Malcolm X - couverture

Malcolm X

Une vie de réinventions

« Il sera difficile à quiconque de faire mieux que ce livre. Il va plus loin et il est plus riche qu’un simple hommage à Malcolm X. […] Il nous offre un Malcolm X vivant à toute vitesse, un homme qui est mort pour sa foi en la liberté », The Washington Post« Plein d’informations et de connaissances nouvelles et surprenantes. […] Marable déconstruit astucieusement des couches et des couches de mythes sur la vie de son sujet », The New York Times.

Prédicateur sectaire de la Nation of Islam, ou musulman orthodoxe converti à la tolérance, nationaliste noir ou révolution­naire ouvert aux alliances avec les groupes de gauche, ex-revendeur de drogue, ancien prisonnier, partisan de l’auto­défense armée, dirigeant panafricaniste… Malcolm X a connu plusieurs vies. Après son assassinat, des groupes très différents – les trotskistes, les nationalistes noirs, les musulmans sunnites – se réclamèrent de lui. Des centaines d’institutions et d’associations de quartier ont été rebaptisées en son honneur.

Malcolm X est devenu une icône de la cul­ture noire et, plus largement, de la culture populaire dans de nombreux pays. Son héritage et sa mémoire ont fait l’objet de luttes achar­nées. Paradoxalement, sa vie reste mal connue. C’est principalement par l’ouvrage connu comme son autobiographie, coécrite avec Alex Haley, que le grand public a appris à connaître Malcolm X, alors même que ce livre, écrit dans des conditions controversées, édulcore bien des aspects du parcours personnel et politique du dirigeant noir. C’est ce vide que vient combler cette biographie magistrale.

Fruit de nombreuses années de recherches dans les archives du FBI, dans celles de la famille de Malcolm X, d’entretiens avec les personnes l’ayant accompagné ou croisé, ce livre, écrit par un grand historien africain américain, apporte un éclairage inédit sur les « vies » de Malcolm X, ses choix et ses évolutions politiques, son assassinat et sa postérité.

Prix Pulitzer

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuel Delgado Hoch, Patrick Le Tréhondat, Patrick Silberstein

  • 608 pages
  • Prix : 36,95 $ | PDF 27,99 $ |
  • Format : 15,24 x 22,86 cm
  • Octobre 2014
  • ISBN 978-2-923986-12-8

Codétion avec Syllepse (Paris).

Tisser le fil rouge - couverture

Tisser le fil rouge

Le Printemps érable en Outaouais – récits militants

En 2012, pendant le Printemps érable, la région de l’Outaouais est apparue comme un symbole de la résistance. ConfrontéEs à une première injonction, les étudiantEs de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) se sont d’abord barricadéEs à l’intérieur de l’établissement. Les images de la chaîne humaine des professeurEs et des militantEs de la communauté pour empêcher l’escouade anti­émeute de déloger les étudiantEs ont fait le tour du Québec et servi d’inspiration aux professeurEs d’autres établissements d’enseignement. Le lendemain, l’administration de l’UQO était la première au Québec à réclamer la présence policière sur un campus. L’arrestation d’un professeur cette même journée a été dénoncée partout dans le monde (États-Unis, France, etc.).

Pendant la semaine du 17 avril, il y a eu 312 arrestations. Les étudiantEs et les professeurEs du Collège de l’Outaouais et de l’UQO ont fait front commun pour promouvoir entre autres la démocratie étudiante et l’accessibilité aux études supérieures.

Lorsque surviennent des événements aussi troublants et bouleversants, inévitablement les gens qui les vivent cherchent à leur donner un sens. MuseléEs, surveilléEs, désolidariséEs par la judiciarisation, démobiliséEs par les fausses promesses d’une élection, les militantEs ont été appeléEs à évaluer les gains et l’ampleur du travail inachevé. Ces militantEs ont alors entrepris de tirer un fil conducteur de la masse informe des faits, malgré la peur qui, parfois, s’est installée.

Plusieurs textes de cet ouvrage le proposent sous la forme du témoignage, dans un effort de nommer et de rendre publique une expérience déstabilisante. Ces témoignages permettent de garder durablement la trace de ce qu’on risque d’oublier, ils mettent des mots sur l’événement et disent le malaise qu’il a suscité en même temps que les reconfigurations des rôles, des statuts et des attentes des unes et des autres qu’il a déclenchées.

Préface de Normand Baillargeon

  • 272 pages
  • Prix : 24,95 $ | PDF 18,99 $ |
  • Format : 14,6 x 21,95 cm
  • Septembre 2014
  • ISBN 978-2-923986-08-1
Ni silence, ni pardon - couverture

Ni silence, ni pardon

L’inceste: un viol institué

Près de 25 % des filles subissent une expérience à caractère sexuel avec un adulte avant l’âge de treize ans. Les deux tiers des victimes d’agressions sexuelles sont âgés de moins de dix-huit ans. Dans 98 % des cas, l’agresseur est de sexe masculin, mais plus de 20 % des agresseurs sont âgés de moins de dix-huit ans. Et notre société érotise outrageusement les filles, ce qui n’est pas sans conséquence.

Les récits de Jeanne Cordelier et de Mélusine Vertelune portent sur un type d’agression à caractère sexuel particulier, celui qui est défini comme incestueux. La fillette, qui en est victime, est complètement démunie, car une personne censée la protéger et l’aimer l’agresse, en fait son objet sexuel. La plupart du temps, la fillette se tait, par honte, par peur, par soumission à son entourage, parce qu’elle sait qu’elle ne sera pas crue. Et si elle parle, on la fait taire. Ainsi, en toute impunité se perpètrent des crimes aux conséquences dévastatrices sur les plans physique et psychologique.

Or, certaines, un jour, décident courageusement de briser le silence, un silence lourd, étouffant, accablant. Mélusine Vertelune nous raconte sans fard ce qui a été son calvaire quand son frère plus âgé l’a agressée à répétition pendant de nombreuses années. Il ne peut être alors question de pardon, mais de solidarité contre les dominants, les agresseurs, les criminels.

Préface de Marie-France Casalis

  • 112 pages
  • Prix : 12,95 $ | 12 € | PDF 10,99 $ |
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Février 2014
  • ISBN 978-2-923986-90-6
Fernand Daoust - couverture

Fernand Daoust – 1. Le jeune militant syndical, nationaliste et socialiste, 1926-1964

Fernand Daoust est surtout connu pour avoir été un dirigeant central de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) pendant vingt-quatre ans. Or, cela est le fruit d’un véritable parcours du combattant dans le mouvement ouvrier.

Né en 1926, le syndicaliste a été élevé dans une famille monoparentale très modeste. Sa curiosité, sa soif de connaissance et sa détermination l’ont entraîné bien au-delà des activités auxquelles ses origines le destinaient. Dans cette première partie de sa biographie, qui couvre les années 1926-1964, nous l’accompagnons dans le Montréal de la grande dépression, assistons à ses premiers engagements nationalistes pendant la crise de la conscription, à sa découverte des idéologies progressistes et à son entrée dans le mouvement syndical, malgré les dures conditions imposées aux syndicalistes par le régime de Duplessis. Nous le voyons découvrir la nécessité de l’action politique et pressentons le futur dirigeant syndical.

Accédant aux études universitaires à force de courage et de persévérance, son horizon intellectuel s’élargit. C’est tout naturellement qu’il choisit le syndicalisme pour y développer et approfondir son engagement social et politique. En faisant sienne l’idéologie socialiste, qui inspire les courants les plus dynamiques du syndicalisme québécois, le jeune syndicaliste ne renie cependant pas ses racines. Son socialisme s’incarne dans une nation spécifique. Il n’était pas d’accord avec une majorité de syndicalistes de gauche de l’époque, qui qualifiaient de rétrogrades les aspirations nationales des francophones. Au contact des idées de gauche, le nationalisme de droite, dans lequel il avait baigné à l’adolescence et auquel il n’avait jamais totalement adhéré, a fait place à un nationalisme progressiste, précurseur de celui qu’allait épouser une proportion grandissante de la population québécoise.

  • Parution : septembre 2013
  • Prix : 24,95 $ | PDF 17,99 $
  • Pages : 312
  • Formats : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-923986-86-9
Pilleurs d'héritage - couverture

Pilleurs d’héritage

Confessions douces et amères d’un Hydro-Québécois

Réjean Porlier est le président du Syndicat des techno­logues d’Hydro-Québec. C’est à ce titre qu’il a écrit un livre passionné se portant à la défense de la qualité de vie menacée par des projets de privatisation du bien public. Cela concerne aussi bien les sociétés d’État et les services publics que l’exploitation d’une mine d’apatite et de magnétite titanifère à Sept-Îles.

Employé d’Hydro-Québec depuis plus de trente ans, le Nord-Côtier trace un portrait de l’entreprise et montre comment on affaiblit en douce ce fleuron de l’économie québécoise. Vache à lait des gouvernements, objet de convoitise, la société d’État semble avoir perdu ses repères. Les fuites se multiplient, le bateau prend l’eau. Comment redresser le cours des choses ? Est-ce que les syndicats ont encore un rôle à jouer ? Réjean Porlier soutient que c’est plus que jamais le cas. Toutefois, il leur faut changer de culture organisationnelle, remettre en cause leurs côtés affairistes et bureaucratiques. Les centrales syndicales ont noué des liens trop étroits avec les gouvernements et les employeurs.

C’est un livre engagé et réfléchi, qui relate le parcours d’un contestataire de l’ordre établi, y compris dans les organisations syndicales, d’un homme qui a décidé de combattre les inégalités en convainquant les gens de s’engager dans la lutte, en s’attaquant à certains tabous et en prêchant par l’exemple. C’est également un livre qui n’a pas de réponses toutes faites, qui laisse place aux questionnements et aux doutes, tout en donnant espoir.

  • 184 pages
  • Prix : 13,95 $ | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Août 2013
  • ISBN 978-2-923986-76-0
Le radical de velours - couverture

Le radical de velours

Parcours militant

Depuis plus de trente ans, le nom François Saillant est associé aux luttes pour le droit au logement et pour la justice sociale. Figure publique, contestataire d’un ordre établi injuste, pourfendeur de la pauvreté et des inégalités sociales, qui ne cessent de croître, militant de différentes causes, François Saillant c’est une vie passionnante et passionnée, riche de rencontres avec des personnes qui veulent changer la société et de confrontations avec celles qui ont la prétention de diriger le pays au nom des citoyenNEs.

Le radical de velours décrit un parcours de vie, de l’enfance dans le quartier populaire de Saint-Sauveur, à Québec, à un engagement profond dans le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et dans une variété d’autres causes sociales et politiques. François Saillant décrit et explique les nombreuses batailles menées sur l’enjeu du logement, contre la pauvreté et pour la redistribution de la richesse ou encore pour la reconnaissance des droits des nations autochtones. Il fait état des victoires comme des défaites, des bons coups comme des moins bons, et en tire certaines leçons.

Le radical de velours relate également avec un regard critique ses engagements politiques, du Parti québécois au groupe marxiste-léniniste En Lutte et à Québec solidaire, qu’il a contribué à construire et où il continue à militer.

Ce récit n’est donc pas, à proprement parler, une autobiographie, c’est avant tout un travail de mémoire dans l’intérêt des luttes des plus démunies de notre société.

« Le militantisme ne m’a pas rendu malheureux, assure François Saillant, il est au con­traire l’un des éléments qui m’ont permis d’avoir une vie plus que satisfaisante. Cette vie n’aurait bien sûr pas été aussi belle sans l’amour, les ami­tiés, les plaisirs, passagers ou plus durables, les joies, petites ou grandes. Il m’aurait toutefois manqué quelque chose si je n’avais pas eu cet appétit insatiable de changer le monde, de changer la vie, qui me pousse encore aujourd’hui à continuer. » Un récit plein d’espoir…

  • 192 pages
  • Prix : 17,95 $ | PDF 13,99 $
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Avril 2012
  • ISBN 978-2-923986-30-2