a présidé à la mise en œuvre d’une nouvelle Constitution, à l’organisation de formes inédites de démocratie populaire, à de nombreuses réformes sociales au profit des couches populaires ainsi qu’à la nationalisation de certaines industries clefs. Il a promu l’unité sud-américaine contre la politique impérialiste du gouvernement états-unien et a multiplié les initiatives de collaboration régionale (ALBA, Banque du Sud, etc.). Cependant, il n’est parvenu à ces importantes transformations qu’en se heurtant à des forces de droite vindicatives, soutenues en arrière-plan par les États-Unis, et sans se résoudre à faire sauter une série de verrous institutionnels et économiques qui en paralysent l’approfondissement et en restreignent le caractère démocratique et participatif.

Le Venezuela de Hugo Chávez porte en lui des contradictions sociales et poli­tiques pouvant déboucher aussi bien sur un approfondissement du processus révolution­naire que sur un retour en arrière extrêmement préjudiciable pour l’avenir du peuple vénézuélien. Il apparaît donc comme un véritable laboratoire politique pour l’élaboration d’une stratégie de rupture, d’autant plus qu’en Amérique latine, les yeux sont tournés vers ce pays qui a osé défier les États-Unis. Il mérite donc qu’on s’y arrête avec toute la rigueur nécessaire.

Cet ouvrage offre l’occasion de réfléchir en profondeur à ce que peut être un processus révolutionnaire au 21e siècle.

  • 280 pages
  • Prix : 24,95 $ | 24 € | PDF 18,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-53-1
La crise et la gauche - couverture

La crise et la gauche

Conséquences sociales et politiques de la crise financière mondiale

Quatre ans après l’effondrement financier de 2007-2008, la crise est devenue la règle pour des centaines de millions de personnes. Non seulement les emplois sont difficiles à trouver, ils ne parviennent même plus à fournir un revenu décent et un filet de sécurité aux salariées. Au chômage important s’ajoute le « précariat », lequel concerne un segment croissant de la population active qui est obligée d’accepter des emplois temporaires à bas salaires et sans avantages sociaux. Les conditions qui, auparavant, étaient associées au secteur informel des pays dits en développement sont en train de devenir universelles.

Pendant ce temps, on discute dans les médias de la reprise économique. Il est vrai que les banques ont beaucoup de liquidités, les profits dans le secteur manufacturier sont à la hausse et le marché boursier a rebondi. Toutefois, alors que les profits croissent à nouveau, les signes d’un nouveau cycle d’accumulation de capital sont difficiles à repérer. Il n’est pas donc pas surprenant, dans ces conditions, que chaque mauvaise petite nouvelle crée une panique temporaire dans les marchés.

Si les crises économiques créent des occasions favorables aux changements sociaux, jusqu’à présent, ce sont les classes dominantes qui en ont profité, non la gauche et les mouvements sociaux. Entre autres, parce que l’offensive contre les salariées ne vient pas seulement de la droite : au pouvoir, les partis sociaux-démocrates adoptent des politiques d’austérité et lorsqu’ils sont dans l’opposition, ils prennent leur distance avec les mobilisations contre les plans d’austérité.

Ce livre analyse ces problèmes, non seulement sur le plan régional – de l’Amérique latine au Moyen-Orient, de la Chine à l’Europe et à l’Amérique du Nord –, mais aussi sur celui des conséquences sur la ville ou dans l’industrie automobile, en mettant en évidence les nouvelles stratégies d’accumulation, lesquelles se nourrissent à la fois de la crise du secteur public et de celle du climat, ce qui pave la voie à une nouvelle ère d’austérité draconienne.

Nicole Aschoff, Adam Hanieh, David Harvey, Michel Husson, Ho-fung Hung, Claudio Katz, Larry Lohmann et David McNally collaborent à cet ouvrage coordonné par Leo Panitch, Greg Albo et  Vivek Chibber.

L’annuaire socialiste

Traduit de l’anglais par T. Drapeau, R. Bacha, P. Beaudet, T. Chiasson-Lebel.

  • 208 pages
  • Prix : 21,95 $ | 22 € | PDF 16,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-51-7