Une abstention coupable - couverture

Une abstention coupable

Enjeux politiques du manifeste Refus global

Publié en août 1948, le manifeste Refus global est une déclaration de rejet de la société des années 1940, dite de la Grande Noirceur, un refus de tout ce qui paralyse la liberté de penser, de s’exprimer, d’agir et de créer. Rédigé par le peintre automatiste Paul-Émile Borduas, Refus global est un document fondateur du Québec moderne.

Conspués par la droite, qui les accusait d’être « de connivence avec les communistes ou d’en être », les automatistes étaient tout autant­ l’objet d’une virulente critique de la part de ceux-là mêmes qui se revendiquaient du communisme et qui les qualifiaient de simples « révolutionnaires de la toile ». Tournant le dos à l’action politique organisée et refusant de soumettre leur art à toute influence extérieure, les automatistes « se plaçaient à contre-courant du progrès de l’humanité, ne serait-ce que par une abstention coupable », soutenait dogmatiquement le journal Combat du Parti communiste du Canada.

C’est de cette « abstention coupable » que traite le livre de Marcel Saint-Pierre. L’auteur procède à une analyse minutieuse des rapports des automatistes avec le Parti communiste. Il puise abondamment dans les écrits et la correspondance de Paul-Émile Borduas et d’autres membres du groupe, principalement Claude Gauvreau et Fernand Leduc, pour rendre compte des débats sur cet enjeu. L’essai se termine par une recontextualisation de la position politique libertaire des automatistes.

Préface de Louis Gill

  • 128 pages
  • Prix : 12,95 $ | 12 € | PDF 9,99 $ |
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Octobre 2013
  • ISBN 978-2-923986-78-4
Quelle stratégie ? - couverture

Quelle stratégie ?

Résurgence des mouvements sociaux, combativité et politique

La crise économique mondiale provoque des résistances, des luttes, des grèves et même des soulèvements. De nouveaux mouvements comme ceux des Indignées et des Occupons ont fait leur apparition, mais il y a une désynchronisation des luttes sociales et politiques. De nouvelles formes d’organisation apparaissent, mais elles sont instables, voire éphémères. Plus encore, il n’y a jamais eu en même temps une crise aussi profonde et globale du système capitaliste et un mouvement ouvrier aussi faible.

Pourtant, les luttes contre les plans d’austérité se multiplient. Les journées de grèves générales se sont succédé en Grèce, au Portugal et en Espagne. Au Québec, en Grande-Bretagne, au Chili, en Italie et ailleurs, les manifestations étudiantes ont montré le fort degré d’explosivité des luttes sociales. L’indignation s’est répandue comme une traînée de poudre pour dénoncer l’oligarchie (le 1 %) et les inégalités sociales.

Au cœur des mouvements sociaux, il y a la lutte contre les privatisations et la marchandisation des services publics, de l’éducation, etc. Il y a aussi la résistance à la baisse du niveau de vie, aux délocalisations, à la précarité et au chômage. L’accumulation de ces expériences, le degré de combinaison entre la crise sociale, la crise poli­tique et le niveau d’auto-organisation peuvent constituer des points tournants. Néanmoins, les luttes, même les plus massives, ne débouchent pas actuellement sur des reculs des classes dominantes. Même si, en réaction aux attaques des classes dominantes et des gouvernements, le rythme des luttes connaît une croissance, on ne voit pas encore de dynamique politique suffisamment puissante pour inverser les décennies de contre-réformes libérales et créer les bases d’une contre-offensive générale en faveur des exploitées et des opprimées.

Or, la résurgence des mouvements sociaux remet à l’ordre du jour la question de la stratégie à développer par la gauche anticapitaliste. Quels sont ses défis à la fois politiques et intellectuels ? Ce livre propose un tour d’horizon, du syndicalisme au féminisme, en passant par les coalitions politiques de la gauche radicale.

Aristides Baltas, Johanna Brenner, Barbara Epstein, Sam Gindin, Nancy Holmstrom, Michael A. Lebowitz, Michalis Spourdalakis, Susan Spronk et Eli Zarestsky collaborent à cet ouvrage coordonné par Leo Panitch, Greg Albo et Vivek Chibber.

Préface à l’édition française par Richard Poulin, « Désynchronisation des luttes sociales et politiques ».

Traduit de l’anglais par T. Drapeau, T. Chiasson-LeBel et R. Poulin

  • 208 pages
  • Prix : 21,95 $ | 22 € | PDF 16,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Octobre 2013
  • ISBN 978-2-923986-84-5
Propriété et expropriations - couverture

Propriété et expropriations

Des coopératives à l’autogestion généralisée

« Une feuille anglaise archi-bourgeoise rapporte que des associations ouvrières peuvent conduire et administrer avec succès des boutiques, des fabriques dans toutes les branches de l’industrie et, en même temps, améliorer extraordinairement la condition des travailleurs, mais !… Mais on ne voit pas bien quelle place elles laissent au capitaliste. Quelle horreur ! » (Karl Marx) À partir de certaines expérimentations du mouvement ouvrier de son époque, Marx soulignait l’actualité de la coopération, qu’il opposait à la mise en concurrence généralisée du libéralisme économique.

Au cœur même de la crise du capitalisme se manifeste une volonté de « prendre ses affaires en mains » : on occupe des entreprises, on se saisit de l’outil de travail, on remet en marche la production, on crée des coopératives et on développe l’économie solidaire. On voit ainsi se manifester ce que Marx désignait comme le « triomphe » de l’« économie politique du travail » sur l’« économie politique de la propriété » : « Nous voulons parler du mouvement coopératif et surtout des manufactures coopératives. […] Elles ont montré par des faits, non plus par de simples arguments, que la production sur une grande échelle et au niveau des exigences de la science moderne pouvait se passer d’une classe de patrons employant une classe de salariés ; elles ont montré qu’il n’était pas nécessaire pour le succès de la production que l’instrument de travail fût monopolisé et servît d’instrument de domination et d’extorsion contre le travailleur lui-même ; elles ont montré que comme le travail esclave, comme le travail serf, le travail salarié n’était qu’une forme transitoire et inférieure, destinée à disparaître devant le travail associé. »

La coopération est un terreau sur lequel un monde post-capitaliste peut surgir. Dans différentes régions du monde, les mobilisations mettent à l’ordre du jour l’appropriation et la réorganisation des entreprises et des services. De tels mouvements sont porteurs d’une remise en cause du capital au profit de l’émancipation sociale et du dépérissement de l’État.

Textes présentés par Pierre Cours-Salies et Pierre Zarka

  • 184 pages
  • Prix : 22,95 $ | PDF 16,99 $ |
  • Format : 15 x 21 cm
  • Septembre 2013
  • ISBN 978-2-923986-82-1

Coédition avec Syllepse (Paris).

Sous l'emprise du capital - couverture

Sous l’empire du capital

L’impérialisme aujourd’hui

« Sous l’empire du capital est un livre écrit de façon intelligible. Le style est clair et précis. L’analyse est approfondie, systématique, rigoureuse, complète et cohérente », Renán Vega Cantor, Herramienta.

Quelles sont les différences entre l’impérialisme classique et l’impérialisme du 21e siècle ? Comment les formes de la domination impériale ont-elles été transformées après la Seconde Guerre mondiale ?

Le renouveau de l’intérêt pour l’étude de l’impérialisme a modifié le débat sur la mondialisation, lequel a été pendant toute une période concentré sur le néolibéralisme. Un concept développé par les principaux théoriciens marxistes du 20e siècle – qui a connu une large diffusion au cours des années 1970 – attire à nouveau l’attention du fait de l’aggravation de la crise des pays de la périphérie, de la multiplication des conflits armés, de la concurrence mortifère entre les firmes multinationales, de la crise financière et écologique.

La notion d’impérialisme conceptualise deux types de questions : d’une part, les rapports de domination en vigueur entre les capitalistes du centre et les peuples de la périphérie et, d’autre part, les liens qui prévalent entre les grandes puissances impérialistes elles-mêmes. Cette théorie est-elle toujours actuelle ? En quoi peut-elle contribuer à éclairer la réalité contemporaine ?

Ce livre répond à ces questions en analysant le rôle singulier de gendarme des États-Unis et en étudiant les nouveaux mécanismes géopolitiques engendrés par les différents partenariats économiques internationaux. Il décrit l’impact de ces changements sur les rapports de pouvoir et sur ​​l’exploitation des ressources des pays de la périphérie. L’auteur conteste les interprétations classiques et propose une relecture des controverses marxistes de l’impérialisme. Il aborde les théories actuelles sur l’enchaînement de l’« hégémonie » et du « déclin » des États-Unis en comparaison avec l’essor de la Chine. Il étudie l’hypothèse de la formation d’un Empire transnational décentralisée.

L’impérialisme contemporain est analysé à la lumière des récentes transformations des classes dominantes, du rôle de l’État et de l’idéologie.

Traduit du castillan (Argentine) par Lucile Daumas.

  • 264 pages
  • Prix : 24,95 $ | 24 € | PDF 18,99 $
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Août 2013
  • ISBN 978-2-924327-04-3
Genre et rapports sociaux de sexe - couverture

Genre et rapports sociaux de sexe

Le mouvement des femmes a été à l’origine d’une effervescence théorique qui s’est traduite par la production d’un corpus extrêmement riche de concepts. Par exemple ceux de patriarcat, de mode de production domestique, de travail domestique, de travail productif et reproductif et de division sexuelle du travail, sans compter ceux de sexe social, de sexage ou de classe de sexe. Par ailleurs, les concepts de genre et de rapports sociaux de sexe se sont inscrits durablement dans le paysage intellectuel et militant. De nombreuses théoriciennes, qui se reconnaissent dans le courant matérialiste, cherchent à penser les rapports entre les sexes en privilégiant leurs fondements matériels – économiques, sociopolitiques, voire physiques –, sans négliger pour autant les dimensions symboliques. La manière dont la séparation et la hiérarchisation entre les hommes et les femmes sont produites se trouve au cœur de leurs réflexions. Ces élaborations ont permis de rompre avec l’idéologie de la complémentarité « naturelle » des sexes, de penser les rapports antagoniques entre le groupe des hommes et celui des femmes dans le but de les transformer.

C’est à la présentation de ce corpus de concepts qu’est consacré le présent volume. L’objectif est de rendre compte de la diversité, de la richesse et des limites des analyses produites ainsi que de rappeler quelques-uns des débats, des controverses et des divergences qui ont traversé le mouvement des femmes.

  • 144 pages
  • Prix : 12,95 $ | PDF 9,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Août 2013
  • ISBN 978-2-923986-74-6

Coédition avec Page 2 (Lausanne).

Pilleurs d'héritage - couverture

Pilleurs d’héritage

Confessions douces et amères d’un Hydro-Québécois

Réjean Porlier est le président du Syndicat des techno­logues d’Hydro-Québec. C’est à ce titre qu’il a écrit un livre passionné se portant à la défense de la qualité de vie menacée par des projets de privatisation du bien public. Cela concerne aussi bien les sociétés d’État et les services publics que l’exploitation d’une mine d’apatite et de magnétite titanifère à Sept-Îles.

Employé d’Hydro-Québec depuis plus de trente ans, le Nord-Côtier trace un portrait de l’entreprise et montre comment on affaiblit en douce ce fleuron de l’économie québécoise. Vache à lait des gouvernements, objet de convoitise, la société d’État semble avoir perdu ses repères. Les fuites se multiplient, le bateau prend l’eau. Comment redresser le cours des choses ? Est-ce que les syndicats ont encore un rôle à jouer ? Réjean Porlier soutient que c’est plus que jamais le cas. Toutefois, il leur faut changer de culture organisationnelle, remettre en cause leurs côtés affairistes et bureaucratiques. Les centrales syndicales ont noué des liens trop étroits avec les gouvernements et les employeurs.

C’est un livre engagé et réfléchi, qui relate le parcours d’un contestataire de l’ordre établi, y compris dans les organisations syndicales, d’un homme qui a décidé de combattre les inégalités en convainquant les gens de s’engager dans la lutte, en s’attaquant à certains tabous et en prêchant par l’exemple. C’est également un livre qui n’a pas de réponses toutes faites, qui laisse place aux questionnements et aux doutes, tout en donnant espoir.

  • 184 pages
  • Prix : 13,95 $ | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Août 2013
  • ISBN 978-2-923986-76-0
L'être et la marchandise - couverture

L’être et la marchandise

Prostitution, maternité et substitution et dissociation de soi

Depuis quelques décennies, on assiste à une marchandisation croissante du corps des femmes. D’un côté, le capitalisme néolibéral a engendré une industrie prostitutionnelle mondialisée : d’un continent à l’autre prospèrent les réseaux de tourisme sexuel et de traite des femmes à des fins de prostitution. L’industrie du sexe est l’un des secteurs les plus lucratifs de l’économie mondiale. De l’autre, la maternité de substitution – des femmes portant des enfants pour autrui –, est désormais une activité économique considérable. En Inde seulement, elle rapporte plus de 400 millions de dollars par année.

Aujourd’hui, plusieurs justifient que le corps des femmes soit transformé en une marchandise sexuelle ou maternelle. D’un côté, on exige la décriminalisation ou la règlementation de la prostitution au nom du « travail du sexe ». Du plus vieux métier du monde, la prostitution serait devenue le métier le plus moderne, un métier comme un autre, voire une pratique libératrice. De l’autre, de nombreux États légalisent la maternité de substitution. Pourtant, on nous assure qu’il n’est question ici que de la promotion des droits des femmes. Une femme qui vend son corps à des fins de prostitution ou qui loue son utérus pour donner naissance à un enfant accomplirait une action rationnelle prouvant son « autonomie » voire sa libération postmoderne des stéréotypes patriarcaux. Elle ne serait en aucune façon une victime, mais bien une personne active sachant quels sont ses véritables intérêts. En fait, la prostitution et la maternité de substitution ne seraient que des activités « compensatoires pour du travail féminin non rémunéré ».

Incarnation de l’aliénation et de la réification, l’actuelle marchandisation du corps des femmes est saisie par la journaliste suédoise Kajsa Ekis Ekman non seulement en tant qu’instrumentalisation des unes au profit des autres, mais également dans la dimension dissociative de soi qui la marque.

Ce livre, qui s’appuie sur une riche documentation et une enquête menée dans plusieurs pays, est une contribution capitale à la compréhension de la dyna­mique actuelle des formes renouvelées de l’oppression des femmes et déconstruit les discours les légitimant.

  • Parution : mars 2013
  • Prix : 19,95 $ | 22 € | PDF 14,99 $
  • 216 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-64-7
Passer de la réflexion à l'action - couverture

Passer de la réflexion à l’action

Les grands enjeux de la coopération et de la solidarité internationale

Depuis plusieurs années, des jeunes et des moins jeunes de plusieurs pays, notamment du Québec et du Canada, s’investissent dans la grande aventure de la solidarité internationale. Plusieurs partent chaque année pour œuvrer comme stagiaires ou coopérantes volontaires auprès d’organisations de la société civile en Afrique, en Asie et dans les Amériques. D’un autre côté, dans leur pays respectif, des citoyennes mettent sur pied des campagnes de solidarité pour venir en aide à des populations ou pour soutenir leurs droits dans un contexte où prévalent la prédation, l’injustice et la violence. Seulement, dans le Sud, les populations agissent, s’organisent, travaillent et luttent pour un autre monde. Aussi, espèrent-elles du reste du monde un partenariat solidaire.

Quels sont les grands enjeux de l’engagement dans la coopération et la solidarité internationales, tant sur le plan conceptuel (le pourquoi) que sur le plan concret et pratique (le comment) ? Écrit par trente spécialistes et praticiennes œuvrant dans le domaine, avec des contributions de Louise Beaudoin et de Paul Gérin-Lajoie, cet ouvrage aborde les grands défis de la solidarité internationale dans un monde à la fois uni et divisé, examine les expériences internationales novatrices et porteuses, explore les nouvelles avenues de la coopération et de la solidarité internationale et, enfin, explique où, quand et comment s’engager dans la coopération internationale, tout en donnant un certain nombre de références utiles pour ceux et celles qui désirent se former dans ce domaine ou tout simplement s’informer.

L’ouvrage a été pensé pour les jeunes de corps, qui s’intéressent au développement international (qui aspirent à devenir stagiaires ou coopérantes), et pour les jeunes de cœur, qui veulent contribuer à la cause de la solidarité internationale.

Un collectif réunissant 30 auteurs et autrices, coordonné par Pierre Beaudet, Raphaël Canet et Amélie Nguyen

  • 328 pages
  • Prix : 29,95 $ | 26 € | PDF 22,99 $ |
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Juin 2013
  • ISBN 978-2-923986-55-5
Refuser d'être un homme - couverture

Refuser d’être un homme

Pour en finir avec la virilité

L’identité masculine en tant que rapport social doit être transformée : tel est le postulat de ce livre. L’identité sexuelle masculine, la pornographie, la suprématie masculine et le militantisme proféministe, autant de questions qu’aborde cet ouvrage devenu un classique. Au-delà des « stéréotypes », il montre l’investissement actif dans le pouvoir sur l’autre instillé dans le rapport aux femmes et aux hommes, dans la sexualité et le contrôle social de la procréation et, en fin de compte, dans l’identité sexuelle masculine elle-même.

Ce livre interpelle tous les hommes qui s’interrogent sur les rapports de genre dominants dans la société. Il ouvre l’espoir d’un changement basé sur le consentement, la réciprocité et le respect dans les relations entre les hommes et les femmes. Les hommes ont le choix, nous dit John Stoltenberg, ils peuvent refuser l’identité masculine dominante.

Au moment où se multiplient les tentatives de restauration de la masculinité (ébranlée par le mouvement des femmes), sous le prétexte de rétablir les droits soi-disant bafoués des hommes, John Stoltenberg témoigne de la construction sociale de la virilité dans ses différentes conséquences : viol, homophobie, chosification sexuelle, pornographie, violence conjugale, militarisme et contrôle masculin de la procréation des femmes. Ses coups de sonde trouvent dans le quotidien des hommes – homosexuels comme hétérosexuels – des résistances au sexisme et des accointances avec le projet radical d’une véritable égalité sexuelle, en validant une identité morale intime, qui place la justice au-dessus du plaisir encore éprouvé à « être un homme ».

Cet essai traduit les idées féministes dans une vision du monde que peuvent revendiquer et incarner sans fausse honte les hommes.

Avant-propos de Christine Delphy, Mickaël Merlet, Yeun L-Y, et Martin Dufresne

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Martin Dufresne, Yeun L-Y et Michaël Merlet.

  • 278 pages
  • Prix : 24,95 $ | PDF 17,99 $
  • Format : 15 x 21 cm
  • Mai 2013
  • ISBN 978-2-923986-72-2

Coédition avec Syllepse (Paris).

Les prostituteurs - couverture

Les prostitueurs

Sexe à vendre… Les hommes qui achètent du sexe

Qui sont ces hommes qui paient pour du sexe ? Pourquoi le font-ils ? Quel plaisir en tirent-ils ? Quelles sont leurs responsabilités dans la croissance de la prostitution, de la traite des êtres humains et du tourisme sexuel, mais aussi dans le maintien, voire dans le renforcement des inégalités entre les femmes et les hommes ? Quelle est leur complicité dans les activités d’une industrie qui ratisse le monde, en particulier les pays sous-développés, tout en surexploitent les minorités nationales et ethniques, pour leur offrir des femmes et des enfants toujours plus jeunes ?

Aussi innovatrice qu’attentive, l’enquête de Victor Malarek s’intéresse à ces hommes qui, sur Internet et dans les pays de destination des touristes sexuels, étalent et justifient leurs fantasmes, leur ignorance et leurs privilèges d’hommes occidentaux. Il dissipe les illusions et les faux-fuyants que ces hommes entretiennent sur les personnes prostituées, lesquelles seraient responsables non seulement de leur propre prostitution, mais également du système dans son ensemble. Dans un vocabulaire direct et intelligible, son patient travail de terrain dégonfle les alibis derrière lesquels se cachent des prédicateurs, des juges, des procureurs, des travailleurs humanitaires et de simples touristes, tous convaincus, parce qu’ils paient, de leur bon droit.

N’est-il pas temps d’exiger des comptes aux prostitueurs, eux dont on parle trop rarement et pour lesquels des millions de femmes et d’enfants sont prostituéEs ? C’est ce à quoi s’attache cet ouvrage novateur en concluant sur le modèle suédois d’abolition de la prostitution, lequel laisse entrevoir un avenir plus égalitaire que la banalisation de l’exploitation sexuelle proposée par les lobbyistes pro-travail du sexe de l’industrie de la prostitution.

Traduit de l’anglais (Canada) par Martin Dufresne.

  • 248 pages
  • Prix : 24,95 $ | 24 € | PDF 17,99 $ |
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Avril 2013
  • ISBN 978-2-923986-65-4