Programme de transition

L’agonie du capitalisme et les tâches de la IVe Internationale

Le Programme de transition a pour objectif « la mobilisation des masses autour des revendications transitoires comme préparation à la prise du pouvoir » afin d’abolir toute forme d’exploitation et d’oppression. Il a été adopté lors du congrès de fondation de la IVe Internationale en 1938, à la veille de la Deuxième Guerre mondiale. À cette époque, le mouvement ouvrier est en plein recul. Il a subi des défaites décisives en Italie et en Allemagne, avec l’avènement des pouvoirs fasciste et nazi, en Espagne et en France, avec la faillite des Fronts populaires, en Chine avec le fiasco de sa deuxième révolution. Ce qui pave la voie à la barbarie de la guerre mondiale. Or, ces défaites auraient pu être évitées. Elles étaient en grande partie le fait des politiques mises en œuvre par les Partis sociaux-démocrates et staliniens (« communistes »). C’est pourquoi le Programme de transition commence par ces mots : « La situation politique mondiale dans son ensemble se caractérise avant tout par la crise historique de la direction du prolétariat. »

Cette crise est toujours d’actualité. C’est la raison pour laquelle le comité ÉtudiantEs socialistes de l’UQAM – en collaboration avec Alter­native socialiste (section québécoise du Comité pour une Inter­nationale ouvrière) – estime important de présenter le Programme de transition et sa méthode aux militantEs des mouvements sociaux et ouvriers. Car ce texte constitue une arme pour les luttes actuelles grâce à sa compréhension des expériences et des leçons accumulées par le mouvement ouvrier international. Il s’adresse, entre autres, aux gens pour qui l’approche des « réseaux informels » ou des groupes affinitaires ne représentent ni un programme de lutte ni une stratégie offrant des solutions pour résoudre les graves problèmes de l’heure.

  • Parution : septembre 2016
  • Prix : 12,95 $ |
  • 134 pages
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • ISBN : 978-2-924327-54-8

La dette du Québec : vérités et mensonges

La dette est agitée comme un épouvantail. En fait, la dette publique du Québec est un prétexte commode pour mettre en œuvre des plans d’austérité. Parce que la province est endettée, nous ne pourrions plus nous permettre de financer de bons services publics et d’utiles programmes sociaux.

Qu’en est-il au juste de la dette publique québécoise ? Combien devons-nous exac­­tement et à qui le devons-nous ? Comment calcule-t-on cette dette ? Notre situation financière est-elle aussi catas­trophique qu’on le prétend ? Notre obsession de la dette publique nous ferait-elle oublier une autre dette plus grave : la dette environnementale ?

Ce livre a l’intention de démystifier la question de la dette publique. Il est d’abord question de l’histoire de notre endettement. Les différentes façons de calculer la dette sont expliquées, aussi bien celles qui la dramatisent que celles qui en dressent un portrait plus raisonnable. L’audit citoyen de la dette peut être un outil approprié pour nous permettre de mieux connaître notre situation dans toutes ses dimensions. Le gouvernement québécois a proposé comme solution à l’endettement un Fonds des générations. Est-ce vraiment efficace ? L’endettement public progresse de façon parallèle à l’endettement privé qui s’avère toujours plus grand. Les conséquences en sont examinées. Pour répondre au sous-financement de l’État, une solution primordiale doit être envisagée : aller chercher l’argent là où il y en a.

Notre dette serait donc tellement importante qu’elle exigerait tous les sacrifices. Pourtant, la dette publique ne provient aucunement de dépenses publiques excessives ni d’un supposé laxisme d’élues qui seraient trop sensibles à la pression de l’électorat. N’est-elle pas, en fait, un instrument de soumission de la population au profit des nantis ?

Collaborent à ce livre Dominique Bernier, Clara Dallaire-Fortier. Céline Hequet, Raphaël Langevin, Audrey Laurin-Lamothe, Rimel Illel Malheb, Chantal Santerre et Claude Vaillancourt.

  • Parution : août 2016
  • Prix : 15,95 $ | PDF 11,99 $
  • 144 pages
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924327-50-0
Fernand Daoust - couverture

Fernand Daoust – 1. Le jeune militant syndical, nationaliste et socialiste, 1926-1964

Fernand Daoust est surtout connu pour avoir été un dirigeant central de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) pendant vingt-quatre ans. Or, cela est le fruit d’un véritable parcours du combattant dans le mouvement ouvrier.

Né en 1926, le syndicaliste a été élevé dans une famille monoparentale très modeste. Sa curiosité, sa soif de connaissance et sa détermination l’ont entraîné bien au-delà des activités auxquelles ses origines le destinaient. Dans cette première partie de sa biographie, qui couvre les années 1926-1964, nous l’accompagnons dans le Montréal de la grande dépression, assistons à ses premiers engagements nationalistes pendant la crise de la conscription, à sa découverte des idéologies progressistes et à son entrée dans le mouvement syndical, malgré les dures conditions imposées aux syndicalistes par le régime de Duplessis. Nous le voyons découvrir la nécessité de l’action politique et pressentons le futur dirigeant syndical.

Accédant aux études universitaires à force de courage et de persévérance, son horizon intellectuel s’élargit. C’est tout naturellement qu’il choisit le syndicalisme pour y développer et approfondir son engagement social et politique. En faisant sienne l’idéologie socialiste, qui inspire les courants les plus dynamiques du syndicalisme québécois, le jeune syndicaliste ne renie cependant pas ses racines. Son socialisme s’incarne dans une nation spécifique. Il n’était pas d’accord avec une majorité de syndicalistes de gauche de l’époque, qui qualifiaient de rétrogrades les aspirations nationales des francophones. Au contact des idées de gauche, le nationalisme de droite, dans lequel il avait baigné à l’adolescence et auquel il n’avait jamais totalement adhéré, a fait place à un nationalisme progressiste, précurseur de celui qu’allait épouser une proportion grandissante de la population québécoise.

  • Parution : septembre 2013
  • Prix : 24,95 $ | PDF 17,99 $
  • Pages : 312
  • Formats : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-923986-86-9