Trop tard pour être pessimistes !

Écosocialisme ou effondrement

Le 21e siècle est d’ores et déjà placé sous le signe d’une conjonction sans précédent de crises sociale, sanitaire, économique et environnementale. La catastrophe n’est plus devant nous, elle grandit autour de nous et menace de se muer en cataclysme.

La pandémie de la Covid-19 en est un symptôme supplémentaire. Depuis quelques décennies, de nouveaux virus « sautent » de certaines espèces sauvages à la nôtre déclenchant des zoonoses. Comment peuvent-ils franchir la barrière des espèces ? Parce que la distance entre les animaux porteurs et l’Homo sapiens est affaiblie du fait des pratiques extractives et productivistes : élimination des écosystèmes naturels, déforestation, orpaillage, industrie de la viande, monocultures et commerce des espèces sauvages. Quant à la propagation des virus, elle est facilitée par la mondialisation néolibérale qui accentue la division internationale du travail (transports, délocalisation, etc.).

Après avoir dressé un état des lieux de la crise écologique, Daniel Tanuro montre que l’accord de Paris pour une stabilisation du réchauffement au-dessous de 1,5 °C par la voie de la « neutralité carbone » est sous-tendu par un projet délirant : le « dépas­se­ment temporaire » du seuil de dange­ro­sité compensé par le déploie­ment ultérieur de technologies censées refroidir le globe, puis il exa­mine les biais idéologiques de la recherche scientifique, entre autres, les présupposés de la modélisation mathé­matique du climat. Il explique les raisons fonda­mentales de l’incompa­tibilité entre capitalisme et écologie. Pour lui, l’espoir réside dans le développement de l’alternative écosocialiste avec sa vision du monde, son programme et sa stratégie pour combler le gouffre entre la radicalité si nécessaire et les niveaux de conscience actuels.

Préface de Michael Löwy
  • Août 2020
  • Prix : 22,95 $
  • Pages : 216
  • format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-20-4

Aux origines de la social-démocratie québécoise

Le Conseil des métiers et du travail de Montréal (1897-1930)

La société québécoise a été transformée grâce à la mise en œuvre de poli­tiques inspirées de valeurs sociales-démocrates, lesquelles se sont affirmées bien en deçà de la Révo­lu­tion tranquille. Comme ailleurs dans le monde, ce modèle est issu du mouvement ouvrier, en l’occurrence, au Québec, des syndicats internationaux, originaires des États-Unis, qui s’implantent solidement au tournant du 20e siècle. Ces syndicats ne s’occupent pas uniquement de négocier les conditions de travail et les salaires, ils se dotent aussi d’une structure d’intervention auprès des gouvernements pour faire valoir les revendications de leurs membres, « la classe laborieuse ». Dès cette époque, donc bien avant la Deuxième Guerre mondiale, ils deviennent une force sociale majeure au Québec qui influence l’orientation des politiques gouvernementales.

Parmi les organisations mises sur pied, il y a le Conseil des métiers et du travail de Montréal (CMTM), l’ancêtre du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain. Fondé en 1897, il est rapidement devenu le plus important forum débattant des enjeux politiques de la société civile au Québec. Les nombreux syndicats qui lui sont affiliés discutent certes des questions du travail, mais également d’un vaste éventail de sujets allant de la démocratie politique avec le droit de vote des femmes et l’abolition du cens électoral, à la démo­cratisation de l’éducation, à la nationalisation des entreprises de services publics et à la mise en place d’un filet de sécurité sociale.

L’histoire de ces syndicats inter­natio­naux affiliés au CMTM montre que leur rôle a été fondamental dans la transformation de la société.

  • Août 2020
  • Prix : 24,95 $
  • Pages : 224
  • format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-17-4

Cent ans de luttes

Faits saillants d’une histoire d’actions militantes et de combats solidaires

Depuis un siècle, le Conseil central du Montréal métropolitain – CSN (CCMM-CSN) est au cœur de la vie syndicale et militante de Montréal. Connu pour son dynamisme et ses prises de position sans compromis, le Conseil central est profondément ancré dans l’évolution sociale et politique de la région sur laquelle il a exercé une influence indéniable.

Cent ans de luttes propose une analyse des faits saillants de l’histoire de ce regroupement syndical exceptionnel.

En 1920 naît officiellement le Conseil central des syndicats catholiques nationaux de Mont­réal, l’ancêtre du CCMM-CSN, qui précède la création de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, laquelle devient en 1960, à la suite de la déconfessionnalisation de la centrale, la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Après la présentation des jalons de cette histoire sont analysée les prises de position pour l’action politique sur le plan municipal, le syndicalisme de combat des années 1970 puis l’opposition aux politiques néolibérales, les luttes des femmes et des personnes de la communauté LGBT+, ainsi que celles dans les domaines de la solidarité internationale, de la santé-sécurité au travail, de l’éducation… Ces combats ont exigé de tisser des alliances avec différents groupes.

Complété par une quarantaine de photos d’archives, Cent ans de luttes souhaite faire connaître une organisation qui a combattu pour l’égalité, la démocratie, la justice sociale et le respect des droits, sans craindre de hausser le ton ni de déranger les pouvoirs en place.

  • Août 2020
  • Prix : 24,95 $
  • Pages : 224
  • format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-19-8

Survivre à la prostitution

Les voix qu’on ne veut pas entendre. Témoignages

Pendant des siècles, la prostitution n’a existé dans le débat collectif que comme objet de mythes et de fantasmes. Dans le brouhaha d’opinions, d’articles, d’études, de romans et de tableaux évoquant ou étudiant la figure à la fois fascinante et repoussante de la prostituée, il y a un point de vue dont l’absence est aveuglante, c’est celui des premières concernées, les femmes prostituées elles-mêmes.

Les témoignages de survivantes de la prostitution occupent la place d’honneur dans ce livre. Les femmes interviewées abordent bien des aspects invisibles de la prostitution, comme le fait de risquer sa vie tous les jours, d’être recrutées dans la prostitution très jeune, de voir la situation se dégrader dans les pays qui ont légalisé l’activité des proxénètes et des prostitueurs, d’espérer sortir de la prostitution, de se buter à sa modernisation et à son uberisation, mais aussi de subir la violence prostitutionnelle, qui ne se résume pas à ses manifestations les plus évidentes : agressions, viols et féminicides commis par les prostitueurs et les proxénètes. Cette violence, rappellent-elles, est d’abord dans le fait même de subir des milliers de pénétrations non désirées, le plus souvent avec répugnance, de la part d’hommes habituellement méprisants et profondément sexistes. Cette violence quotidiennement répétée laisse inévitablement des séquelles physiques et psychologiques.

Fortes et instructives, ces voix pulvérisent les mythes sur les prostitueurs et montrent comment fonctionne le proxénétisme.

  • Septembre 2020
  • Prix : 29,95 $
  • Pages : 320
  • format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-21-1

Devoirs d’éducation

Préface de Guy Rocher

Pour Normand Baillargeon, l’éducation est un sujet de toute première importance qui exige une réflexion collective de grande envergure et en profondeur. La philosophie et la recherche probante, trop peu connues et, hélas, trop peu invoquées, apportent, sur les nombreuses questions qui se posent avec urgence, un éclairage particulier et irremplaçable. Depuis quelques années, il a pensé certaines de ses chroniques, publiées dans Le Devoir, mais aussi dans des magazines, fortement inspirées par la philosophie et par la recherche, comme des contributions à la conversation démocratique sur l’éducation.

Il en appelle à une Commission Parent 2.0 dont le but serait de s’atteler à la gigantesque tâche sur ce que nous devrions viser comme finalités en éducation au 21e siècle ? Ce qu’appuie Guy Rocher dans sa préface : « Nous n’avons jusqu’à présent que partiellement réussi cette “révolution” de l’éducation. Les erreurs et les ratés sont nombreux. […] Au Québec, les institutions privées gar­­dent encore leur prestige, étant même largement subventionnées par les fonds publics, avec la conséquence que nous avons maintenant un système d’éducation à trois vitesses, inégalitaire, aux dépens de ceux et celles qui en auraient le plus besoin. Il faudrait donc aujour­d’hui entreprendre d’importants redressements si l’on veut sérieu­sement faire revivre le projet d’un système public d’éducation accessible à tous et toutes. Voilà pourquoi les observations et les réflexions de Normand Baillargeon sur notre système d’éducation […] sont plus que jamais pertinentes, aussi bien pour les temps présents que pour un avenir à sauver. »

  • Septembre 2020
  • Prix : 24,95 $
  • Pages : 232
  • format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-22-8

Une histoire à guichet fermé

Le Mouvement Desjardins et ses coupes de services en zone rurale – le cas de Ripon

En 2000, la caisse populaire Desjardins de Ripon disparaissait au profit d’un comptoir qui, à son tour, était fermé en 2010. En décembre 2017, la caisse fusionnée de la Petite-Nation apprenait à la population qu’elle allait fermer le guichet automatique du village. Ce processus d’élimination graduelle des services a été réalisé dans un bon nombre de zones rurales du Québec.

Ce livre raconte et analyse la lutte des membres de la caisse contre le Mouvement Desjardins pour tenter de sauver ce dernier point de service à Ripon. Pendant cette lutte, les membres qui contestaient cette décision ont dû affronter la haute direction des caisses ainsi que la Fédération Desjardins. Ces sociétaires ont créé des liens avec d’autres membres du Mouvement partout dans les zones rurales du Québec qui ont subi également de telles fermetures et qui ont dû monter au front pour tenter en vain de garder un dernier service de proximité.

Des entrevues avec d’autres sociétaires, des membres de conseils d’administration et d’ex-membres du comité de supervision ont permis de mieux saisir de ce qui reste de la démocratie chez Desjardins et de son esprit coopératif.

Contrairement aux banques, qui sont des sociétés par actions ayant pour objectif de réaliser des profits par des opérations financières et de crédit, le Mouvement formait un réseau de coopératives qui, à l’origine, poursuivait une mission de nature sociale. Ce n’est vraisemblablement plus le cas, puisque les caisses « populaires » ont subi une bancarisation et, par conséquent, une érosion de leurs principes coopératifs et démocratiques. Les villages en paient le prix fort.

  • Octobre 2020
  • Prix : 18,95 $
  • Pages : 152
  • format : 5 x 8 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-23-5

Littérature et révolution

À quoi pourrait ressembler une littérature révolutionnaire ? Telle est la question à laquelle s’attaque Victor Serge dans cet essai publié en 1932. Révolutionnaire professionnel, romancier, historien de la Révolution russe, traducteur, Victor Serge (Viktor Lvovitch Kibaltchitch de son vrai nom, 1890-1947) était bien placé pour se pencher sur les rapports de la littérature avec la révolution. Il a été anarchiste avant d’adhérer au Parti communiste russe en 1919. Il a milité dans l’Internationale communiste, puis a combattu la contre-révolution stalinienne, ralliant l’Opposition de gauche animée par Léon Trotsky.

En 1932, il vit en liberté surveillée en URSS. Le pouvoir stalinien l’empêche de publier. Comme il est devenu un écrivain reconnu dans le monde francophone, sa déportation au goulag, quelques mois après la publication de Littérature et révolution, va soulever un vent d’indignation parmi les cercles intellectuels européens, ce qui lui vaudra d’être libéré et de s’installer en France en 1936.

Contre toute doctrine de parti, contre les dérives de l’avant-garde ‒ il n’est pas tendre avec le surréalisme d’André Breton ‒, contre le roman psychologique à la mode, Victor Serge propose un « humanisme prolétarien » qui répondrait aussi bien à la révolution en gestation dans les pays occidentaux qu’à la révolution déjà trahie en Union soviétique. On retrouve dans Littérature et révolution l’extraordinaire lucidité de Victor Serge sur les enjeux politiques et culturels. Sans illusion sur la littérature que les partis communistes préconisent, il nous présente ce que pourrait être une littérature libre, plurielle et intègre.

Édition préparée et présentée par Anthony Glinoer.

  • Octobre 2020
  • Prix : 13,95 $
  • Pages : 140
  • format : 10,5 x 18 cm
  • ISBN : 978-2-924924-24-2

La guerre contre l’école publique et ses enseignant·es

L’école québécoise n’a pas échappé à l’idéologie néo­libérale ; elle est actuellement résolument inscrite dans l’économie de marché. Le rôle que lui attri­buent les pouvoirs étatiques se circonscrit conséquemment dans le cadre d’une « économie de la connaissance » au sein de laquelle les individus sont appelés à se constituer un capital humain. Cette marchandisation du savoir et de l’éducation a des conséquences importantes sur personnes évoluant dans le système scolaire, d’abord les élèves, mais également les enseignant·es qui subissent une redéfinition de leur profession. Que devient l’école sous l’emprise de la logique néolibérale ? Que devient le travail enseignant ? Que devient l’apprentissage ?

Cet essai analyse les pratiques gestionnaires issues de la Nouvelle Gestion publique (NGP), laquelle opérationnalise l’idéologie néolibérale dans les services publics, plus particulièrement dans le système scolaire. Il vise d’abord à situer les fondements de ce système pour mieux prendre la mesure des bouleversements générés. Il dresse ensuite un court portrait du cadre normatif qui balise les actions des gestionnaires et du personnel enseignant. Une analyse sociopolitique de la NGP permet d’examiner l’un de ses outils les plus répandus : la gestion axée sur les résultats… quantifiables.

Une profonde mutation de la profession s’est amorcée sous nos yeux à la suite d’une redéfinition de l’institution scolaire comme simple organisation au service des parents/clients et de l’État entrepreneur, lequel ne cesse pas d’appauvrir ses ressources au profit d’une panacée, la NGP.

  • Parution : février 2020
  • Prix : 15,95 $
  • Pages : 144
  • format : 5 x 8 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-15-0

Une planète en mal d’œstrogène

Femmes et hommes du 21e siècle

Préface de France Théoret

Depuis trois mille ans, le monde s’est imaginé et construit sur un égarement funeste. La moitié de l’humanité a été laissée pour compte quand elle n’a pas été neutralisée ou martyrisée, voire victime de féminicides. Ce socle bancal sur lequel repose notre espèce l’a privée d’une intelligence et d’une énergie vitale inappréciables ; elle l’a surtout verrouillée dans un grave déséquilibre. Au siècle dernier, les femmes insurgées contre ce profond désordre ont d’abord réclamé la liberté et, devant l’âpre adversité, ont prudemment recherché la voie de l’égalité.

L’ouvrage s’interroge sur le sens de l’égalité dans un système qui crée un maximum de pauvres et un minimum de riches, qui nous enferme – pauvres et riches – dans une cage polluée dont il paraît de plus en plus difficile ou improbable de s’échapper ! Un système qui broie tant d’êtres humains ! Retrouver le sens et le chemin de la liberté, c’est imaginer l’inimaginable, c’est-à-dire une société où chaque personne – enfant, femme et homme – peut y évoluer librement.

Écrit à l’encre crue, puisque la réalité l’est, cet essai assume à la fois la dureté des choses et l’espoir d’en changer le cours. Le temps est venu de concevoir la parité parfaite, où œstrogène et testostérone agiront ensemble pour sauver l’humanité de ce qu’il faut bien nommer sa folie.

Cet essai propose une approche qui respire le large et qui aspire à un solide traité de paix et de liberté entre les femmes et les hommes du 21e siècle.

  • Parution : mars 2020
  • Prix : 28,95 $
  • Pages : 288
  • format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-16-7

 

Combattre l’extrême droite et le populisme

L’expérience du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Historiquement, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été une terre fertile au développement du populisme de droite – Bérêts blancs, créditistes –, de l’intégrisme religieux catholique et d’une définition identitaire excluante et rétrograde de la nation québécoise. Aujourd’hui, la droite populiste et l’extrême droite profitent, entre autres, de médias complaisants (les radio-poubelles) et, pendant plusieurs années, d’un maire à Saguenay (cinq mandats) à la fois traditionaliste catholique et xénophobe : « Nous les mous, les Canadiens français, on va se faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d’Algérie. […] Ils vont faire disparaître la religion et notre culture de partout. »

Pour l’extrême droite, le « communauta­risme » renvoie au fantasme d’immi­grant·es qui comploteraient en vue de « remplacer » la majorité nationale québécoise, catholique et francophone en imposant leurs normes et leurs « valeurs ». Sur les réseaux sociaux, le racisme est désormais décomplexé et des internautes menacent de réaliser des actes haineux, y compris des meurtres. Les propos populistes et les fausses nouvelles qui circulent sur le Web ou sur les ondes des radio-poubelles incitent des individus isolés (les « loups solitaires ») et des groupuscules à passer à l’action. Ce n’est pas tout, car l’extrême droite s’attaque également aux droits des Autochtones, des femmes et des LGBTQ+.

C’est dans un tel contexte que des militant·es anarchistes ont mené plusieurs combats pour contrer l’extrême droite dans leur région. Après un retour sur le passé, ce livre décrit les groupes d’extrême droite et leurs actions. Enfin, le Collectif Emma Goldman propose des pistes de réflexion et de lutte.

  • Parution : avril 2020
  • Prix : 18,95 $
  • Pages : 152
  • format : 5 x 8 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-18-1