L’arche de Socrate. Petit bestiaire philosophique

De l’âne de Buridan au zèbre de Drestke, en passant par le cochon de John Stuart Mill et la chauve-souris de Thomas Nagel, les animaux surgissent depuis toujours dans la pensée et les écrits des philosophes et des économistes comme dans ceux des écrivaines, des fabulistes et des poètes.

Normand Baillargeon, auteur du Petit cours d’autodéfense intellectuelle, entreprend ici un premier repérage de la présence animale dans l’univers philosophique. On y découvre comment, tout au long de l’histoire des idées, des animaux ont servi de support ou d’inspiration à bon nombre de questions philosophiques sur la nature humaine, les droits des animaux, le déterminisme ou encore la mécanique quantique. Il fait état des discussions sur l’immémoriale question du statut ontologique de l’animal et de la place qu’il occupe dans sa relation avec l’être humain, depuis ce naturalisme reconnaissant que l’humain est un animal, jusqu’au végétarisme interdisantde consommer des animaux. Ces graves et profondes questions n’ont cessé d’être débattues dans l’histoire des idées.

Normand Baillargeon a assemblé une petite « méningerie » avec l’espoir qu’en la parcourant, il serait possible de distinguer, de manière accessible et ludique, quelques enjeux et problèmes philosophiques importants. Il espère avoir atteint ce modeste objectif sans qu’aucun animal n’ait été maltraité dans l’écriture de ce livre et que chacun de ceux qui sont évoqués ici ait reçu tout le respect qui lui est dû.

  • Parution : mai 2018
  • Prix : 19,95 $
  • Pages : 208
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-86-9

Grammaire non sexiste de la langue française

Le masculin ne l’emporte plus !

Un tabouret et mille femmes sont pris en photo. Eh oui ! en français, le masculin l’emporte sur le féminin même lorsque des humaines côtoient des objets ! Cette logique tordue n’est pas intrinsèque à la langue française. Elle est le fruit d’une lutte menée aux 17e et 18e siècles contre le féminin – et contre les femmes – par les « autorités » linguistiques.

En effet, dans le passé, on accordait une phrase selon le genre du mot le plus proche (accord de proximité). Ainsi, des hommes et des femmes pouvaient se montrer généreuses. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, puisque le masculin, en tout temps, doit l’emporter. Cette supériorité du masculin, rendu prétendument générique comme dans l’expression « droits de l’homme », relèverait du « génie » d’une langue délibérément sexiste, et pas seulement sur le plan grammatical… Des mots comme autrice, professeuse, philosophesse et capitainesse ont été relégués aux oubliettes, car les femmes n’étaient pas aptes à exercer de telles fonctions, seuls les hommes le pouvaient, prétendait-on. On a donc décrété que ces mots devaient disparaître, effaçant ainsi de notre histoire les femmes qui osaient penser, créer et agir. Depuis, on ne cesse d’inventer de nouveaux mots féminins, comme auteure et professeure, pour décrire la réalité telle qu’elle est au grand dam des académiciens-cerbères de la langue qui résistent à la féminisation de toutes leurs forces en déclin.

Comment écrire et parler de façon non sexiste ? Michaël Lessard et Suzanne Zaccour proposent différentes façons de le faire, évaluant les avantages et les inconvénients de chacune d’elles. Leur livre n’impose pas une règle grammaticale. En fait, il est une invitation à apprendre, à désap­prendre, à critiquer, à discuter et à oser se lancer à la recherche de la langue des femmes. En outre, la réhabilitation du féminin a également comme fonction de développer une langue moins genrée qui prend en compte les personnes qui ne s’identifient pas au féminin ou au masculin.

  • Parution : 30 août 2017
  • Prix : 19,95 $ | PDF : 14,99 $
  • 192 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-64-7