La crise et la gauche - couverture
Collection Mobilisations

La crise et la gauche

Conséquences sociales et politiques de la crise financière mondiale

Quatre ans après l’effondrement financier de 2007-2008, la crise est devenue la règle pour des centaines de millions de personnes. Non seulement les emplois sont difficiles à trouver, ils ne parviennent même plus à fournir un revenu décent et un filet de sécurité aux salariées. Au chômage important s’ajoute le « précariat », lequel concerne un segment croissant de la population active qui est obligée d’accepter des emplois temporaires à bas salaires et sans avantages sociaux. Les conditions qui, auparavant, étaient associées au secteur informel des pays dits en développement sont en train de devenir universelles.

Pendant ce temps, on discute dans les médias de la reprise économique. Il est vrai que les banques ont beaucoup de liquidités, les profits dans le secteur manufacturier sont à la hausse et le marché boursier a rebondi. Toutefois, alors que les profits croissent à nouveau, les signes d’un nouveau cycle d’accumulation de capital sont difficiles à repérer. Il n’est pas donc pas surprenant, dans ces conditions, que chaque mauvaise petite nouvelle crée une panique temporaire dans les marchés.

Si les crises économiques créent des occasions favorables aux changements sociaux, jusqu’à présent, ce sont les classes dominantes qui en ont profité, non la gauche et les mouvements sociaux. Entre autres, parce que l’offensive contre les salariées ne vient pas seulement de la droite : au pouvoir, les partis sociaux-démocrates adoptent des politiques d’austérité et lorsqu’ils sont dans l’opposition, ils prennent leur distance avec les mobilisations contre les plans d’austérité.

Ce livre analyse ces problèmes, non seulement sur le plan régional – de l’Amérique latine au Moyen-Orient, de la Chine à l’Europe et à l’Amérique du Nord –, mais aussi sur celui des conséquences sur la ville ou dans l’industrie automobile, en mettant en évidence les nouvelles stratégies d’accumulation, lesquelles se nourrissent à la fois de la crise du secteur public et de celle du climat, ce qui pave la voie à une nouvelle ère d’austérité draconienne.

Nicole Aschoff, Adam Hanieh, David Harvey, Michel Husson, Ho-fung Hung, Claudio Katz, Larry Lohmann et David McNally collaborent à cet ouvrage coordonné par Leo Panitch, Greg Albo et  Vivek Chibber.

L’annuaire socialiste

Traduit de l’anglais par T. Drapeau, R. Bacha, P. Beaudet, T. Chiasson-Lebel.

  • 208 pages
  • Prix : 21,95 $ | 22 € | PDF 16,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Septembre 2012
  • ISBN 978-2-923986-51-7
  • PANITCH, Leo

    Leo Panitch est professeur de sciences politiques à la York University de Toronto. Depuis 1985, il est coresponsable de la publication annuelle Socialist Register. En 2012, il publiait avec Sam Giddin, The Making of Global Capitalism. The Political Economy of American Empire (Verso).

  • ALBO, Greg

    Greg Albo enseigne l’économie politique à la York University de Toronto. En 2013, il codirigeait le livre Empire’s Ally. Canada and the War in Afghanistan (University of Toronto Press). Il siège aux comités de rédaction des revues et magazines Studies in Political Economy, Relay, Capitalism, Nature, Socialism, Canadian Dimension, The Bullet et Historical Materialism.

  • CHIBBER, Vivek

    Vivek Chibber est professeur de sociologie à la New York University. Il a, entre autres, publié Postcolonial Theory and the Specter of Capital (Verso, 2013) et codirigé The Debate on Postcolonial Theory and the Specter of Capital (Verso, 2016).