L'école au service de la classe dominante - couverture

L’école au service de la classe dominante

« C’est un mythe de croire que l’école est neutre, qu’elle ne transmet que des techniques et des connaissances objectives. C’est aussi un mythe de croire qu’à l’école tous les enfants ont des chances égales de devenir des citoyens épanouis, autonomes et responsables. L’école est à l’image même de la société capitaliste, qui ne pourrait se maintenir sans l’exploitation du travail de la majorité par une minorité qui s’approprie les moyens de production et contrôle ainsi le pouvoir politique. » C’est sur ces constats que s’ouvre le manifeste de la CEQ, L’école au service de la classe dominante, lequel explore les mécanismes de la reproduction sociale, à la base même de l’école dans la société capitaliste.

Le manifeste s’attache à montrer comment l’école transmet l’idéologie capitaliste, reproduit les inégalités sociales, sexuelles, eth­niques et économiques et réprime toute tentative de modifier les rapports sociaux en imposant la discipline, en maintenant l’ordre hiérarchique, en faisant la promotion de l’individualisme et du productivisme.

Pour Véronique Brouillette, « bien que le contexte du Québec ait beaucoup changé […] que les centrales syndicales utilisent un discours moins idéologiquement marqué […], nous pouvons encore affirmer, que “l’école n’est pas neutre”, que “notre société est bâtie sous le signe du profit” et que “l’école transmet l’idéologie dominante” ». Avec le triomphe du néolibéralisme, ces aspects ont été accentués.

Avant-propos de Lorraine Pagé
Préface de Véronique Brouillette

  • 112 pages
  • Prix : 12,95 $ | PDF 9,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-46-3
Hugo Chavez - couverture

Hugo Chávez et la révolution bolivarienne

Promesses et défis d’un processus de changement social

Au moment où le monde s’interroge sur l’avenir du Venezuela, cet essai propose une analyse méthodique de la révolution bolivarienne impulsée par Hugo Chávez depuis 1998. Loin des jugements à l’emporte-pièce, il s’attache à situer ce processus de changement social dans son contexte, en revenant sur l’histoire du Venezuela tout en appréciant sa dynamique interne, ses promesses comme ses défis, ses côtés lumineux comme sa part d’ombre.

Depuis son arrivée au pouvoir, Hugo Chávez a présidé à la mise en œuvre d’une nouvelle Constitution, à l’organisation de formes inédites de démocratie populaire, à de nombreuses réformes sociales au profit des couches populaires ainsi qu’à la nationalisation de certaines industries clefs. Il a promu l’unité sud-américaine contre la politique impérialiste du gouvernement états-unien et a multiplié les initiatives de collaboration régionale (ALBA, Banque du Sud, etc.). Cependant, il n’est parvenu à ces importantes transformations qu’en se heurtant à des forces de droite vindicatives, soutenues en arrière-plan par les États-Unis, et sans se résoudre à faire sauter une série de verrous institutionnels et économiques qui en paralysent l’approfondissement et en restreignent le caractère démocratique et participatif.

Le Venezuela de Hugo Chávez porte en lui des contradictions sociales et poli­tiques pouvant déboucher aussi bien sur un approfondissement du processus révolution­naire que sur un retour en arrière extrêmement préjudiciable pour l’avenir du peuple vénézuélien. Il apparaît donc comme un véritable laboratoire politique pour l’élaboration d’une stratégie de rupture, d’autant plus qu’en Amérique latine, les yeux sont tournés vers ce pays qui a osé défier les États-Unis. Il mérite donc qu’on s’y arrête avec toute la rigueur nécessaire.

Cet ouvrage offre l’occasion de réfléchir en profondeur à ce que peut être un processus révolutionnaire au 21e siècle.

  • 280 pages
  • Prix : 24,95 $ | 24 € | PDF 18,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-53-1
L'État rouage de notre exploitation - couverture

L’État rouage de notre exploitation

En 1971, la grève des pressiers de La Presse a un impact considérable sur le mouvement syndical. À la suite de la répression d’une marche de protestation – où les policiers causent la mort d’une manifestante, Michèle Gauthier –, Louis Laberge, le président de la FTQ, prononce une phrase qui allait devenir célèbre : « Ce n’est pas des vitres qu’il faut casser, c’est le régime que nous voulons casser… » Un mois plus tard, à son congrès, la FTQ opère dans l’enthousiasme un tournant majeur et adopte un manifeste, L’État rouage de notre exploitation. Ce manifeste propose un changement radical de la stratégie syndicale, laquelle désormais doit viser à unifier les luttes et s’opposer à l’illusion et à la stérilité du syndicalisme tel que pratiqué jusqu’alors.

Le manifeste critique «l’État libéral bourgeois» et l’impérialisme: «Situé à sa vraie place, l’État apparaît comme rien de plus qu’un rouage de notre exploitation. […] Nous comprendrons vite que tout changement en profondeur est quasi impossible, quand on se conforme à toutes les règles du jeu définies par lui pour se maintenir en place. » Dans son discours intitulé Un seul front, Louis Laberge appelle à la mise sur pied d’«un front large et unifié de lutte à opposer aux forces de l’argent», un front qui permettrait de «casser le système actuel» et d’«instaurer chez nous un véritable pouvoir populaire».

Il apparaît important et même prioritaire d’organiser «notre force politique», jusqu’à un parti politique des salariées si nécessaire, car il ne s’agit surtout pas de se débarrasser « l’emprise américaine et anglo-saxonne sur notre économie » pour la « remplacer par une bourgeoisie technocratique et capitaliste québécoise ».

Un manifeste toujours d’actualité.

Michel Arsenault, l’actuel président de la FTQ, signe l’avant-propos. André Leclerc, le rédacteur du manifeste, explique la généalogie de L’État rouage de notre exploitation et le contexte dans lequel s’inscrit son adoption.

  • 128 pages
  • Prix : 14,95 $ | PDF 11,99 $ |
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-44-9
Art politique révolution - couverture

Art, politique, révolution

Manifestes pour l’indépendance de l’art – Borduas, Pellan, Dada, Breton, Rivera, Trotsky

Quels sont les liens entre l’indépendance de l’art, la politique et la révolution ? Louis Gill les explore à partir des différents manifestes qui ont fait leur marque et influencé leur époque, dont Refus global (1948), écrit politique fondateur du Québec moderne, rédigé par Paul-Émile Borduas, et Prisme d’yeux (1948), signé par un groupe d’artistes animés par Alfred Pellan.

Les manifestes québécois pour un art indépendant ne tombaient pas du ciel pour seule cause de Grande Noirceur. Ils ont été précédés par ceux du dadaïsme (1916-1922) et du surréalisme (1924 et 1930), par Pour un art révolutionnaire indépendant (1938) et par Rupture inaugurale (1947), qui a influencé la facture définitive de Refus global. À travers ces manifestes, Louis Gill montre comment la recherche de la libération de l’esprit comme fin en soi a fait place à la conviction de la nécessité d’une révo­lution de la société, comme condition de la liberté de la création artistique et de l’activité intellectuelle en général. Des activités qui ne sauraient être soumises au pouvoir étatique, comme en témoignent ces négations de l’art qu’ont été le « réalisme socialiste » stalinien et l’« art héroïque » hitlérien. L’art engagé n’est un art authen­tique que s’il est indépendant et libre de toute tutelle.

« L’indépendance de l’art pour la révolution. La révolution pour la libération définitive de l’art ! » (Pour un art révolutionnaire indé­pendant), n’est-ce pas là une idée-force toujours d’actualité ?

  • 144 pages
  • Prix : 13,95 $ | 13 € | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Janvier 2012
  • ISBN 978-2-923986-21-0
Le Mexique d'hier et d'aujourd'hui - couverture

Le Mexique d’hier et d’aujourd’hui

Révolution et contre-révolution, 1910-2010

Mexique, janvier 1994, le jour même de l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain, le claquement des fusils de l’Armée zapa­tiste de libération nationale rappelait que ce pays avait été le théâtre d’une des premières révolutions du 20e siècle. La richesse idéologique et politique du Mexique révolutionnaire de 1910-1917 marque de son empreinte la conscience de celles et de ceux qui luttent aujourd’hui pour améliorer leur sort.

Le Mexique est un pays où les recettes néolibé­rales les plus brutales sont imposées par un État mafieux, avec l’appui des États-Unis, au prix d’une militarisation croissante de la société – l’une des causes du juvénicide et du féminicide qui dévastent des communautés entières. Cependant, les mobilisations en cours, notamment parmi les peuples autochtones, les femmes, les salariés, les paysans et les émigrés, dont la détermination n’a d’égal que le courage, puisent dans l’expérience et la mémoire d’un siècle de batailles contre l’oppression, tout en ne cessant d’inventer de nouvelles formes de lutte contre les oligarchies économiques et politiques ainsi que le terrorisme d’État.

Le Mexique d’hier et d’aujourd’hui est un ouvrage de référence pour comprendre ce pays, ses rapports sociaux eth­niques de classe et de sexe, ainsi que sa soumission au capitalisme mondia­l, parti­culièrement à celui des États-Unis. Surtout que le Mexique est à la croisée des chemins…

Avant-propos de Jean Batou et Stéfanie Prezioso

Traduit de l’anglais (Canada) par Jean Batou, Laïla Batou et Stéfanie Prezioso

  • 184 pages
  • Prix : 17,95 $ | PDF 13,99 $
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Octobre 2011
  • ISBN 978-2-923986-11-1
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