LA MORT, questions de transmission

Tome 1 – perspectives culturelles

Les personnes décédées demeurent-elles aux côtés des vivant·es ? Si oui, comment ? Comment la voix des mort·es est-elle transmise par-delà leur trépas ? Comment attribuons-nous le droit et le devoir de parler au nom d’un·e défunt·e ou de se taire ? Pour espérer répondre à ces questions, il nous faut autant nous attarder sur la manière dont les nouvelles technologies influencent et modifient notre rapport à la mort que sur ce que peuvent nous enseigner les écrits du passé.

Entendons-nous les voix des mort·es ? Affrontons-nous une crise de la transmission ?

Depuis la fin du 19e siècle, philosophes, sociologues et politologues ne cessent de professer l’existence d’une telle crise qui aurait été engendrée par l’entrée dans la modernité. Le progrès de la technique aurait alors créé de nouvelles modalités de transmission imparfaites et fragmentées de l’expérience humaine. Qu’en est-il vraiment ?

Le tome I de La mort, questions de transmission s’interroge sur les modalités de transmission de la voix des mort·es au 21e siècle dans une perspective culturelle. Les personnes décédées demeurent-elles aux côtés des vivant·es ? Si oui, comment ? Comment la voix des mort·es est-elle transmise par-delà leur trépas ? Comment attribuons-nous le droit et le devoir de parler au nom d’un·e défunt·e ou de se taire ? Pour espérer répondre à ces questions, il faut autant s’attarder sur la manière dont les nouvelles technologies influencent et modifient le rapport à la mort que sur ce que peuvent enseigner les écrits du passé.

D’une légende des Îles-de-la-Madeleine, symptôme d’un passé refoulé, aux fantômes comme reliques de la surproduction culturelle et matérielle des sociétés, du vieillissement de personnes atteintes d’Alzheimer et de maladies apparentées au rap qui utilise la mort de façon ludique en passant par l’examen des rouages colonialistes et racistes des filles qui ont disparu et été assassinées, ce livre ouvre des horizons sur la mémoire, laquelle est au cœur de la transmission entre la vie et la mort.

Amine Baouche, Jennifer Bélanger, Karine Bellerive, Léandre Boucher Paré, Fanie Demeule, Kevin Lambert, Alex Ann Monzerol, Faye Mullen, Paola Ouedraogo et Camille Potvin collaborent à cet ouvrage codirigé par Audrey Deveault et Michaël Lessard.

  • Parution : octobre 2021
  • Prix : 19,95 $
  • Pages : 184
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-33-4

LA MORT, questions de transmission

Tome 2 – perspectives sociales

L’expérience de la mort se transforme en Occident. Au cours du 20e siècle, au Québec comme ailleurs, la façon dont la mort est vécue a changé : on ne meurt plus à la maison, mais à l’hôpital ; on est de moins en moins embaumé et enterré, mais surtout incinéré ; la mort s’avère de plus en plus un choix de la personne qui se meurt ; et les rites funéraires traditionnels perdent leur sens dans le contexte du déclin religieux. Comment ces changements affectent-ils la transmission des récits de soi entre les générations ?

À partir de ces constats, dans ce deuxième volet sur la mort et les questions de transmission, plusieurs pistes sont explorées : que confient les mourant·es à une intervenante en soins spirituels ? Le droit au secret existe-il toujour pour les mort·es ? Pourquoi a-t-on adopté des notions comme celles de mort cérébrale et de mort cardiaque pour identifier la frontière entre la vie et la mort pour permettre le don d’organes ? Dans le vaudou haïtien, puisque l’on craint les mort·es, il y a nécessité de communication entre les vivant·es et les décédé·es au moyen de cérémonies ritualisées. Peut-on demeurer en contact avec les personnes décédées avec qui nous partageons un espace virtuel sur les réseaux sociaux ? Comment l’aide médicale à mourir informe-t-elle sur nos conceptions de la dignité et d’une vie qui mérite d’être vécue ? Enfin, comment notre valeur d’égalité nous permet-elle de porter un regard nouveau sur l’histoire pour inclure une pluralité de voix de personnes décédées ?

Alors que la mort se rappelle à nous quotidiennement dans l’espace public, les morts, elles, surviennent derrière des portes closes, ce qui transforme les questions de transmission de l’expérience humaine, lesquelles sont profondément altérées sous l’influence des nouvelles technologies : elles modifient notre rapport à la mort.

Thomas Blouin, Anne-Marie David, Laura Gagnon, Alexis Hudon, Elisanne Pellerin, Sonia Trépanier, Amélie Villeneuve et Élise Warren colla­borent à cet ouvrage codirigé par Audrey Deveault et Michaël Lessard.

  • Parution : octobre 2021
  • Prix : 17,95 $
  • Pages : 138
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-34-1

Devoirs d’éducation

Préface de Guy Rocher

Pour Normand Baillargeon, l’éducation est un sujet de toute première importance qui exige une réflexion collective de grande envergure et en profondeur. La philosophie et la recherche probante, trop peu connues et, hélas, trop peu invoquées, apportent, sur les nombreuses questions qui se posent avec urgence, un éclairage particulier et irremplaçable. Depuis quelques années, il a pensé certaines de ses chroniques, publiées dans Le Devoir, mais aussi dans des magazines, fortement inspirées par la philosophie et par la recherche, comme des contributions à la conversation démocratique sur l’éducation.

Il en appelle à une Commission Parent 2.0 dont le but serait de s’atteler à la gigantesque tâche sur ce que nous devrions viser comme finalités en éducation au 21e siècle ? Ce qu’appuie Guy Rocher dans sa préface : « Nous n’avons jusqu’à présent que partiellement réussi cette “révolution” de l’éducation. Les erreurs et les ratés sont nombreux. […] Au Québec, les institutions privées gar­­dent encore leur prestige, étant même largement subventionnées par les fonds publics, avec la conséquence que nous avons maintenant un système d’éducation à trois vitesses, inégalitaire, aux dépens de ceux et celles qui en auraient le plus besoin. Il faudrait donc aujour­d’hui entreprendre d’importants redressements si l’on veut sérieu­sement faire revivre le projet d’un système public d’éducation accessible à tous et toutes. Voilà pourquoi les observations et les réflexions de Normand Baillargeon sur notre système d’éducation […] sont plus que jamais pertinentes, aussi bien pour les temps présents que pour un avenir à sauver. »

  • Septembre 2020
  • Prix : 24,95 $
  • Pages : 232
  • format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-22-8

Féminin et masculin

Photos d’affiches publicitaires

Préface de Florence Montreynaud

En déambulant dans les rues de Montréal, Osire Glacier a photographié des affiches publi­citaires. Ce livre est consacré aux représentations du féminin et du masculin sur les panneaux-réclame. On y constate que les stéréotypes réducteurs des sexes persistent dans cette forme de publicité qui cannibalise l’espace public. 

Alliant une démarche descriptive à un processus créatif ludique, il invite à la réflexion sur l’impact de la marchandisation du corps féminin et pose un certain nombre de questions : peut-on traiter le corps féminin comme une marchandise servant à vendre d’autres marchandises sans porter atteinte à l’égalité des sexes ? Peut-on voir des images dégradantes des femmes dans l’espace public sans entacher la dignité des femmes ? Pourquoi l’image des hommes apparaît-elle comme un éloge d’une certaine masculinité ? D’autant que l’homme est toujours plus qu’un simple objet. Qu’est-ce que cela implique dans l’imaginaire collectif ?

52 photographies

  • Parution août 2019
  • Prix : 24,95 $
  • pages : 112
  • format : 7 x 8,75 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-08-2

 

L’orthographe, un carcan ?

Une déconstruction du mythe orthographique de A à Z

« Combien de vies ratées pour quelques fautes d’orthographe ! », Roland Barthes

En effet, les personnes qui ne manient pas suffisamment bien les règles orthographiques en payeront le prix fort. Depuis longtemps au Québec, l’éducation est obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans. Néanmoins, 53 % de la population adulte serait analphabète fonctionnelle. Quelle est donc la cause de ce problème ? Ne tiendrait-elle pas en bonne partie dans des règles surannées qui créent un fossé entre l’oral et l’écrit, un fossé qui s’élargit plus on descend dans la hiérarchie sociale ?

Si on vous disait que tout ce que vous croyez essentiel à l’écriture du français n’est qu’un ramassis d’idées préconçues auxquelles vous n’êtes pas tenues d’adhérer ? Au fond, qu’est-ce qui vous empêche d’écrire éléfan au lieu d’éléphant, ou de laisser les participes passés invariables ?

L’orthographe n’est-elle pas aujourd’hui une sorte de dogme, tant il est malaisé d’oser la contester ou la réformer sans se faire pratiquement accuser de sacrilège ?

Mario Périard s’attèle à déconstruire les principales idées reçues sur l’orthographe. Il vous convie à revisiter ces lieux communs mille fois répétés, ces prétextes pour maintenir le plus grand nombre dans un carcan normatif inaccessible, contradictoire, trop souvent illogique, farci d’exceptions à n’en plus finir, un carcan qui conforte les privilégiées de l’expression dans leur chasse gardée.

 

  • Parution : septembre 2018
  • Prix : 15,95 $
  • pages : 144
  • format : 5 x 8 pouces
  • ISBN :  978-2-924327-92-0

L’arche de Socrate

Petit bestiaire philosophique

De l’âne de Buridan au zèbre de Drestke, en passant par le cochon de John Stuart Mill et la chauve-souris de Thomas Nagel, les animaux surgissent depuis toujours dans la pensée et les écrits des philosophes et des économistes comme dans ceux des écrivaines, des fabulistes et des poètes.

Normand Baillargeon, auteur du Petit cours d’autodéfense intellectuelle, entreprend ici un premier repérage de la présence animale dans l’univers philosophique. On y découvre comment, tout au long de l’histoire des idées, des animaux ont servi de support ou d’inspiration à bon nombre de questions philosophiques sur la nature humaine, les droits des animaux, le déterminisme ou encore la mécanique quantique. Il fait état des discussions sur l’immémoriale question du statut ontologique de l’animal et de la place qu’il occupe dans sa relation avec l’être humain, depuis ce naturalisme reconnaissant que l’humain est un animal, jusqu’au végétarisme interdisantde consommer des animaux. Ces graves et profondes questions n’ont cessé d’être débattues dans l’histoire des idées.

Normand Baillargeon a assemblé une petite « méningerie » avec l’espoir qu’en la parcourant, il serait possible de distinguer, de manière accessible et ludique, quelques enjeux et problèmes philosophiques importants. Il espère avoir atteint ce modeste objectif sans qu’aucun animal n’ait été maltraité dans l’écriture de ce livre et que chacun de ceux qui sont évoqués ici ait reçu tout le respect qui lui est dû.

  • Parution : mai 2018
  • Prix : 19,95 $
  • Pages : 208
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-86-9

Grammaire non sexiste de la langue française

Le masculin ne l’emporte plus !

Un tabouret et mille femmes sont pris en photo. Eh oui ! en français, le masculin l’emporte sur le féminin même lorsque des humaines côtoient des objets ! Cette logique tordue n’est pas intrinsèque à la langue française. Elle est le fruit d’une lutte menée aux 17e et 18e siècles contre le féminin – et contre les femmes – par les « autorités » linguistiques.

En effet, dans le passé, on accordait une phrase selon le genre du mot le plus proche (accord de proximité). Ainsi, des hommes et des femmes pouvaient se montrer généreuses. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, puisque le masculin, en tout temps, doit l’emporter. Cette supériorité du masculin, rendu prétendument générique comme dans l’expression « droits de l’homme », relèverait du « génie » d’une langue délibérément sexiste, et pas seulement sur le plan grammatical… Des mots comme autrice, professeuse, philosophesse et capitainesse ont été relégués aux oubliettes, car les femmes n’étaient pas aptes à exercer de telles fonctions, seuls les hommes le pouvaient, prétendait-on. On a donc décrété que ces mots devaient disparaître, effaçant ainsi de notre histoire les femmes qui osaient penser, créer et agir. Depuis, on ne cesse d’inventer de nouveaux mots féminins, comme auteure et professeure, pour décrire la réalité telle qu’elle est au grand dam des académiciens-cerbères de la langue qui résistent à la féminisation de toutes leurs forces en déclin.

Comment écrire et parler de façon non sexiste ? Michaël Lessard et Suzanne Zaccour proposent différentes façons de le faire, évaluant les avantages et les inconvénients de chacune d’elles. Leur livre n’impose pas une règle grammaticale. En fait, il est une invitation à apprendre, à désap­prendre, à critiquer, à discuter et à oser se lancer à la recherche de la langue des femmes. En outre, la réhabilitation du féminin a également comme fonction de développer une langue moins genrée qui prend en compte les personnes qui ne s’identifient pas au féminin ou au masculin.

  • Parution : 30 août 2017
  • Prix : 19,95 $ | PDF : 14,99 $
  • 192 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-64-7