Che Guevara

Ombres et lumières d’un révolutionnaire

Transformer un militant révolutionnaire en icône n’est-ce pas insulter sa mémoire ? Cinquante ans après la mort de Che Guevara (1967), les marchands d’affiches et de tee-shirts n’y trouvent rien à redire, et la figure du guérillero peut continuer à susciter admiration ou fascination sans que beaucoup connaissent réellement la pensée, les engagements ou tout simplement l’itinéraire de cet homme voué au changement social et politique.

Samuel Farber, l’auteur de ce livre, n’est pas un idolâtre de Che Guevara. Originaire de Cuba, acteur engagé de la gauche radicale étatsunienne, Samuel Farber nous propose une réflexion critique sans concession sur l’itinéraire du guérillero.

Cet ouvrage restitue le parcours du révolutionnaire argentin et non le mythe.

De sa naissance en Argentine à son assassinat par la CIA en Bolivie le 9 octobre 1967, l’auteur reprend le fil de sa vie. Le jeune étudiant en médecine, dont le voyage à travers l’Amérique latine confrontée à la misère et aux dictatures décide de son engagement politique, entreprend alors de se consacrer à la révolution. Ces années de formation sont essentielles pour comprendre la pensée de celui qui sera bientôt surnommé Che Guevara lorsqu’il rejoint Fidel Castro. La révolution cubaine, ses responsabilités dans la réforme agraire, son engagement militaire au Congo et, enfin, l’expédition en Bolivie qui lui sera fatale constituent les temps forts de l’ouvrage.

Samuel Farber offre également une nouvelle approche critique de la pensée de Che Guevara qui éclaire pleinement ses actes et ses choix fortement marqués par un volontarisme autoritaire qui éclipse la question démocratique et qui annonce déjà les impasses de la révolution cubaine.

Un portrait sans concession qui éclaire sous un nouveau jour une figure exceptionnelle du 20e siècle.

  • Parution : octobre 2017
  • Prix : 22,95 $ | 17,99 $
  • 200 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-78-4

S’engager ! Pourquoi, comment ?

Matériaux de réflexion pour mes petits-enfants

Préface de Henri Lamoureux

« Contrairement à beaucoup de militantEs de ma génération, je n’ai pas connu de phase marxiste-léniniste ou maoïste, par exemple au sein du Parti communiste ouvrier (PCO) ou du mouvement En Lutte. Tout simplement parce que j’étais contre l’idée d’un parti unique – dont on n’arrive plus à se défaire une fois en place – et parce que ces organisations, au début des années 1980, n’étaient pas souverainistes. Je me situais plutôt dans la mouvance « “socialisme et indépendance”. »

Si cela situe politiquement l’auteur de ce livre, il n’en reste pas moins que Jacques Fournier a surtout été engagé dans différentes causes sociales et communautaires, y compris lorsque l’heure de la retraite a sonné.

L’ouvrage s’ouvre sur une courte autobiographie d’un « militant ordinaire », un texte écrit à l’origine à l’intention de ses cinq petits-enfants. Suivent des chroniques à caractère philosophique, sociologique ou politique qui portent sur les raisons de se battre, les motifs de douter, l’importance du militantisme et du bénévolat, l’effort, l’automne de la vie, le bon usage de la retraite, l’intériorité, le panthéisme, le spinozisme, la simplicité volontaire, le bonheur authentique, la joie, la mort, la vie, la beauté, la gratitude, la question nationale et les questions sociales.

Ces écrits sont caractérisés par la recherche du sens et par l’implication citoyenne. Jacques Fournier nous offre un florilège de pensées humanistes et progressistes résolument engagées pour un monde meilleur.

  • Parution : mai 2017
  • Prix : 16,95 $ | 12,99 $
  • 160 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-68-5

L’époque était rouge

Militer au Québec pour un avenir radieux dans un parti marxiste-léniniste

Ce témoignage, qui débute à la fin des années soixante-dix, dans une petite ville industrielle au Québec, relate l’évolution politique d’un jeune militant dans la vingtaine, alors qu’il s’investit de plus en plus dans une organisation marxiste-léniniste. Gilles Morand explique dans le détail la vie interne de la Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada, devenu plus tard le Parti communiste ouvrier, la plus importante organisation maoïste du Québec.

Décrites parfois de façon sarcastique, les méthodes de travail et les habitudes de l’organisation sont expliquées selon les différents contextes de lutte. Le déroulement des réunions, la camaraderie, la clandestinité, la diffusion des publications, les grandes assemblées, les manifestations, le recrutement, le rôle des membres dans une organisation fortement hiérarchisée, les rapports entre les camarades, les histoires d’amour, l’activité politique dans les lieux de travail et dans les groupes populaires, etc., toutes ces dimensions sont abordées tour à tour sans complaisance. La ligne politique de l’organisation est exposée dans ses grandes orientations ainsi que ses liens avec les « partis frères » au plan international, son combat idéologique contre les autres groupes communistes au Canada, ses dissensions internes, puis son ascension et son déclin au début des années quatre-vingt au moment où elle a dû affronter ses démons intérieurs (la question nationale, le féminisme, la démocratie, etc.) et extérieurs (la politique de la Chine populaire, le schisme de ce pays avec l’Albanie d’Enver Hoxha, le génocide des Khmers rouges au Cambodge, etc.).

Un récit captivant d’un militant qui espérait changer le monde et qui a donné beaucoup sans pour autant y arriver.

  • Parution : avril 2017
  • Prix : 16,95 $ | 12,99 $
  • 150 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-66-1

Cartes sur table

Syndicalisme, politique, diplomatie

Engagé dans l’éducation, le syndicalisme et la politique, l’auteur a senti le besoin de « déchiffrer » le sens de son parcours. Il a voulu mettre les cartes sur table. Adepte de la ligne droite, il a même osé en emprunter plus d’une, ce dont il s’explique sans détour.

Issu d’un milieu ouvrier et formé aux humanités classiques, il s’est engagé avec enthousiasme dans la Révolution tranquille et dans la réforme scolaire des années soixante, déterminé à faire entendre la voix du personnel de l’enseignement, de concert avec les salariées du secteur public. La CEQ qu’il a présidée à deux reprises a subi les foudres de gouvernements libéraux et péquistes, tout en contribuant à l’unité et au renforcement du mouvement syndical québécois. Adepte d’un syndicalisme de transformation sociale et indépendant de toute formation politique, l’auteur fait le point avec franchise sur les dessous des quatre rondes de négociation auxquelles il a participé.

Sentant qu’il a donné le mieux de son potentiel à son organisation, il fait le choix de parcourir de nouveaux horizons : environnement, consultation, admi­nistration publique. Fort de ces nouvelles connaissances et expériences, il répond à l’invitation du Parti libéral du Québec et affiche une option fédéraliste lors du référendum de 1995. Le fédéralisme lui paraît, en principe, offrir une perspective plus favorable au plein essor des forces vives du Québec, à condition qu’il fasse preuve de souplesse et de renouveau. C’est dans le but de contribuer à cette évolution qu’il décide de passer au fédéral, où il a l’occasion d’approfondir sa connaissance de l’environnement, de la santé, de l’immigration et des relations internationales.

L’auteur explique, d’une façon explicite et franche, ce qui l’a mené à exercer une fonction diplomatique auprès de l’UNESCO, au temps fort de l’avènement de la Convention sur la diversité culturelle.

Puisant dans une abondante documentation, Yvon Charbonneau reconstitue, à travers son cheminement, de larges pans, souvent inédits, de notre histoire.

  • Parution : septembre 2016
  • Prix : 39,95 $ | PDF : 29,99 $
  • 464 pages
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-924327-52-4
Fernand Daoust, couverture

Fernand Daoust – 2. Bâtisseur de la FTQ, 1964-1993

Fernand Daoust a été à la direction de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) pendant vingt-quatre ans, d’abord comme secrétaire général, de 1969 à 1991, puis comme président, jusqu’en 1993. C’est pendant ces années que, de fédération syndicale provinciale au mandat plutôt limité, la FTQ est devenue une grande centrale, dont l’influence a été déterminante dans la construction du Québec moderne. Dans cette deuxième partie de sa biographie, il s’affirme comme l’un des chefs de file du courant nationaliste et progressiste à la FTQ.

Fernand Daoust projette une image singulière parmi les syndicalistes québécois. Grand, distingué, d’une élocution nette et d’un vocabulaire châtié, son maintien digne lui confère une allure un peu aristocratique. Pourtant, il n’est issu ni d’un milieu aisé ni d’une famille d’intellectuels. Élevé par une mère monoparentale, il a trimé dur pour payer ses études.

Dans cette deuxième partie de sa biographie, il s’affirme comme l’un des chefs de file du courant nationaliste et progressiste à la FTQ. À deux reprises, il tente de façon infructueuse d’accéder à la direction de la centrale. C’est lors d’un congrès, où l’un des principaux enjeux est l’adoption d’une politique linguistique, qu’il devient secrétaire général de la FTQ.

Pendant plus de vingt ans, il forme avec Louis Laberge, un tandem étonnant, mais solide. C’est sous leur direction que la FTQ acquiert une représentativité unique et une cohésion qui en font un acteur social majeur au Québec. Si Louis Laberge a été la figure publique emblématique de la centrale, Fernand Daoust a réalisé dans l’ombre un patient et efficace travail de bâtisseur. On lui doit l’organisation de ser­vices diversifiés très prisés des syndicats affiliés. Tout au long de son mandat, il a été le champion de la reconnaissance du français comme langue de travail et un artisan d’une FTQ progressiste et nationaliste.

  • Parution : février 2016
  • Prix : 29,95 $ | PDF 22,99 $
  • Pages : 392
  • Formats : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-923986-88-3
Malcolm X - couverture

Malcolm X

Une vie de réinventions

« Il sera difficile à quiconque de faire mieux que ce livre. Il va plus loin et il est plus riche qu’un simple hommage à Malcolm X. […] Il nous offre un Malcolm X vivant à toute vitesse, un homme qui est mort pour sa foi en la liberté », The Washington Post« Plein d’informations et de connaissances nouvelles et surprenantes. […] Marable déconstruit astucieusement des couches et des couches de mythes sur la vie de son sujet », The New York Times.

Prédicateur sectaire de la Nation of Islam, ou musulman orthodoxe converti à la tolérance, nationaliste noir ou révolution­naire ouvert aux alliances avec les groupes de gauche, ex-revendeur de drogue, ancien prisonnier, partisan de l’auto­défense armée, dirigeant panafricaniste… Malcolm X a connu plusieurs vies. Après son assassinat, des groupes très différents – les trotskistes, les nationalistes noirs, les musulmans sunnites – se réclamèrent de lui. Des centaines d’institutions et d’associations de quartier ont été rebaptisées en son honneur.

Malcolm X est devenu une icône de la cul­ture noire et, plus largement, de la culture populaire dans de nombreux pays. Son héritage et sa mémoire ont fait l’objet de luttes achar­nées. Paradoxalement, sa vie reste mal connue. C’est principalement par l’ouvrage connu comme son autobiographie, coécrite avec Alex Haley, que le grand public a appris à connaître Malcolm X, alors même que ce livre, écrit dans des conditions controversées, édulcore bien des aspects du parcours personnel et politique du dirigeant noir. C’est ce vide que vient combler cette biographie magistrale.

Fruit de nombreuses années de recherches dans les archives du FBI, dans celles de la famille de Malcolm X, d’entretiens avec les personnes l’ayant accompagné ou croisé, ce livre, écrit par un grand historien africain américain, apporte un éclairage inédit sur les « vies » de Malcolm X, ses choix et ses évolutions politiques, son assassinat et sa postérité.

Prix Pulitzer

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuel Delgado Hoch, Patrick Le Tréhondat, Patrick Silberstein

  • 608 pages
  • Prix : 36,95 $ | PDF 27,99 $ |
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Octobre 2014
  • ISBN 978-2-923986-12-8

Codétion avec Syllepse (Paris).

Tisser le fil rouge - couverture

Tisser le fil rouge

Le Printemps érable en Outaouais – récits militants

En 2012, pendant le Printemps érable, la région de l’Outaouais est apparue comme un symbole de la résistance. ConfrontéEs à une première injonction, les étudiantEs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) se sont d’abord barricadéEs à l’intérieur de l’établissement. Les images de la chaîne humaine des professeurEs et des militantEs de la communauté pour empêcher l’escouade anti­émeute de déloger les étudiantEs ont fait le tour du Québec et servi d’inspiration aux professeurEs d’autres établissements d’enseignement. Le lendemain, l’administration de l’UQO était la première au Québec à réclamer la présence policière sur un campus. L’arrestation d’un professeur cette même journée a été dénoncée partout dans le monde (États-Unis, France, etc.).

Pendant la semaine du 17 avril, il y a eu 312 arrestations. Les étudiantEs et les professeurEs du Collège de l’Outaouais et de l’UQO ont fait front commun pour promouvoir entre autres la démocratie étudiante et l’accessibilité aux études supérieures.

Lorsque surviennent des événements aussi troublants et bouleversants, inévitablement les gens qui les vivent cherchent à leur donner un sens. MuseléEs, surveilléEs, désolidariséEs par la judiciarisation, démobiliséEs par les fausses promesses d’une élection, les militantEs ont été appeléEs à évaluer les gains et l’ampleur du travail inachevé. Ces militantEs ont alors entrepris de tirer un fil conducteur de la masse informe des faits, malgré la peur qui, parfois, s’est installée.

Plusieurs textes de cet ouvrage le proposent sous la forme du témoignage, dans un effort de nommer et de rendre publique une expérience déstabilisante. Ces témoignages permettent de garder durablement la trace de ce qu’on risque d’oublier, ils mettent des mots sur l’événement et disent le malaise qu’il a suscité en même temps que les reconfigurations des rôles, des statuts et des attentes des unes et des autres qu’il a déclenchées.

Préface de Normand Baillargeon

  • 272 pages
  • Prix : 24,95 $ | PDF 18,99 $ |
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • Septembre 2014
  • ISBN 978-2-923986-08-1
Ni silence, ni pardon - couverture

Ni silence, ni pardon

L’inceste: un viol institué

Près de 25 % des filles subissent une expérience à caractère sexuel avec un adulte avant l’âge de treize ans. Les deux tiers des victimes d’agressions sexuelles sont âgés de moins de dix-huit ans. Dans 98 % des cas, l’agresseur est de sexe masculin, mais plus de 20 % des agresseurs sont âgés de moins de dix-huit ans. Et notre société érotise outrageusement les filles, ce qui n’est pas sans conséquence.

Les récits de Jeanne Cordelier et de Mélusine Vertelune portent sur un type d’agression à caractère sexuel particulier, celui qui est défini comme incestueux. La fillette, qui en est victime, est complètement démunie, car une personne censée la protéger et l’aimer l’agresse, en fait son objet sexuel. La plupart du temps, la fillette se tait, par honte, par peur, par soumission à son entourage, parce qu’elle sait qu’elle ne sera pas crue. Et si elle parle, on la fait taire. Ainsi, en toute impunité se perpètrent des crimes aux conséquences dévastatrices sur les plans physique et psychologique.

Or, certaines, un jour, décident courageusement de briser le silence, un silence lourd, étouffant, accablant. Mélusine Vertelune nous raconte sans fard ce qui a été son calvaire quand son frère plus âgé l’a agressée à répétition pendant de nombreuses années. Il ne peut être alors question de pardon, mais de solidarité contre les dominants, les agresseurs, les criminels.

Préface de Marie-France Casalis

  • 112 pages
  • Prix : 12,95 $ | 12 € | PDF 10,99 $ |
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Février 2014
  • ISBN 978-2-923986-90-6
Fernand Daoust - couverture

Fernand Daoust – 1. Le jeune militant syndical, nationaliste et socialiste, 1926-1964

Fernand Daoust est surtout connu pour avoir été un dirigeant central de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) pendant vingt-quatre ans. Or, cela est le fruit d’un véritable parcours du combattant dans le mouvement ouvrier.

Né en 1926, le syndicaliste a été élevé dans une famille monoparentale très modeste. Sa curiosité, sa soif de connaissance et sa détermination l’ont entraîné bien au-delà des activités auxquelles ses origines le destinaient. Dans cette première partie de sa biographie, qui couvre les années 1926-1964, nous l’accompagnons dans le Montréal de la grande dépression, assistons à ses premiers engagements nationalistes pendant la crise de la conscription, à sa découverte des idéologies progressistes et à son entrée dans le mouvement syndical, malgré les dures conditions imposées aux syndicalistes par le régime de Duplessis. Nous le voyons découvrir la nécessité de l’action politique et pressentons le futur dirigeant syndical.

Accédant aux études universitaires à force de courage et de persévérance, son horizon intellectuel s’élargit. C’est tout naturellement qu’il choisit le syndicalisme pour y développer et approfondir son engagement social et politique. En faisant sienne l’idéologie socialiste, qui inspire les courants les plus dynamiques du syndicalisme québécois, le jeune syndicaliste ne renie cependant pas ses racines. Son socialisme s’incarne dans une nation spécifique. Il n’était pas d’accord avec une majorité de syndicalistes de gauche de l’époque, qui qualifiaient de rétrogrades les aspirations nationales des francophones. Au contact des idées de gauche, le nationalisme de droite, dans lequel il avait baigné à l’adolescence et auquel il n’avait jamais totalement adhéré, a fait place à un nationalisme progressiste, précurseur de celui qu’allait épouser une proportion grandissante de la population québécoise.

  • Parution : septembre 2013
  • Prix : 24,95 $ | PDF 17,99 $
  • Pages : 312
  • Formats : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-923986-86-9
Pilleurs d'héritage - couverture

Pilleurs d’héritage

Confessions douces et amères d’un Hydro-Québécois

Réjean Porlier est le président du Syndicat des techno­logues d’Hydro-Québec. C’est à ce titre qu’il a écrit un livre passionné se portant à la défense de la qualité de vie menacée par des projets de privatisation du bien public. Cela concerne aussi bien les sociétés d’État et les services publics que l’exploitation d’une mine d’apatite et de magnétite titanifère à Sept-Îles.

Employé d’Hydro-Québec depuis plus de trente ans, le Nord-Côtier trace un portrait de l’entreprise et montre comment on affaiblit en douce ce fleuron de l’économie québécoise. Vache à lait des gouvernements, objet de convoitise, la société d’État semble avoir perdu ses repères. Les fuites se multiplient, le bateau prend l’eau. Comment redresser le cours des choses ? Est-ce que les syndicats ont encore un rôle à jouer ? Réjean Porlier soutient que c’est plus que jamais le cas. Toutefois, il leur faut changer de culture organisationnelle, remettre en cause leurs côtés affairistes et bureaucratiques. Les centrales syndicales ont noué des liens trop étroits avec les gouvernements et les employeurs.

C’est un livre engagé et réfléchi, qui relate le parcours d’un contestataire de l’ordre établi, y compris dans les organisations syndicales, d’un homme qui a décidé de combattre les inégalités en convainquant les gens de s’engager dans la lutte, en s’attaquant à certains tabous et en prêchant par l’exemple. C’est également un livre qui n’a pas de réponses toutes faites, qui laisse place aux questionnements et aux doutes, tout en donnant espoir.

  • 184 pages
  • Prix : 13,95 $ | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Août 2013
  • ISBN 978-2-923986-76-0
Page 1 sur 212