Art politique révolution - couverture

Art, politique, révolution

Manifestes pour l’indépendance de l’art – Borduas, Pellan, Dada, Breton, Rivera, Trotsky

Quels sont les liens entre l’indépendance de l’art, la politique et la révolution ? Louis Gill les explore à partir des différents manifestes qui ont fait leur marque et influencé leur époque, dont Refus global (1948), écrit politique fondateur du Québec moderne, rédigé par Paul-Émile Borduas, et Prisme d’yeux (1948), signé par un groupe d’artistes animés par Alfred Pellan.

Les manifestes québécois pour un art indépendant ne tombaient pas du ciel pour seule cause de Grande Noirceur. Ils ont été précédés par ceux du dadaïsme (1916-1922) et du surréalisme (1924 et 1930), par Pour un art révolutionnaire indépendant (1938) et par Rupture inaugurale (1947), qui a influencé la facture définitive de Refus global. À travers ces manifestes, Louis Gill montre comment la recherche de la libération de l’esprit comme fin en soi a fait place à la conviction de la nécessité d’une révo­lution de la société, comme condition de la liberté de la création artistique et de l’activité intellectuelle en général. Des activités qui ne sauraient être soumises au pouvoir étatique, comme en témoignent ces négations de l’art qu’ont été le « réalisme socialiste » stalinien et l’« art héroïque » hitlérien. L’art engagé n’est un art authen­tique que s’il est indépendant et libre de toute tutelle.

« L’indépendance de l’art pour la révolution. La révolution pour la libération définitive de l’art ! » (Pour un art révolutionnaire indé­pendant), n’est-ce pas là une idée-force toujours d’actualité ?

  • 144 pages
  • Prix : 13,95 $ | 13 € | PDF 10,99 $
  • Format : 10,5 x 18 cm
  • Janvier 2012
  • ISBN 978-2-923986-21-0
Le Mexique d'hier et d'aujourd'hui - couverture

Le Mexique d’hier et d’aujourd’hui

Révolution et contre-révolution, 1910-2010

Mexique, janvier 1994, le jour même de l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange nord-américain, le claquement des fusils de l’Armée zapa­tiste de libération nationale rappelait que ce pays avait été le théâtre d’une des premières révolutions du 20e siècle. La richesse idéologique et politique du Mexique révolutionnaire de 1910-1917 marque de son empreinte la conscience de celles et de ceux qui luttent aujourd’hui pour améliorer leur sort.

Le Mexique est un pays où les recettes néolibé­rales les plus brutales sont imposées par un État mafieux, avec l’appui des États-Unis, au prix d’une militarisation croissante de la société – l’une des causes du juvénicide et du féminicide qui dévastent des communautés entières. Cependant, les mobilisations en cours, notamment parmi les peuples autochtones, les femmes, les salariés, les paysans et les émigrés, dont la détermination n’a d’égal que le courage, puisent dans l’expérience et la mémoire d’un siècle de batailles contre l’oppression, tout en ne cessant d’inventer de nouvelles formes de lutte contre les oligarchies économiques et politiques ainsi que le terrorisme d’État.

Le Mexique d’hier et d’aujourd’hui est un ouvrage de référence pour comprendre ce pays, ses rapports sociaux eth­niques de classe et de sexe, ainsi que sa soumission au capitalisme mondia­l, parti­culièrement à celui des États-Unis. Surtout que le Mexique est à la croisée des chemins…

Avant-propos de Jean Batou et Stéfanie Prezioso

Traduit de l’anglais (Canada) par Jean Batou, Laïla Batou et Stéfanie Prezioso

  • 184 pages
  • Prix : 17,95 $ | PDF 13,99 $
  • Format : 12,7 x 20,32 cm
  • Octobre 2011
  • ISBN 978-2-923986-11-1