Collection Mozaïque

LA MORT, questions de transmission

Tome 2 – perspectives sociales

L’expérience de la mort se transforme en Occident. Au cours du 20e siècle, au Québec comme ailleurs, la façon dont la mort est vécue a changé : on ne meurt plus à la maison, mais à l’hôpital ; on est de moins en moins embaumé et enterré, mais surtout incinéré ; la mort s’avère de plus en plus un choix de la personne qui se meurt ; et les rites funéraires traditionnels perdent leur sens dans le contexte du déclin religieux. Comment ces changements affectent-ils la transmission des récits de soi entre les générations ?

À partir de ces constats, dans ce deuxième volet sur la mort et les questions de transmission, plusieurs pistes sont explorées : que confient les mourant·es à une intervenante en soins spirituels ? Le droit au secret existe-il toujour pour les mort·es ? Pourquoi a-t-on adopté des notions comme celles de mort cérébrale et de mort cardiaque pour identifier la frontière entre la vie et la mort pour permettre le don d’organes ? Dans le vaudou haïtien, puisque l’on craint les mort·es, il y a nécessité de communication entre les vivant·es et les décédé·es au moyen de cérémonies ritualisées. Peut-on demeurer en contact avec les personnes décédées avec qui nous partageons un espace virtuel sur les réseaux sociaux ? Comment l’aide médicale à mourir informe-t-elle sur nos conceptions de la dignité et d’une vie qui mérite d’être vécue ? Enfin, comment notre valeur d’égalité nous permet-elle de porter un regard nouveau sur l’histoire pour inclure une pluralité de voix de personnes décédées ?

Alors que la mort se rappelle à nous quotidiennement dans l’espace public, les morts, elles, surviennent derrière des portes closes, ce qui transforme les questions de transmission de l’expérience humaine, lesquelles sont profondément altérées sous l’influence des nouvelles technologies : elles modifient notre rapport à la mort.

Thomas Blouin, Anne-Marie David, Laura Gagnon, Alexis Hudon, Elisanne Pellerin, Sonia Trépanier, Amélie Villeneuve et Élise Warren colla­borent à cet ouvrage codirigé par Audrey Deveault et Michaël Lessard.

  • Parution : octobre 2021
  • Prix : 17,95 $
  • Pages : 138
  • Format : 5,5 x 8,5 pouces
  • ISBN : 978-2-924924-34-1
  • DEVEAULT, Audrey

    Audrey Deveault détient une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches, empruntant aux études féministes et à la Critical Race Theory, portent notamment sur l’autrice Jamaica Kincaid, la blanchité et la notion de bonheur. Elle collabore régulièrement au magazine l’Artichaut.

  • LESSARD, Michaël

    Michaël Lessard est avocat. Ses travaux portent principalement sur la place du genre en français, le traitement des victimes d’agression sexuelle, le droit des familles et le droit des personnes. Il est le coauteur de la Grammaire non sexiste de la langue française et a codirigé le Dictionnaire critique du sexisme linguistique.