Le printemps des carrés rouges

Lutte étudiante, crise sociale, loi liberticide, démocratie de la rue

André Frappier Bernard Rioux Richard Poulin

Déclenchée au début de février, la grève a mobilisé jusqu’à 300 000 étudiantEs sur les campus. Elle a été marquée par d’innombrables actions d’éclat et de solidarité, par l’érection de piquets de grève, des concerts de casseroles et par des centaines de manifestations dans différentes villes, dont certaines ont mobilisé 200 000 personnes et plus.

Tout a commencé par la décision du gouvernement du Québec de hausser de 75 % sur une période de cinq ans les droits de scolarité universitaires. Le mouvement s’est approfondi et a élargi ses appuis à la suite de la promulgation d’une loi liberticide et scélérate : la désobéissance civile est massive. De nouveaux secteurs de la population descendent dans la rue pour contester.

Comment comprendre la dynamique de ce mouvement et la crise sociale qui secoue le Québec ? Après avoir fait un retour sur la lutte étudiante de 2005 (et ses leçons), les auteurs examinent les causes immédiates et structurelles du conflit, ses enjeux en raison des politiques néolibérales (utilisateur-payeur, tarification des services). Ils posent également la question du rendez-vous raté des syndicats et de la nécessité de la grève sociale générale qui tarde à être organisée.

Ici comme ailleurs, sous différentes formes, les jeunes luttent contre les inégalités sociales, qui n’ont cessé de croître, et pour un monde meilleur. Un slogan résume bien leur vision de la lutte : « Non à la gratuité minière ! Oui à la gratuité scolaire ! »

160 pages

Prix : 12,95 $ | 12 € | PDF 9,99 $

Format : 10,5 x 18 cm

Octobre 2012

ISBN 978-2-923986-57-9

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