Staline

Parmi les tyrans qu’a connus le 20e siècle, Staline occupe une place particulière. Durant sa longue période de domination, le «petit père des peuples» a été adulé par des millions d’exploité·es et d’opprimé·es à travers le monde car son nom, associé à la révolution d’Octobre, était synonyme d’émancipation et de liberté…

Intellectuel·les et artistes de l’Occident ont participé activement à cet aveuglement. De nombreux ouvrages historiques sont parus sur le personnage, mais peu ont tenté de comprendre plus fondamentalement les processus sociaux et historiques qui ont permis l’émergence du dictateur.

Peu avant son assassinat par le despote du Kremlin, Léon Trotsky, principal opposant à Staline, a entrepris d’écrire cette biographie. Disposant de sources de premières mains, lui qui a été au cœur du Parti bolchevique et a connu les protagonistes clés de cette cruelle histoire, il nous propose ici à la fois un portrait perçant du militant géorgien qui se hisse par la ruse et la brutalité au sommet du Parti bolchevique et une analyse pénétrante des bouleversements qu’a pu connaître la Russie soviétique et qui ont ouvert la voie à la dégénérescence des idéaux qui l’avaient portée.

Il s’agit de la première édition intégrale en français du manuscrit original conservé à Harvard, dont de larges parties ont été ignorées des éditions précédentes.

Cette nouvelle traduction a été réalisée et mise au point par un collectif composés de Philippe Antzenberger, Jonathan Baur, Marc Boukeroua, Colin Falconer, Michel Fénard, Patrick Le Tréhondat, Irène Paillard, Christine Schmidt, Patrick Silberstein, à partir de la nouvelle édition anglaise établie par Alan Woods et parue aux éditions Wellred en 2016.

Coédition M Éditeur, Page 2 et Syllepse

  • Parution : octobre 2021
  • Pages : 1 000
  • Format : 15 x 21 cm
  • ISBN : 978-2-84950-857-2
  • Prix : 30 € / 59,95 $

LA MORT, questions de transmission

Tome 1 – perspectives culturelles

Les personnes décédées demeurent-elles aux côtés des vivant·es ? Si oui, comment ? Comment la voix des mort·es est-elle transmise par-delà leur trépas ? Comment attribuons-nous le droit et le devoir de parler au nom d’un·e défunt·e ou de se taire ? Pour espérer répondre à ces questions, il nous faut autant nous attarder sur la manière dont les nouvelles technologies influencent et modifient notre rapport à la mort que sur ce que peuvent nous enseigner les écrits du passé.

Entendons-nous les voix des mort·es ? Affrontons-nous une crise de la transmission ?

Depuis la fin du 19e siècle, philosophes, sociologues et politologues ne cessent de professer l’existence d’une telle crise qui aurait été engendrée par l’entrée dans la modernité. Le progrès de la technique aurait alors créé de nouvelles modalités de transmission imparfaites et fragmentées de l’expérience humaine. Qu’en est-il vraiment ?

Le tome I de La mort, questions de transmission s’interroge sur les modalités de transmission de la voix des mort·es au 21e siècle dans une perspective culturelle. Les personnes décédées demeurent-elles aux côtés des vivant·es ? Si oui, comment ? Comment la voix des mort·es est-elle transmise par-delà leur trépas ? Comment attribuons-nous le droit et le devoir de parler au nom d’un·e défunt·e ou de se taire ? Pour espérer répondre à ces questions, il faut autant s’attarder sur la manière dont les nouvelles technologies influencent et modifient le rapport à la mort que sur ce que peuvent enseigner les écrits du passé.

D’une légende des Îles-de-la-Madeleine, symptôme d’un passé refoulé, aux fantômes comme reliques de la surproduction culturelle et matérielle des sociétés, du vieillissement de personnes atteintes d’Alzheimer et de maladies apparentées au rap qui utilise la mort de façon ludique en passant par l’examen des rouages colonialistes et racistes des filles qui ont disparu et été assassinées, ce livre ouvre des horizons sur la mémoire, laquelle est au cœur de la transmission entre la vie et la mort.

Amine Baouche, Jennifer Bélanger, Karine Bellerive, Léandre Boucher Paré, Fanie Demeule, Kevin Lambert, Alex Ann Monzerol, Faye Mullen, Paola Ouedraogo et Camille Potvin collaborent à cet ouvrage codirigé par Audrey Deveault et Michaël Lessard.

  • Parution : octobre 2021
  • Prix : 19,95 $
  • Pages : 184
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-33-4

LA MORT, questions de transmission

Tome 2 – perspectives sociales

L’expérience de la mort se transforme en Occident. Au cours du 20e siècle, au Québec comme ailleurs, la façon dont la mort est vécue a changé : on ne meurt plus à la maison, mais à l’hôpital ; on est de moins en moins embaumé et enterré, mais surtout incinéré ; la mort s’avère de plus en plus un choix de la personne qui se meurt ; et les rites funéraires traditionnels perdent leur sens dans le contexte du déclin religieux. Comment ces changements affectent-ils la transmission des récits de soi entre les générations ?

À partir de ces constats, dans ce deuxième volet sur la mort et les questions de transmission, plusieurs pistes sont explorées : que confient les mourant·es à une intervenante en soins spirituels ? Le droit au secret existe-il toujour pour les mort·es ? Pourquoi a-t-on adopté des notions comme celles de mort cérébrale et de mort cardiaque pour identifier la frontière entre la vie et la mort pour permettre le don d’organes ? Dans le vaudou haïtien, puisque l’on craint les mort·es, il y a nécessité de communication entre les vivant·es et les décédé·es au moyen de cérémonies ritualisées. Peut-on demeurer en contact avec les personnes décédées avec qui nous partageons un espace virtuel sur les réseaux sociaux ? Comment l’aide médicale à mourir informe-t-elle sur nos conceptions de la dignité et d’une vie qui mérite d’être vécue ? Enfin, comment notre valeur d’égalité nous permet-elle de porter un regard nouveau sur l’histoire pour inclure une pluralité de voix de personnes décédées ?

Alors que la mort se rappelle à nous quotidiennement dans l’espace public, les morts, elles, surviennent derrière des portes closes, ce qui transforme les questions de transmission de l’expérience humaine, lesquelles sont profondément altérées sous l’influence des nouvelles technologies : elles modifient notre rapport à la mort.

Thomas Blouin, Anne-Marie David, Laura Gagnon, Alexis Hudon, Elisanne Pellerin, Sonia Trépanier, Amélie Villeneuve et Élise Warren colla­borent à cet ouvrage codirigé par Audrey Deveault et Michaël Lessard.

  • Parution : octobre 2021
  • Prix : 17,95 $
  • Pages : 138
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-34-1

La douleur impensée

Autopsie féministe de la fibromyalgie, une « maladie de femmes »

L’algologie (soin de la douleur) est souvent considérée par le corps médical comme une « sous-médecine » et la fibromyalgie comme une pathologie secondaire. La recherche médicale néglige certaines hypothèses, manque de réflexivité et répond à une stratégie qui oblitère les savoirs acquis par les malades. Cette ignorance s’accompagne de « préjugés » et « superstitions » perpétués par les médecins selon lesquels les femmes, animées par leurs « humeurs » changeantes ou par des formes d’« hystérie », se plaignent sans raison, s’inventent des maladies et imaginent les douleurs…

Dans cette autopathographie (autobiographie axée sur l’expérience de la maladie), Joelle Palmieri nous décrit un véritable parcours de la combattante pour faire identifier son affection et trouver des moyens thérapeutiques pour atténuer sa douleur chronique invalidante.

Globalement impensée, la fibromyalgie touche très majoritairement les femmes. Déshumanisante, elle se caractérise par des déficiences aussi bien physiologiques (douleurs diffuses sur tout le corps, fatigue, perte de mobilité), que cognitives (troubles de la mémoire, du comportement et de la concentration), accompagnés d’une avalanche d’émotions difficilement contrôlables (peur, colère, tristesse).

Joelle Palmieri ausculte les différentes phases de son appropriation de cette « maladie de la douleur » : de la création de son langage à sa gestion, de sa qualification à la valorisation des savoirs acquis par la maladie auprès de thérapeutes de différentes disciplines. Puis l’autrice analyse des données médicales et sociologiques, questionne les politiques de la santé publique, leur hiérarchisation des pathologies et des soins associés, leur agnotologie (production culturelle de l’ignorance) de genre, la toxicité financière pesant sur les malades et fait valoir les savoirs des patientes.

Les biais sexistes des professions de la santé, qui sont dommageables pour la santé des femmes, sont au cœur de sa compréhension des difficultés rencontrées pour soigner cette « maladie de femmes ».

  • Parution : septembre 2021
  • Prix : 18,95 $
  • Pages : 152
  • Format : 5 x 8 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-31-0

La haine des femmes

Ce livre est un acte, un acte politique

dont la révolution est l’objectif. Il n’a pas d’autre fonction.

Andrea Dworkin

En temps de pandémie, une épidémie d’agressions sexuelles et d’actes violents d’hommes sur leurs compagnes ou ex-compagnes déferle sur les sociétés. Pourquoi ? Quelles sont les racines de cette violence masculine ? Les fémi­nicides d’aujourd’hui ne renvoient-ils pas aux gynocides d’hier, comme celui des femmes qualifiées de sorcières et ses millions de victimes ?

Comment apprend-on à haïr les femmes ? Andrea Dworkin explore les rôles sexués des personnages des contes de fées – la méchante sorcière (active), la belle princesse (passive), le jeune prince (nécessairement héroïque) – lesquels nourrissent l’esprit des enfants comme des absolus culturels stéréotypés. Elle poursuit son enquête par l’examen de la pornographie « littéraire », son sadisme culturel qui s’exerce au détriment des femmes, lesquelles sont heureuses de subir les pires avanies aux mains de leur maître (leur homme !). Elle analyse la haine des femmes à l’époque de la chasse aux sorcières et déconstruit les normes de beauté qui pèsent lourdement sur les femmes, jusqu’à les mutiler comme ce fut le cas avec les pieds bandés « érotisés » des Chinoises.

Parce que l’autrice veut détruire le sexisme et ses définitions antagonistes des rôles du masculin et du féminin, de l’homme et de la femme, parce qu’elle veux annihiler le pouvoir patriarcal à sa source et la structure de la culture telle que nous la connaissons, elle s’intéresse à l’androgynie comme moyen d’atteindre une réelle libération sexuelle et de mettre fin à la distinction des sexes, source de l’oppression des femmes.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Martin Dufresne.

  • Parution : septembre 2021
  • Prix : 22,95 $
  • Pages : 216
  • Format : 5 x 8 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-32-7

La nature contre le capital

L’écologie de Marx dans sa critique inachevée du capital

À partir de sources largement inédites, ce livre montre que Karl Marx a développé une analyse écologique du capitalisme. Ainsi, sa critique de la propriété privée apparaît indissociable de son analyse de la destruction de l’environnement.

À l’heure où les inégalités explosent et alors que la planète fonce vers l’abîme, Marx indique la source commune de ces problèmes et esquisse la solution : rompre avec le capitalisme pour établir une relation harmonieuse entre les humains et la nature. Pour trouver des solutions à la crise climatique globale dans laquelle l’humanité est entrée, il est aujourd’hui plus que jamais indispensable de comprendre l’imbrication entre le système capitaliste et la destruction environnementale.

Critique éminent du capitalisme, Karl Marx a pourtant mauvaise réputation auprès de nombreux écologistes. Il est accusé d’être un penseur productiviste, prônant la maîtrise de la nature par les humains. C’est à cette aune que Kohei Saïto relit les oeuvres majeurs, ainsi que les cahiers scientifiques inédits de Marx et montre que ces accusations sont sans fondement.

Il nous fait découvrir un Marx qui suit de près les avancées des sciences de la nature et, surtout, de l’agronomie, qu’il intègre méthodiquement dans ses propres travaux. Le constat s’impose : l’écologie est un aspect incontournable du projet marxien de la capitalisme. Ainsi, Marx fournit une base théorique riche pour comprendre la crise écologique actuelle et pour la dépasser.

  • En librairie : septembre 2021
  • ISBN : 978-2-84950-951-7
  • Prix : 25 € / 49,95 $
  • Format : 15 x 21 cm
  • Nombre de pages : 352
  • Coédition avec Syllepse (Paris) et Page 2 (Lausanne)

 

La nouvelle économique

Avant-propos de Michel Husson

Préfaces dErnest Mandel (1922-1995) et de Pierre Naville (1904-1993).

La course au profit illimité a conduit l’humanité au bord de l’abîme environnemental et social. Il est donc urgent de réorganiser les échanges économiques. Le projet de l’économiste Evgueni Preobrajensky consiste précisément à jeter les bases d’un tel système.

Planification écologique, écosocialisme… autant de mots d’ordre qui remettent en cause le privilège de la classe dominante de décider par ses choix d’investissement de la trajectoire de toute une société. Autant de mots d’ordre qui s’opposent à la logique de la maximisation du profit qui a simultanément conduit à l’explosion des inégalités sociales et à la crise écologique. Autant de mots d’ordre qui appellent à repenser la place de la coordination des échanges économiques dans une société post-capitaliste et les relations coopératives entre les peuples du monde.

Dans cette perspective, le défi auquel nous faisons face aujourd’hui consiste à trouver un calcul économique en mesure d’incorporer correctement à la fois les besoins sociaux et les contraintes environnementales.

C’est à partir de ce double impératif que La nouvelle économique, l’ouvrage classique de l’économiste soviétique Evgueni Preobrajensky portant sur les débuts de la planification socialiste, s’avère un guide théorique d’une actualité frappante.

Cette réédition de La nouvelle économique est la bienvenue, car il s’agit d’un ouvrage important, à la fois pour l’histoire de la transition (avortée) au socialisme en URSS, mais aussi en tant que première esquisse théorique d’un modèle de socialisme. Les introductions de Pierre Naville et d’Ernest Mandel suffisent largement à situer l’ouvrage dans ce double contexte historique et théorique.

Ce classique du marxisme a été édité en français en 1966 par les éditions Études et documentation internationales. Il était à ce jour épuisé.

  • En librairie : septembre 2021
  • ISBN: 978-2-84950-948-7
  • Prix : 25 € / 49,95 $
  • Format : 15 x 21 cm
  • Nombre de pages : 358
  • Coédition avec Syllepse (Paris) et Page 2 (Lausanne)

Abolir la prostitution — Manifeste

Si la prostitution s’est mondialisée (tourisme sexuel, traite des femmes et des enfants à des fins d’exploitation sexuelle) en essaimant dans le monde entier, le combat contre cette industrie d’inégalité sexuelle s’est lui aussi mondialisé. De plus en plus d’États adoptent une perspective d’abolition de la prostitution, laquelle consiste à décriminaliser l’activité des personnes prostituées et à criminaliser ceux qui profitent de la prostitution d’autrui, à savoir les proxénètes et les prostitueurs.

« L’histoire des civilisations jusqu’à nos jours est l’histoire de la subordination marchande des femmes et des enfants au plaisir sexuel masculin », écrit Richard Poulin, dans son manifeste pour un monde sans prostitution.

Après avoir présenté un aperçu historique de la prostitution, de l’abolitionnisme, du libéralisme et des impacts du capitalisme néolibéral sur la sexualité vénale, le chercheur définit concrètement les principes, les conditions et les moyens à mettre en place pour en finir avec cette industrie. La prostitution n’a pas toujours existé et, comme le système esclavagiste, elle peut être abolie.

Il s’agit d’un vibrant plaidoyer pour l’inaliénabilité du corps humain et l’égalité entre les hommes et les femmes. Cette égalité restera inaccessible tant que l’on ne mettra pas fin à la prostitution.

  • En librairie : 4 août 2021
  • Prix : 13,95 $
  • Pages : 136
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • ISBN : 978-2-924924-26-6

Justice sera-t-elle enfin rendue ? Weinstein, Matzneff, Rozon et les autres

Dans la foulée des accusations découlant du mouvement #MoiAussi, Thérèse Lamartine trace le portrait de plus de 60 agresseurs sexuels notoires. Des prédateurs qui, drapés dans leur pouvoir, ont abusé pendant plusieurs années de dizaines de femmes et d’enfants, mais aussi d’hommes, souvent sous les yeux délibérément clos de leurs proches ou, comme dans le cas de Gabriel Matzneff, avec l’aval de l’élite bien-pensante.

Un portrait d’ensemble n’avait pas encore été établi. Une réflexion sur l’incapacité des différents systèmes de justice à juger de telles causes, sur les stratégies de défense utilisées par les accusés, sur les séquelles psychologiques infligées aux victimes s’exposant publiquement en portant plainte n’avait pas été encore menée avec un tel degré d’acuité.

Thérèse Lamartine dresse un état des lieux, bien qu’incomplet, parce qu’en perpétuelle évolution (plusieurs procès sont en cours et d’autres suivront) et livre un constat atterrant, qui dérange, qui glace le sang. Personne ne peut rester insensible devant tant de souffrance et imperméable au déni de justice qui frappe de trop nombreuses victimes.

Son livre fait œuvre plus qu’utile tellement il contient de matière à la recherche et à la réflexion, pavant la voie à des travaux futurs. Il permet également de sensibiliser les personnes qui ont eu la chance de ne pas avoir été prises au piège de ces prédateurs sexuels.

  • Parution :  juin 2021
  • Prix : 21,95 $
  • Pages : 200
  • format : 5 x 8 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-30-3

Notre sang. Prédictions et discours sur la politique sexuelle

« La plupart des féministes que je connais qui ont lu Notre sang m’ont prise à part à un moment ou à un autre pour me dire qu’elles avaient une affection et un respect particuliers pour lui. Je crois qu’il représente quelque chose de vraiment beau et particulier. C’est peut-être parce qu’il a été écrit pour une voix humaine. C’est peut-être parce que j’ai dû me battre si fort pour dire ce qu’il contient. C’est peut-être parce que Notre sang a directement touché la vie de tant de femmes. » – Andrea Dworkin

Théoricienne incontournable, écrivaine incomparable et source d’inspiration de plusieurs générations de féministes, Andrea Dworkin demeure plus d’actualité que jamais alors que les femmes du monde entier se mobilisent pour lutter contre la violence masculine qu’elle a été l’une des premières à désigner et à combattre. Cette essayiste maniait comme nulle autre le verbe, l’humour, la colère, l’espoir.

Ce recueil révèle une extraordinaire conférencière qui nous entraîne dans les recoins de la misogynie, du pouvoir masculin, du sadisme et du masochisme sexuels, de la violence, du racisme, de la discrimination. Elle montre les liens qui existent entre l’oppression des femmes, le racisme, le colonialisme, l’esclavage et d’autres formes d’exploitation : « L’histoire de notre pays est une histoire de sang versé. Tout ce qui a grandi ici a poussé dans des champs imbibés du sang de peuples entiers. C’est une nation érigée sur la charogne humaine des nations indiennes. C’est une nation érigée sur le travail, la tuerie et les souffrances d’esclaves. C’est une nation raciste, une nation sexiste, une nation meurtrière. C’est une nation pathologiquement captive d’une volonté de domination. »

Traduction de l’anglais (États-Unis) par Yeun Lagadeuc-Ygouf et Martin Dufresne

Relecture de Christine Delphy

  • Parution : mai 2021
  • Prix : 19,95 $
  • Pages : 176
  • format : 5 x 8 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-29-7