Indianisme et paysannerie en Amérique latine - couverture

Indianisme et paysannerie en Amérique latine

Socialisme et libération nationale

La question indienne tout comme la question paysanne sont fondamentales pour tout processus de transformation sociale radicale et de libération de la domination étrangère, qu’elle soit directe ou indirecte, en Amérique latine. Les liens entre indianisme, paysannerie, libération nationale et socialisme sont donc de la plus haute importance pour tout projet d’émancipation.

Les essais d’interprétation de la réalité péruvienne de José Carlos Mariátegui demeurent des textes phares en Amérique du Sud. Dans trois de ses essais, les plus pertinents pour la situation d’aujourd’hui, la « question indienne » est étroitement reliée au « problème agraire ». Les thèses de Mariátegui s’inscrivent dans la perspective d’un marxisme innovateur, loin d’une simple transposition au Pérou du modèle européen. L’auteur et militant péruvien, dont la pensée a marqué durablement les générations successives dans tout le continent, examine la trajectoire particulière du capitalisme dans les pays semi-coloniaux d’Amérique latine, le rôle des classes sociales, lesquelles ont des caractéristiques singulières, la question autochtone et, plus largement, celle de l’identité, sans compter l’avenir du socialisme. Ses essais sont toujours d’actualité.

Le mathématicien et sociologue Álvaro García Linera, qui a été élu vice-président de la Bolivie lors des élections présidentielles de 2005 et 2009, est un théoricien du réveil identitaire indigène comme moteur des mouvements sociaux. Son texte traite de la réalité contemporaine des luttes autochtones. Il ne faut surtout pas minorer le fait que la question indienne est actuellement au cœur du combat écosocialiste, dont les Conférences des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre Mère de Cochabamba symbolisent toute l’acuité.

Les chercheurs étatsuniens Harry E. Vanden et Marc Becker retracent dans leur préface la vie et l’œuvre de Mariátegui, tandis que Pierre Beaudet examine l’histoire du dialogue souvent difficile, mais nécessaire et perpétuellement renouvelé du socialisme et de la libération nationale.

  • 176 pages
  • Prix : 17,95 $ | PDF 13,99 $
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-39-5

Coédition avec Syllepse (Paris)

Une révolution inachevée - couverture

Une révolution inachevée

Sécession, guerre civile, esclavage et émancipation aux États-Unis

La guerre de Sécession, c’est-à-dire la Guerre civile comme on la désigne aux États-Unis, reste un moment fondateur de l’histoire de ce pays. Dans les oppositions politiques d’aujourd’hui, ne sont jamais absentes les réfé­rences à ce conflit, tant celui-ci a structuré l’imaginaire collectif et son champ politique.

Quand la guerre civile éclate, de nombreux amis de Marx, qui ont émigré aux États-Unis après l’échec des révolutions de 1848 en Europe, s’engagent dans les armées de l’Union pour mettre fin à l’esclavage. Plusieurs seront colonels, généraux, conseillers, élus républicains, agitateurs ouvriers et animateurs de l’Association internationale des travailleurs (Première Internationale). De Londres, dans les colonnes du New York Daily Herald, Karl Marx écrit, commente, juge, soutient Abraham Lincoln, le critique pour ses atermoiements, appuie la libération des esclaves et la confiscation des biens des planteurs, décortique les liens entre l’esclavage et le développement du capitalisme. Il est attentif non seulement aux enjeux du conflit, mais aussi à l’émergence d’un mouvement d’émancipation des opprimées à travers la radicalité du courant abolitionniste de l’esclavage. Le président républicain comme le militant et théoricien communiste comprennent que, derrière la question de l’esclavage et de son abolition, il y a la possibilité de fonder un nouvel ordre social et que cela va déclencher des luttes titanesques, ce dont les États-Unis à la fin du 19e siècle seront le théâtre, notamment avec la reconstruction radicale et sa faillite contre-révolutionnaire, la naissance du Ku Klux Klan et l’imposition de la ségrégation raciale…

La riche introduction de Robin Blackburn, qui constitue à elle seule un ouvrage dans l’ouvrage, offre une mise en perspective des textes présentés et un rappel utile du contexte historique du déroulement du conflit. Bien après l’assassinat de Lincoln et la disparition de l’Association internationale des travailleurs, elle s’intéresse à ses consé­quences dans l’histoire sociale et politique des États-Unis, lesquelles sont trop souvent méconnues des francophones, et nous entraîne sur les traces des pionniers d’une autre Amérique, celle des expéditions anti-esclavagistes de John Brown jusqu’à la répression d’une société en pleine ébullition, qui naît des cendres du conflit.

Introduction de Robin Blackburn

  • 296 pages
  • Prix : 24,95 $ | PDF 18,99 $
  • Format : 15 x 21 cm
  • Mai 2012
  • ISBN 978-2-923986-33-3

Coédition avec Syllepse (Paris)

Sexualité ,marxisme et psychanalyse - couverture

Sexualité, marxisme et psychanalyse

Au moment où jamais dans l’histoire avons-nous assisté à une aussi intense marchandisation de la sexualité et des corps, principalement féminins, mais aussi enfantins, il importe de réfléchir sur les mécanismes de soumission mis en œuvre par le capitalisme dans le domaine de la sexualité. Cette marchandisation induit des transformations qui impli­quent un changement profond du vécu de l’individu. D’où l’intérêt de la publication de cet essai qui regroupe deux textes importants écrits par Wilhelm Reich (1897-1957) concernant les rapports entre le marxisme et la psychanalyse, ainsi que les liens entre la psychanalyse et la lutte des classes.

Si le marxisme, en tant que méthode d’investigation, s’inté­resse aux phénomènes sociaux, pour sa part, la psychanalyse explore les phéno­mènes psychiques qui se produisent dans une société donnée. Elle met à nu la contradiction sociale au sein même de l’individu, tandis que le marxisme dévoile les contradictions au sein des sociétés. En ce sens, malgré des niveaux d’analyses différents, ces deux méthodes d’approche du réel peuvent se féconder mutuellement. L’exploration de Reich est plus qu’utile pour nous aider à décrypter, tant au niveau social qu’individuel, les tendances sociales actuelles.

Avant-propos de Thierry Simonelli

  • 178 pages
  • Prix : 13,95 $ | 13 € | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • janvier 2012
  • ISBN 978-2-923986-03-6
Sexe capitalisme et critique de la valeur - couverture

Sexe, capitalisme et critique de la valeur

Pulsions, dominations, sadisme social

Pour Sade (1740-1814), l’homme a le droit de posséder autrui pour en jouir et satisfaire ses désirs ; les humains sont réduits à des objets, à des organes sexuels et, comme tout objet, ils sont interchan­­­gea­bles, par conséquent, ano­nymes, sans indivi­dualité propre. Ils sont instrumentalisés pour que le dominant puisse assouvir ses fan­tasmes d’asservissement. Sade annonce l’avènement de la société pro­duc­tiviste. Son monde reflète le mécanisme de production, avec son organisation, ses représentations, ses symboles, ses différentes formes de rationalisation, une économie politique de la production corporelle, favorable à l’objectivation des femmes et à leur soumis­sion sexuelle, piliers de la modernité capitaliste. Sade est moins un auteur « subversif » qu’un prophète du capita­lisme sexué.

« C’est la valeur qui fait l’homme », soutient Roswitha Scholz. Le capitalisme, c’est-à-dire le règne de la loi de la valeur, a donc un sexe. La société bourgeoise se fonde sur une dissociation entre la sphère de la production et celle de la reproduction (sphère publique versus sphère privée), tout au profit des hommes comme sexe dominant et du Capital. Le sadisme social con­centre certains des éléments constitutifs de la mar­chandise : aliénation, réification, dépossession, appropriation et servi­tude, sur la base d’une violence sexuée qui rend pérenne les rapports de domination et de soumission.

S’inscrivant dans le cadre de la Théorie critique de la valeur (Wertkritik ), Gérard Briche, Ronan David, Anselm Jappe, Robert Kurz, Nicolas Oblin, Roswitha Scholz et Johannes Vogele collaborent à cet ouvrage dirigé par Richard Poulin et de Patrick Vassort.

Traduit en castillan, publié chez Dones d’Enllaç, 2012.

  • 192 pages
  • Prix : 17,95 $ | 20 € | PDF 13,99 $
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Janvier 2012
  • ISBN 978-2-923986-04-3
La place du marxisme dans l'histoire - couverture

La place du marxisme dans l’histoire

À la suite de la crise financière de 2008, au moment où on redé­couvre la pertinence des analyses marxistes de la crise, au moment surtout où l’humanité est confrontée au réchauffement climatique et aux bouleversements des écosystèmes, Ernest Mandel rappelle que connaître les conditions sociales, économiques et politiques qui déterminent le cours de l’histoire, c’est aussi se donner les moyens de lutter contre ces mêmes conditions, lesquelles sont basées à la fois sur l’ex­ploi­tation de l’être humain par l’être humain et sur celle de la nature. Le marxisme qui s’est nourri, dès son origine, des sciences sociales les plus avancées de l’époque et des luttes des mou­vements d’éman­cipation, « apprend cons­­tam­ment du réel », lequel « est en trans­for­mation conti­nuelle ». Il est une expres­­­sion consciente du mouve­ment d’auto-émancipation de la classe des salariéEs.

Cet essai explore aussi bien le contenu du marxisme que ses impacts et sa portée historique. Il examine les conditions intellectuelles et sociales qui ont permis sa naissance et son développement, met en lumière ses principales caractéristiques et rend compte de son apport non seulement au niveau des connaissances et de l’analyse, mais également au niveau de la constitution du mouvement ouvrier révolutionnaire et de ses luttes.

Préface de Richard Poulin

  • 184 pages
  • Prix : 13,95 $ | 13 € | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Août 2011
  • ISBN 978-2-923986-01-2
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