La guerre culturelle des conservateurs québécois, couverture
Collection Mobilisations

La guerre culturelle des conservateurs québécois

Le conservatisme est désormais un courant extrêmement influent, sinon dominant dans les milieux culturel et intellectuel québécois. Il est composé, entre autres, de personnalités médiatiques cumulant les tribunes et de sommités universitaires jouant officiellement ou officieusement le rôle de conseiller politique. Les conservateurs – un véritable boys’ club – ont lancé une guerre des idées contre la gauche et les mouvements sociaux progressistes. Depuis au moins une vingtaine d’années, leurs voix s’élèvent dans les médias et les universités pour dénoncer les prétendus ravages des progressistes, qui sont présentés tour à tour comme «pluralistes», «multiculturalistes», «postmodernes», «libéraux- libertaires». Certains s’autoproclament «conservateurs de gauche», tandis que d’autres adoptent la posture sans faire sienne cette étiquette.

Pour les conservateurs, la gauche serait responsable des maux qui rongent la société : individualisme, consumérisme, hédonisme, cosmopolitisme, relativisme, nihilisme ; elle dévaloriserait systématiquement les institutions, dont la Nation et l’État, etc. Véritable débat politique – et même conflit social –, cette guerre culturelle entre forces conservatrices et progressistes a pour enjeu, entre autres, la légitimité des mobilisations sociales dont le Québec est le théâtre.

Structuré en trois parties, cet ouvrage collectif propose d’analyser le conservatisme québécois dans une perspective critique. La première partie présente l’histoire du conservatisme au Canada et au Québec, y compris dans une perspective féministe ; la seconde traite des débats au sujet de l’histoire et de son enseignement ; la dernière aborde le « conservatisme de gauche », particulièrement dans son rapport aux mouvements des femmes et étudiant.

  • Parution : mars 2016
  • Prix : 24,95 $ | PDF : 18,99 $
  • Pages : 224
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • ISBN : 978-2-924327-46-3
  • DUPUIS-DÉRI, Francis

    Francis Dupuis-Déri, est professeur au département de science politique de l’UQAM, membre de l’Observatoire sur les profilages (OSP), du Collectif de recherche interdisciplinaire sur la contestation (CRIC) et du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Ses recherches portent sur les mouvements sociaux, l’anarchisme, la répression policière, l’anti­féminisme et la démocratie. Il est auteur de plusieurs ouvrages, dont Démocratie, histoire politique d’un mot (Lux) et L’altermondialisme (Boréal). Il a codirigé un autre titre chez M Éditeur.

  • ÉTHIER, Marc-André

    Marc-André Éthier a enseigné l’histoire et la géographie au secondaire. Il est professeur de didactique de l’histoire à l’Université de Montréal. Ses recherches touchent l’analyse des manuels et des programmes scolaires, le développement, par les élèves, des compétences liées à la méthode historique et à l’exercice de la conscience citoyenne, la manière dont les élèves se servent des manuels, la nature et l’évaluation des compétences disciplinaires des enseignantEs en exercice ainsi que la transposition de celles-ci en classe. Il est chercheur du Centre de recherche sur l’insertion et la formation à la profession enseignante (CRIFPE) et membre de l’Association québécoise pour la didactique de l’histoire et de la géographie. Il a codirigé neuf ouvrages.

    Il dirige la collection Mobilisations.