Ni silence, ni pardon - couverture

Ni silence, ni pardon

L’inceste: un viol institué

Près de 25 % des filles subissent une expérience à caractère sexuel avec un adulte avant l’âge de treize ans. Les deux tiers des victimes d’agressions sexuelles sont âgés de moins de dix-huit ans. Dans 98 % des cas, l’agresseur est de sexe masculin, mais plus de 20 % des agresseurs sont âgés de moins de dix-huit ans. Et notre société érotise outrageusement les filles, ce qui n’est pas sans conséquence.

Les récits de Jeanne Cordelier et de Mélusine Vertelune portent sur un type d’agression à caractère sexuel particulier, celui qui est défini comme incestueux. La fillette, qui en est victime, est complètement démunie, car une personne censée la protéger et l’aimer l’agresse, en fait son objet sexuel. La plupart du temps, la fillette se tait, par honte, par peur, par soumission à son entourage, parce qu’elle sait qu’elle ne sera pas crue. Et si elle parle, on la fait taire. Ainsi, en toute impunité se perpètrent des crimes aux conséquences dévastatrices sur les plans physique et psychologique.

Or, certaines, un jour, décident courageusement de briser le silence, un silence lourd, étouffant, accablant. Mélusine Vertelune nous raconte sans fard ce qui a été son calvaire quand son frère plus âgé l’a agressée à répétition pendant de nombreuses années. Il ne peut être alors question de pardon, mais de solidarité contre les dominants, les agresseurs, les criminels.

Préface de Marie-France Casalis

  • 112 pages
  • Prix : 12,95 $ | 12 € | PDF 10,99 $ |
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Février 2014
  • ISBN 978-2-923986-90-6
Fernand Daoust - couverture

Fernand Daoust – 1. Le jeune militant syndical, nationaliste et socialiste, 1926-1964

Fernand Daoust est surtout connu pour avoir été un dirigeant central de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) pendant vingt-quatre ans. Or, cela est le fruit d’un véritable parcours du combattant dans le mouvement ouvrier.

Né en 1926, le syndicaliste a été élevé dans une famille monoparentale très modeste. Sa curiosité, sa soif de connaissance et sa détermination l’ont entraîné bien au-delà des activités auxquelles ses origines le destinaient. Dans cette première partie de sa biographie, qui couvre les années 1926-1964, nous l’accompagnons dans le Montréal de la grande dépression, assistons à ses premiers engagements nationalistes pendant la crise de la conscription, à sa découverte des idéologies progressistes et à son entrée dans le mouvement syndical, malgré les dures conditions imposées aux syndicalistes par le régime de Duplessis. Nous le voyons découvrir la nécessité de l’action politique et pressentons le futur dirigeant syndical.

Accédant aux études universitaires à force de courage et de persévérance, son horizon intellectuel s’élargit. C’est tout naturellement qu’il choisit le syndicalisme pour y développer et approfondir son engagement social et politique. En faisant sienne l’idéologie socialiste, qui inspire les courants les plus dynamiques du syndicalisme québécois, le jeune syndicaliste ne renie cependant pas ses racines. Son socialisme s’incarne dans une nation spécifique. Il n’était pas d’accord avec une majorité de syndicalistes de gauche de l’époque, qui qualifiaient de rétrogrades les aspirations nationales des francophones. Au contact des idées de gauche, le nationalisme de droite, dans lequel il avait baigné à l’adolescence et auquel il n’avait jamais totalement adhéré, a fait place à un nationalisme progressiste, précurseur de celui qu’allait épouser une proportion grandissante de la population québécoise.

  • Parution : septembre 2013
  • Prix : 24,95 $ | PDF 17,99 $
  • Pages : 312
  • Formats : 15,24 x 22,86 cm
  • ISBN : 978-2-923986-86-9
Pilleurs d'héritage - couverture

Pilleurs d’héritage

Confessions douces et amères d’un Hydro-Québécois

Réjean Porlier est le président du Syndicat des techno­logues d’Hydro-Québec. C’est à ce titre qu’il a écrit un livre passionné se portant à la défense de la qualité de vie menacée par des projets de privatisation du bien public. Cela concerne aussi bien les sociétés d’État et les services publics que l’exploitation d’une mine d’apatite et de magnétite titanifère à Sept-Îles.

Employé d’Hydro-Québec depuis plus de trente ans, le Nord-Côtier trace un portrait de l’entreprise et montre comment on affaiblit en douce ce fleuron de l’économie québécoise. Vache à lait des gouvernements, objet de convoitise, la société d’État semble avoir perdu ses repères. Les fuites se multiplient, le bateau prend l’eau. Comment redresser le cours des choses ? Est-ce que les syndicats ont encore un rôle à jouer ? Réjean Porlier soutient que c’est plus que jamais le cas. Toutefois, il leur faut changer de culture organisationnelle, remettre en cause leurs côtés affairistes et bureaucratiques. Les centrales syndicales ont noué des liens trop étroits avec les gouvernements et les employeurs.

C’est un livre engagé et réfléchi, qui relate le parcours d’un contestataire de l’ordre établi, y compris dans les organisations syndicales, d’un homme qui a décidé de combattre les inégalités en convainquant les gens de s’engager dans la lutte, en s’attaquant à certains tabous et en prêchant par l’exemple. C’est également un livre qui n’a pas de réponses toutes faites, qui laisse place aux questionnements et aux doutes, tout en donnant espoir.

  • 184 pages
  • Prix : 13,95 $ | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Août 2013
  • ISBN 978-2-923986-76-0
Le radical de velours - couverture

Le radical de velours

Parcours militant

Depuis plus de trente ans, le nom François Saillant est associé aux luttes pour le droit au logement et pour la justice sociale. Figure publique, contestataire d’un ordre établi injuste, pourfendeur de la pauvreté et des inégalités sociales, qui ne cessent de croître, militant de différentes causes, François Saillant c’est une vie passionnante et passionnée, riche de rencontres avec des personnes qui veulent changer la société et de confrontations avec celles qui ont la prétention de diriger le pays au nom des citoyenNEs.

Le radical de velours décrit un parcours de vie, de l’enfance dans le quartier populaire de Saint-Sauveur, à Québec, à un engagement profond dans le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et dans une variété d’autres causes sociales et politiques. François Saillant décrit et explique les nombreuses batailles menées sur l’enjeu du logement, contre la pauvreté et pour la redistribution de la richesse ou encore pour la reconnaissance des droits des nations autochtones. Il fait état des victoires comme des défaites, des bons coups comme des moins bons, et en tire certaines leçons.

Le radical de velours relate également avec un regard critique ses engagements politiques, du Parti québécois au groupe marxiste-léniniste En Lutte et à Québec solidaire, qu’il a contribué à construire et où il continue à militer.

Ce récit n’est donc pas, à proprement parler, une autobiographie, c’est avant tout un travail de mémoire dans l’intérêt des luttes des plus démunies de notre société.

« Le militantisme ne m’a pas rendu malheureux, assure François Saillant, il est au con­traire l’un des éléments qui m’ont permis d’avoir une vie plus que satisfaisante. Cette vie n’aurait bien sûr pas été aussi belle sans l’amour, les ami­tiés, les plaisirs, passagers ou plus durables, les joies, petites ou grandes. Il m’aurait toutefois manqué quelque chose si je n’avais pas eu cet appétit insatiable de changer le monde, de changer la vie, qui me pousse encore aujourd’hui à continuer. » Un récit plein d’espoir…

  • 192 pages
  • Prix : 17,95 $ | PDF 13,99 $
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Avril 2012
  • ISBN 978-2-923986-30-2